El Valle de Anton
Après ma semaine à Panama City, j’ai pris la direction d’El Valle de Anton, à trois heures environ en bus au nord de PC. Voici le récit de ces quelques jours.
Le trajet en bus
J’ai pris le bus à la station Albrook à Panama City. Une grande gare où des dizaines de bus partent pour presque toutes les villes du pays. Mais ne vous attendez pas aux beaux bus tout confort que l’on a en France. La plupart d’entre eux ne sont que des minibus d’une quinzaine ou une vingtaine de places, et souvent avec plus de passagers que de places assises. Et puis, si les plus récents sont assez confortables, les plus anciens font vraiment mal aux c** reins. Bien sûr, pour les très longues distances, il se peut que vous ayez la chance d’avoir un bus « normal », comme chez nous. Mais il ne faut pas trop y compter dessus.

Photo volée du bus. Mais ça donne une idée du confort du véhicule…
Le bus s’arrête très fréquemment, au bord de la route, en plein milieu de la Panaméricaine. La plupart du temps, il y a un chauffeur et ce que j’appelle un « monteur », un gars qui fait monter les gens dans le bus et encaisse les trajets.
L’avantage du bus, c’est que ce n’est vraiment pas cher. Par exemple, pour aller de Panama City à El Valle de Anton, trajet de 130 kilomètres, cela m’a coûté 4,50$. En comparaison, Uber m’a coûté beaucoup plus cher pour traverser la capitale (11,78$).
Une fois n’est pas coutume, au moment du départ, j’étais seule dans le bus avec les deux employés. Toujours pas rassurant. Je dois avoir un problème de confiance je crois. Mais très vite, le bus s’est rempli, jusqu’à devoir refuser des gens. Arrivés au croisement entre la Panaméricaine et la route pour monter à El Valle (nommé Las uvas), nous avons attendu plus d’une demi-heure, personne ne savait pourquoi. Du coup, certains locaux ont commencé à s’énerver, au point de changer de bus (il y en a un sur ce trajet presque toutes les 10 minutes).
Le petit truc pratique par contre, c’est que, s’ils ont des arrêts prédéfinis où s’arrêter, ils peuvent aussi s’arrêter là où ça vous arrange. Par exemple, arrivée à El Valle, ils m’ont arrêté juste devant mon auberge.

Arrivée à El Valle de Anton
Comme je suis arrivée en début d’après-midi, j’ai commencé par manger. Après avoir fait quelques courses — et été estomaquée que les paquets de mouchoirs ne semblent pas exister au Panama (il n’y avait que des grosses boites distributrices) — englouti des nouilles chinoises, je décide de ne pas rester sans rien faire, et d’aller faire un tour au Butterflies’ Heaven, un sanctuaire à papillons situé à quelques centaines de mètres de mon auberge.
Je brave donc les trombes d’eau qui commencent juste à s’abattre sur la ville, telle Gene Kelly dans Chantons sous la pluie, la danse et la chanson en moins. Mais arrivée au sanctuaire, c’est le drame…
Non, en fait, les dames à l’accueil ont été plutôt sympas et honnêtes. Elles m’ont précisé qu’avec une pluie battante comme ça, les papillons ne seraient pas en vol et que la visite serait beaucoup moins intéressante. Donc, elles m’ont proposé d’attendre un moment que ça se calme. Sauf que vingt minutes plus tard, toujours pas d’accalmie. J’ai donc rebroussé chemin et reporté ma visite à plus tard.
De retour dans mon dortoir, je fais connaissance avec mes voisins de chambre, et en profite pour faire un tour des lieux.
Randonnée loupée et randonnée tronquée
Pour le lendemain, j’avais repéré une petite randonnée, ou balade pour les puristes, non loin de mon auberge qui avait l’air très facile. Je me disais que ce serait une bonne mise en jambe, et que je pourrais réellement tester le combo cheville merdique/atèle. J’ai donc pris la direction du Golden Frog Nursery, un sanctuaire à Grenouille, d’où partait le sentier du même nom juste derrière. J’y suis allée à pied, afin de prolonger un peu l’exercice. Mais vous connaissez ma chance, une fois arrivée là-bas, j’ai trouvé porte close, aussi bien pour le sentier que pour le sanctuaire. Note pour plus tard (et les futurs visiteurs), ces derniers sont fermés les mercredis durant la saison des pluies…
Encore un gros fail à rajouter à la liste déjà trop longue.
À mon retour à l’auberge, « légèrement » énervée, je rencontre mes amis de chambré. On me propose alors de monter au Cerro La Silla. C’est une randonnée assez facile, que l’on nous conseille de faire au lever du jour ou au coucher du soleil, pour avoir un panorama splendide aux heures d’or de la journée. Nous sommes partis vers 11h00, avec seulement quelques barres de céréales dans le sac. Pas la meilleure des idées.
Le départ du sentier est à 45 minutes de marche de l’auberge, sur la route pour redescendre sur Las uvas. Toujours à cran, je suggère à ma compagne de route d’y aller à pied, puisque la randonnée elle-même de Cerro La Silla ne dure que 45 minutes également. Mais c’était sans penser que la route est très pentue à cet endroit. J’ai sué sang et eau pour arriver au sentier. Je n’en voyais jamais la fin !
Une fois sur le sentier, les panneaux indiquent quel chemin prendre. Il nous mène d’abord à travers la forêt, pour se dégager une fois arrivé au sommet de la première colline. Nous avons fait quelques photos, puis continué un peu plus loin. J’avoue que je n’étais pas dans ma meilleure forme. Au départ, j’ai laissé ma nouvelle amie continuer seule. Mais la curiosité a été la plus forte, et je l’ai rejointe un peu plus loin.



Toutefois, nous n’avons pas pu monter jusqu’au sommet (où se trouve une croix) car la pluie arrivait à grands coups de tonnerre. Nous avons donc préféré redescendre avant que ce ne soit trop dangereux. Mais cette fois, arrivées sur la route, nous avons opté pour le bus pour redescendre et gagner du temps sur la pluie.
Et quel bien nous en a pris ! Une heure plus tard à peine et c’était à nouveau le déluge.

L’après-midi se passera alors à l’auberge, à regarder le tatoueur qui séjourne dans le coin pendant quelques jours tatouer la moitié des clients ! Je vous jure que résister à l’envie d’être tatouée moi aussi a été très très très difficile. Je vous mets l’Instagram de cet artiste doué et sérieux.
Le soir, j’apprendrai le Black Jack avec mes nouveaux amis. Et c’est bien dommages que c’était dans une auberge et pas dans un casino. J’avais une main d’enfer !
Cascade et déluge
Pour cette deuxième journée complète à El Valle de Anton, j’ai décidé d’aller voir l’une des très nombreuses cascades du pays.
Comme c’était la plus proche de la ville, j’y suis allée à pied, histoire de rajouter un peu de marche à cette courte visite.

Située au nord de la ville, elle est très facile d’accès. Le nom est Chorro El Mocho. On peut y aller à pied, il y a des trottoirs tout le long, mais aussi à vélo ou en voiture, il y a de quoi se garer. L’entrée est à 3,00 dollars, pour la simple vue de la cascade. On peut aussi y faire de la tyrolienne et profiter de sources chaudes. Comme je ne pensais pas qu’on pouvait s’y baigner, je n’avais pas prévu le maillot. Encore un fail.

Chorro El Mocho est un petit sentier qui se parcoure en moins d’une demi-heure. On avance sur un sentier, sur des ponts suspendus aussi, pour arriver devant une belle cascade. Certains diront que c’est cher payé pour ce que c’est. A vous de voir. Moi, j’ai bien aimé.




De retour, j’ai jeté un œil au marché couvert présent au milieu de l’avenue principale. J’avais prévu d’y retourner, mais la météo en a décidé autrement. Je vous conseille d’y aller néanmoins. Les fruits ont l’air délicieux et il y a aussi un peu d’artisanat.
Encore une après-midi de déluge, donc, ce sera repos, lessive (le sèche-linge était en panne, j’ai cru ne jamais pouvoir arriver à avoir du linge propre, car ce n’est pas avec la pluie qu’il tombait que ça allait sécher) et préparation de la suite du voyage.
Je suis frustrée par El Valle. Il y a énormément de randonnées à faire dans le coin, avec des cascades à la clé pour certaines. L’observation d’oiseaux est aussi une sortie à faire. Mais à cause du temps, et un peu de ma cheville, je n’ai pas pu profiter de tout ça. Il faudra que je revienne.
Le lendemain, tout le monde est allé sur Santa Catalina, haut lieu du surf au Panama, avec Playa Venao. Pour ma part, j’y ai préféré la petite ville de Pedasi, de l’autre côté de la péninsule, avec comme objectif d’y faire de la baignade, du snorkeling, et un tour pour voir les baleines. Mais pour savoir si j’ai atteint mes objectifs, je vous donne rendez-vous dans un prochain article.
