cinque terre

Les Cinque Terre : ou la découverte des cartes postales italiennes

Après mon séjour dans la belle ville de Gênes, j’ai pris le train direction le sud et les Cinque Terre. Mon premier arrêt, et mon point de chute pour ce court séjour sera Monterosso. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette destination est digne des cartes postales que l’on peut voir circuler. Êtes-vous prêt à supporter tant de splendeur? Aller c’est parti!

Qu’est-ce que Le Cinque Terre?

Tout le monde en a entendu parlé, littéralement. Célèbre à travers tout le globe pour ses villages colorés flanqués à flan de montagne, on peu en voir les cartes postales dans presque toutes les maisons. J’exagère peut-être un peu mais on n’est pas loin du compte.

Les Cinque Terre, ce sont cinq villages médiévaux ouverts au monde principalement depuis le début du XXème siècle après l’installation du chemin de fer. Ce sont des sentiers de randonnée, des anciens chemins muletiers que l’on peut emprunter soit en prenant le pass des Cinque Terre, soit à vos risques et périls.

Ce sont cinq villages qui n’ont jamais été pris par personne, n’ayant pas de port et à peine de quoi amarrer des chaloupes, qui étaient inaccessibles par la route (uniquement par les sentiers) jusqu’à il y a peu. Ce sont également des vies rudes à gratter la montagne pour obtenir de minuscules parcelles de terres à cultiver pour être autonome. Aujourd’hui on y trouve des vignes.

Les Cinque Terre, c’est un parc national créé en 1999, une aire marine protégée, le tout classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO (depuis 1997).

Bref, les Cinque Terre c’est un coin d’Italie dans la Ligurie unique et admirable, un petit coin de paradis s’il n’y avait pas tant de touristes qui malgré sa surfréquentation a su me séduire. Venez avec moi, je vous emmène découvrir ce coin de la botte aux milles et une couleurs.

Comment visiter Le Cinque Terre

La voiture

Une seule chose à retenir pour visiter les Cinque Terre : OUBLIEZ LA VOITURE! Parce que d’une, c’est compliqué d’aller dans les villages et que les parkings sont rares (et chers), et de deux, visiter en train c’est tellement facile, pratique et agréable! ET si vous voulez prolonger l’expérience, je vous recommande fortement le livre de Lucie Tournebize, du blog L’occhio di Lucie, L’Italie en Train. Une vrai mine d’or pour visiter l’Italie par les rails!

Le train, les jambes

Le train peut se prendre depuis Gênes, en ligne directe. Le trajet ne coûte pas une fortune. Pour la suite, vous pouvez prendre le Pass du parc, qui, pour un peu moins de 20 euro par jours, vous permet de voyager en illimité entre chaque village, sur un deux ou trois jours (voire plus). Sinon il vous en coûtera en moyenne 5 euro par trajet. Le pass inclut également l’accès aux sentiers de randonnée longeant la côte et reliant chaque village. Les autres sentiers du parc ne sont pas payant. Pour ceux qui seraient malgré tout arrivés en voiture ou qui ne voudraient pas utiliser le train à l’intérieur du parc, un pass randonné uniquement est également disponible.

Le bateau

Enfin, des bateaux relient de manière régulière tous les villages de Monterosso al Mare à Porto Venere. Certaines compagnies vont et viennent depuis Gênes. Mais comme il n’y a pas vraiment de ports (juste quelques embarcadères sommaires), ne comptaient pas sur de gros paquebots. Ceci-dit, c’est le meilleur moyen de profiter pleinement de la vue sur ces villages.

Les villages des Cinque Terre

Je vais vous parler ici des villages que j’ai visité, de ce que j’ai fait dans le parc. Sachez que d’autres villages en amont peuvent se visiter, que beaucoup d’autres choses sont à faire, cet article n’est pas un guide touristique en soit, juste une ébauche de ce que vous pouvez trouver sur place.

Monterosso al Mare

C’est le premier village des Cinque Terre. C’est celui où j’ai réussit à me loger (parce que oui, en s’y prenant au dernier moment, il est difficile de trouver où dormir, surtout à des prix corrects).

C’est l’un des plus anciens villages également, ainsi que le plus gros. Et le plus important de tout : c’est le seul à avoir une plage digne de ce nom et accessible.

Monterosso est coupé en deux par un tunnel : d’un côté la gare, l’office de tourisme et des restaurants, de l’autre le vieux village et la plage. C’est dans ce dernier que l’on peut observer deux églises d’un style bien local.

cinque terre

cinque terre

cinque terre

Un petit sentier mène à une chapelle au pied du cimetière. Il permet de prendre de la hauteur pour admirer le bleu de la mer. De l’autre côté du village, part le sentier qui longe la côte jusqu’au village suivant. Je n’ai malheureusement pas pu l’emprunter, vu que le mauvais temps était annoncé, la personne de l’office du tourisme a refusé de me vendre le pass du sentier, en précisant que si j’allais sur le sentier ce serait « à mes risques et périls ».

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

J’ai trouvé Monterosso surpeuplé (en touristes), les restaurants ne sont pas mauvais mais parfois attrape-touristes, mais les focaccias y sont très bonnes. L’accueil à l’hôtel était très bien, celui à l’office du tourisme beaucoup moins. Je comprends qu’on en ai marre rapidement avec l’afflux de touristes qui viennent dans le coin, mais il me semble que garder ses sarcasmes est un minimum.

Ceci-dit, Monterosso est un bon pied à terre pour la visite du parc.

Vernazza

Premier village après Monterosso. Le train laisse le voyageur en surplomb du vieux village. Ce dernier, plein de charmes, est constitué (comme les autres d’ailleurs) de ruelles étroites qu’il faut absolument arpenter. Sa rue principale mène à une place qui se jette directement dans la mer. Là des petites barques de pêcheurs attendent dans ce qui fait office de petit port, d’aller prendre l’air au large. La petite église Santa Margherita di Anitochia, toute de pierres bâtie et datant du 14ème siècle, n’en reste pas moins accueillante.

cinque terre

cinque terre

Les restes de fortifications surplombent la mer, mais je ne suis pas allée jusque là. Non, moi j’ai préféré jouer les dahus et grimper jusqu’à l’église et un peu au dessus, pour avoir un beau point de vue. L’église était en travaux, donc inaccessible, mais le point de vue lui, était chouette.

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

Je suis ensuite allée de l’autre côté du village, toujours en hauteur, et j’ai fait mes premiers pas sur le sentier côtier. Je ne suis pas allée bien loin, toujours à cause du temps pas terrible, mais la vue est là aussi à la hauteur de l’effort pour y arriver.

cinque terre

Ce premier arrêt après Monterosso, est de toute beauté.

Corniglia

L’un de mes villages préféré. Peut-être parce qu’il y avait un peu moins de monde qu’ailleurs, peut-être parce que c’est là que j’y ai goûté de délicieux vins italiens, et d’excellentes tartines et bruchette pour aller avec (à La Scuna Wine&Beer). Ou tout simplement parce que c’est vraiment un village charmant.

cinque terre

cinque terre

Corniglia se différencie de ses voisins en étant le seul village où la gare n’arrive pas en son centre. En effet, le village est perché sur les falaises, on en oublie presque que c’est un village de bord de mer quand on se perd dans les ruelles. Le train nous laisse à la gare en contre bas, près de la mer. Il faut grimper plusieurs centaines de marches pour arriver aux premières maisons.

Il y a une navette qui peut vous mener au village si vous n’avez pas la force de monter les marches. Ses faux airs de village d’arrière pays donne l’impression d’avoir quitté le parc. Sa petite Chiesa di San Pietro est tout à fait charmante. Bref, à ne pas manquer.

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

Manarola

Construit au 14ème siècle, ce village est tout aussi charmant que ses voisins. Quand je suis arrivée, j’ai bifurqué sur la droite à la sortie de la gare, pour grimper les ruelles jusqu’à la petite Chiesa di San Lorenzo. Elle est charmante, mais souffre de l’humidité et du manque d’entretien (faute de moyens certainement). Puis, je suis redescendu vers ce qui ressemble à un port. Une magnifique mosaïque accueille le visiteur lui offrant la vue sur le village et les vignes.

cinque terre

cinque terre

Il y avait beaucoup trop monde à mon goût. Et la pluie c’est invité à la fête. Je n’en ai guère profité. Mais je suis restée assez longtemps pour avoir envie de plonger dans l’eau comme ces jeunes adolescents depuis les rochers dans le port, ou bien pour faire le petit sentier qui longe la falaise jusqu’à une petite crique. C’est à faire, juste pour prendre un peu l’air marin loin de la foule.

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

Riomaggiore

Probablement le plus célèbre de tous les villages, celui auquel on pense quand on mentionne « Les Cinque Terre ». Il y a à Riomaggiore, un sentier nommé « la via dell’amore« . Je m’étais dit que ce serait un signe que l’emprunter. Il est fermé (en cours de consolidation quand j’y suis passé). Effectivement, c’était un signe. J’ai donc un peu grimpé dans le village. Il y a de belles vues. J’ai voulu voir les tours de la forteresse en hauteur, c’était en travaux. J’ai ensuite parcouru d’autres ruelles et essayé de rejoindre le Santuario di Nostra Signora di Montenero. Il était fermé. Je n’ai pas insisté.

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

C’était un peu frustrant tout ça. Heureusement, je suis tombé sur THE truc à voir à Riomaggiore, même si c’est énormément-beaucoup-vraiment trop surpeuplé : le petit port de Riomaggiore. Il est noir de monde, mais quand on se retourne pour regarder le village, on reconnait tout de suite les photos de cartes postales. D’ailleurs c’est quand on prend la mer qu’on l’apprécie le plus.

cinque terre

cinque terre

cinque terre

C’est de ce côté du village que j’ai pris un billet de bateau pour aller explorer une petite ville au bout du bout du parc des Cinque Terre : Porto Venere.

Porto Venere

Porto Venere : je n’avais initialement pas prévu d’y descendre. Ça aurait été une énoooooooorme erreur. Le trajet en bateau entre Riomaggiore et Porto Venere ouvre déjà bien l’appétit. Quand on arrive, on est immédiatement saisi  par la vue de sa forteresse plantée sur un rocher protégeant le village.

cinque terre

cinque terre

Ce site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997, cette ville fortifiée vaut définitivement le billet de bateau. Les sentiers de randonnée autour du village ou sur les îles juste en face sont nombreux. Un jour peut-être je reviendrais les arpenter.

Ici aussi, il y a beaucoup de touristes. Mais bizarrement, moins que dans les petits villages des Cinque Terre. Les ruelles colorées et fortifiées, regorgent de restaurants ou petites boutiques de souvenir. Il ne faut pas longtemps pour arriver jusqu’à la Chiesa San Pietro jonchée sur la falaise, au style bien typique du coin. Les remparts offrent des fenêtres avec vue sur la mer. Dommages que les pseudo influenceuses-instagrammeuses-bimbo de pacotille gâchent trop longtemps le paysage (je veux bien qu’on prenne la pose pour la photo, on n’est pas obligé d’obstruer le passage pendant 35 minutes -véridique- quand des dizaines de personnes attendent pour voir la vue derrière. C’était le moment « vieille mégère »).

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

J’y ai vu une belle statue qui m’a bizarrement réconcilié (un peu) avec mon corps : une statue de mère nature, Mater Naturae. Ne me demandez pas pourquoi elle m’a touché. Mais ayant été harcelée et rejetée à cause de mon corps, le voir représenté en tant que « mère nature », ça m’a fait un bien fou!

cinque terre

Un peu plus haut, on arrive au pied du Castello Doria. Que je n’ai pas visité. J’ai préféré redescendre dans les ruelles colorées et remonter de l’autre côté de la ville pour voir à quoi ça ressemble. J’ai vu une plage, qui m’a (encore) faire regretté de ne pas avoir mis le maillot sur moi ce jour là. Et je me suis dit qu’un jour peut-être, ce serait bien de revenir ici quelques jours.

cinque terre

cinque terre

cinque terre

cinque terre

Le mot de la fin

Je déteste les endroits surpeuplés. J’aime l’indépendance du voyage en voiture. Ce séjour dans les Cinque Terre m’a plongé dans l’un et privé du second. Pourtant, j’ai adoré ce voyage. J’ai aimé découvrir ces villages, j’ai aimé voir ce qu’il avait de plus à offrir (les randos que je n’ai pas pu faire pour cause de sentiers fermés ou de jambes handicapées). J’ai également aimé me laisser transporter par les trains italiens qui n’ont rien à envier à nos TER.

Je n’oserais pas y retourner en été, mais oui, refaire les Cinque Terre, seule ou avec quelqu’un, je n’hésiterais pas une seconde.

Et vous, quand est-ce que vous allez dans le parc des Cinque Terre?

2 commentaires sur “Les Cinque Terre : ou la découverte des cartes postales italiennes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.