pont san francisco

San Francisco première partie : ou la ville aux 1001 sans abris (mais pas que…)

Enfin, je quitte Las Vegas !

Ce n’est vraiment pas une ville faite pour les routardes solitaires. Je prends la direction de l’ouest, vers San Francisco. Le bus est à minuit, et il y a vraiment de drôle d’oiseaux dans les bus. Quand on dit que c’est le moyen de transport des pauvres, ce n’est pas pour rien. Je pense que j’ai parlé à un transsexuel. Très gentil(le). Mais je commence à tomber malade, et avec les changements d’altitudes sur la route (il faut traverser la Sierra Nevada), mes oreilles commencent à horriblement faire mal. Heureusement que j’avais une bonne trousse à pharmacie (et avoir une infirmière dans son entourage, ça aide aussi !). Du coup, j’ai réussit à arriver à destination sans trop de problèmes et même pas eu besoin d’aller voir un médecin. Mais je suis bonne pour une bonne crève. Heureusement que j’avais prévu le stock de mouchoirs !

Arrivée à SF, direction l’auberge de jeunesse, située dans le Downtown.

La première chose à savoir quand on vient à San Francisco, pour ne pas être choqué et partir en courant, c’est que la ville est remplie de Homeless (de sans abris) et l’expression « les fous ne sont pas tous enfermés » prend tout son sens ici. En effet, à la fin des années 90, le maire de l’époque avait décidé de faire la chasse aux exclus et a fermé bon nombres de centres d’hébergement pour les faire partir. Même si certains sont effectivement partis, bon nombres sont restés, et comme depuis de nouveaux homeless sont apparus, ils sont encore très nombreux dans les rues. Et ça, bien que les nouveaux élus essaient de rouvrir des centres pour eux. Et ces centres se trouvent aux portent du Downtown. Donc au premier abord, ça fait peur, mais ils ne sont pas méchants (enfin, j’ai jamais eu de soucis). Il faut juste s’y habituer, ici ils font pour ainsi dire partis du décor. Ceci-dit, il est difficile de les ignorer, surtout quand ils vous demandent une pièce…
Enfin, l’auberge était bien sécurisée donc pas de soucis.


Le lendemain de mon arrivée, je commence par acquérir le CityPass ; Pour 69 $ vous avez les transports inclus pour une semaine, les entrées pour l’Académie des Sciences, l’aquarium, le musée d’art moderne, le musée de la Légion d’Honneur (ou un autre), un tour en bateau d’une heure dans la baie, et quelques coupons de réductions pour la location d’un vélo ou du shopping à Bloomingdale. La visite de Union Square sera vite faite : un sapin de noël géant sur une place, des magasins et des magasins, et des magasins… bref ce sera du vite fait.

Ensuite, je me dirige vers le Financial district, et la fameuse Transamérica Tower, cette tour en forme de pyramide que l’on voit dans tous les clichés sur San Francisco. Mais elle ne se visite pas, c’est juste une tour à bureaux. Pour m’y rendre, je monte dans l’un des Cable Car de la ville. Vous savez, ces fameux wagons tirés par des câbles si représentatifs de San Francisco !

Ensuite je monte vers la Coit Tower. A la base de la tour, de magnifiques peintures représentant la vie de tous les jours des habitants de la Californie. Pour monter au sommet (elle n’est pas très haute mais offre une superbe vue sur toute la baie et toute la ville), il faut payer. Donc, je n’y suis pas allé. On a déjà une très belle vue depuis le parvis devant la tour.

En redescendant vers Fisherman’swharf, le vieux port de la ville, j’emprunte la Lombard Street, rue très connue pour sa partie tortueuse que toutes les voitures empreintes.

Arrivée au port, direction le Pier 39. Ici, depuis les années 1990 ont élus domicile une colonie d’otaries que tout le monde peut venir admirer. Ici, ce ne sont pas les otaries qui ont été chassées, mais les plaisanciers (en même temps, ça attire les touristes, et qui dit touristes, dit pièges à touristes…). Mais c’est vraiment beau à voir, et il est bien noté qu’il est interdit de les approcher ou de leur donner à manger, afin de préserver leur nature sauvage.

De là, je prend la bateau inclus dans mon city pass. Comme je ne sais pas quel temps il va faire les prochains jours, j’en profite tant qu’il fait beau. Le bateau nous emmène au dessous du Golden Gate Bridge et autour de la prison d’Alcatraz. Très sympa !

Le soir, au retour à l’auberge, je participe au Pasta Dinner et discute avec une allemande (que je ne reverrai pas d’ailleurs…).

Le lendemain, je passe la matinée à mettre le blog à jour, fais des courses pour trouver de quoi manger, car l’après-midi je suis sensé aller à la visite guidée de Chinatown. Manque de bol, elle est annulée. Je rencontre néanmoins une Suisse qui elle aussi s’était inscrite à la visite et nous décidons d’y aller ensemble donc. Chinatown, c’est rempli de lampions, les maisons victoriennes sont adaptées avec des décorations asiatiques, c’est remplis de magasins de souvenirs ou de nourriture asiatique. Et il y a des peintures sur certains murs.

Nous allons ensuite vers la Coit Tower, pour redescendre sur le Pier 39 et remonter sur la Lombard Street. On prend le Cable Car pour rentrer, c’est vraiment fun ! Le soir, un apéro vin + fromage est organisé à l’auberge. Alors, le fromage était pas mauvais (mais il a du leur couter trois bras et demi), le vin par contre, n’était pas extraordinaire. S’ils ont sûrement du bon vin, ceux là n’en faisait pas parti (pas particulièrement mauvais mais loin d’être transcendant). Je discute durant cette soirée avec mon amie Suisse et une autre Suisse qui est dans ma chambre. Et on fini par aller manger dans un restaurant Indien juste à côté de l’auberge.

Le lendemain, nous allons, mon amie Suisse et moi, en direction du Golden Gate.

Pour ce faire, nous traversons le Presidio Park.

Il y a bien un Golden Gate Park mais contre toute logique, il n’est pas à côté du Golden Gate bridge…allez comprendre pourquoi… Enfin, il ne fait pas très beau mais voir le Golden Gate Bridge est assez impressionnant. Nous revenons assez tôt car mon amie devait partir prendre son avion. Moi, je cuisine une compote avec les pommes qu’il me reste, histoire de pas les laisser pourrir. Et puis il y a internet pour occuper le reste de la journée ! Et des fois ne rien faire ça fait du bien.


Le dimanche, je cherche désespérément de quoi soigner mon rhume. Je finirai par trouver mais ce n’est pas très efficace. Ensuite, je me précipite vers l’aquarium de la baie. C’est très beau, mais très court. Moins d’une heure de visite.

Mais je suis partie tellement vite que j’en ai oublié mon argent (deuxième fois). Cette fois, pas de barres de céréale pour me sauver la vie. Je suis donc forcée de rentrer à l’auberge plus tôt que prévu. Le soir, je vais manger de la cuisine Cajun, avec l’une des filles que j’avais rencontré à Chicago. C’était très sympa.

Indian Food…mmmm so many souvenirs….

Nouvelle semaine, nouvelle compagnie.

Ma nouvelle colloc, une allemande cette fois, m’accompagne et nous allons vers le Lincoln Park. Très sympa avec vu sur l’océan pacifique (qui n’a de pacifique que le nom), et nous avons notre déjeuner sur la plage. Très agréable.

Je voulais aller au musée The Legion of Honnor, inclus dans le City pass. Mais bien évidemment, le musée est fermé le lundi. Pourquoi j’ai sauté cette ligne dans le routard ???? Il faut que j’apprenne à lire. Mais le reste du parc est très joli, et nous profitons des fleurs qui résistent à l’hiver (en même temps, ici l’hiver n’est pas très froid). Le soir, nous nous faisons un resto Thaï. Très bon. Et en quelques jours, j’aurai gouté 5 cuisines différentes : américaines (sandwich), italienne (pâtes), thaï, Cajun et Indien. Ça c’est de l’expérience culinaire ! (façon de parler bien sûr).

Mardi, petit skype avec la famille qui fait du bien. Ensuite, visite de l’Académie des sciences, avec une reproduction de la forêt tropicale bien faite, et des animaux plus ou moins ragoutant.

Après un autre petit tour dans le Golden Gate Park, je reviens en ville pour essayer de trouver un nouveau sac à dos, car le miens à craqué. Le pliage à la Martine de la tente et l’achat d’une nouvelle paire de basket (les miennes ne vont pas tarder à me lâcher) auront eu raison de la fermeture éclair. Sauf que les sacs sont super chers. Donc je crois que je vais faire encore un moment avec le sac que m’a donné mon amie de Salt Lake city, bien qu’il ne soit pas des plus confortables à porter. Le soir, je rencontre une autre française dans la chambre qui a fait presque le même chemin que moi mais à l’envers et en 3 mois seulement. Mais ça fait du bien de parler un peu français et d’échanger ses impressions (et avoir des conseils).

Mercredi, mes deux collocs allemandes et moi-même décidons de traverser le Golden Gate Bridge en vélo et aller jusqu’à Sausalito, la ville juste après le pont. Je croyais qu’il y avait une agence de location juste au pied du pont (il me semblait les avoirs vu quand j’y était venu deux jours plus tôt) mais ma mémoire m’a fait défaut sur ce coup là. Donc, pas de vélo, et la flegme de retourner en ville en louer un. Qu’à cela ne tienne, nous traverseront le mont à pied et iront jusqu’à Sausalito à pied aussi. Ça nous permettra par ailleurs de pouvoir apercevoir des dauphins et des otaries nager librement dans la baie. La ville est très sympa, et très bourgeoise. Du moins, pour le peu que l’on en a vu.

Arrivée sur place, l’une des collocs allemande voulait aller jusqu’à Muir Wood, un petit parc juste à côté abritant de grands séquoias. Elle trouve une navette pour y aller, je décide de l’accompagner. Notre troisième comparse elle rentrera directement sur San Francisco.


A l’entrée, le ranger super sympa nous informe qu’avec mon Annual Pass je peux faire entrer dans le parc une deuxième personne avec moi. Il rembourse donc ma colloc des 7 $ d’entrée qu’elle a payé. Ça c’est carrément sympa ! Après une bonne ballade, nous rentrons sur San Francisco en prenant le ferry. Un petit tour par Chinatown et nous voilà de retour à l’auberge. Il est temps de faire ses bagages, le lendemain je prends le bus pour aller à Sacramento, la capitale de la Californie. La nuit sera rythmée par l’arrivée d’une quatrième colloc pas très discrète qui ouvrira la fenêtre à 3 heures du matin. Quand on est juste en dessous, c’est pas tip top. Surtout quand on est au mois de décembre…

La fin du monde, ce sera au prochain épisode.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *