La Great Ocean Road et le Grampian NP : ou le début des aventures hors des grandes villes.

Voici le récit de mon Road Trip (voyage) de deux jours en tour organisé sur la Great Ocean Road et le Parc National des Grampians, avec la compagnie Wildlife Tours (la même que pour la journée sur Philip Island).

La journée commence tôt, et pendant que nous faisons le tour de la ville pour récupérer les passagers, notre guide, Damon, décide de nous mettre de la musique. Au départ, c’est de la musique normale. Puis, lorsque le groupe est au complet et que nous nous dirigeons vers la Great Ocean Road, il nous passe de la musique Australienne.  Et là, c’est le drame ! Non je rigole ! On a de la musique des années 70 ou 80, qui nous explique ce que c’est qu’un véritable australien, mais si je vous parle de ça c’est surtout parce qu’il y en a une qui nous a marqué, voici les paroles qui sont répétées encore encore et encore… « Welcome to Australia (jusque-là ça va), you might accidentally get killed ». Voici une petite vidéo faite avec cette musique  (pas par moi) pour vous montrer de quoi je parles.

  Là ça va plus du tout !!! Et la suite de la chanson n’est qu’une énumération des animaux qui vivent en Australie et qui peuvent vous tuer : red back spider, funel web spider, les serpents les plus venimeux au monde, les requins, les méduses, les raies…. Et j’en passe et des meilleures !! Ça a le don de mettre dans l’ambiance ! Mais vous savez quoi ? En trois mois passé là-bas, hormis dans les zoos, je n’en ai pas vu un seul.

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Après nous avoir menés dans une sorte de grand champ clôturé où nous avons pu admirer kangourous et émeus, nous nous arrêtons pour le « morning tea ». Et oui, dans les tours organisés, on a toujours de quoi boire et manger… tu m’étonnes que j’ai repris tout ce que j’avais perdu durant les 7 premiers mois de mon voyage ! Mais cet arrêt est surtout l’occasion de faire connaissance avec le reste du groupe. Pour cela, chacun doit se présenter dire d’où il vient, pourquoi il voyage (ce qu’il fait en Australie quoi) et enfin dire quel cri fait le coq dans son pays. Oui oui, vous avez bien lu. Alors dans certains pays c’est kikiriki, en France c’est bien sûr cocorico, et en Australie c’est quelque chose du genre koukoulouroudou, un truc imprononçable sans entrainement de longue durée. C’est original, et ça permet de détendre l’atmosphère (pas trop tendue quand même) en une seconde.

Mais pour revenir à une activité sérieuse, nous voilà repartis sur la route avec un arrêt à la Koala Cove, un chemin où l’on peut observer des koalas « libres ». En fait c’est une allée d’eucalyptus où des koalas ont été « implantés » et où ils se reproduisent naturellement désormais.

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Mais vous avez intérêt à avoir le bon œil, car ils sont souvent haut perchés. C’est aussi l’occasion d’admirer les oiseaux, notamment les parrots. Il y en a des centaines, et si vous mettez votre main de façon à leur offrir de la nourriture, vous serez vite envahis d’oiseaux sur votre main, bras et tête…. Ne prévoyez pas de trop belles tenues vestimentaires, un accident est très vite arrivé….

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Et enfin, nous voilà sur la Great Ocean Road.

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La Great Ocean Road, c’est une longue route côtière qui longe, vous l’aurez deviné, l’océan. Elle a été construite par les soldats au retour de la première guerre mondiale. Il y a eu beaucoup de morts pour cette route, c’est pour ça qu’il y a un mémorial en leur honneur au début de cette route. Les points de vue sont multiples et beaux, même si bien évidement, quand on est en tour, on ne s’y arrête pas….

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Inconvénient des tours organisés. Mais le point central de cette route c’est bien sûr les 12 Apôtres. En fait ce sont 12 rochers plantés au milieu de l’océan, à quelques mètres du rivage. Mais s’ils ont été nommés ainsi il y a plusieurs décennies (voire siècles), ne vous attendez plus à en voir 12… l’érosion et le va et vient des vagues en ont fait tombé quelques-uns. Toutefois, le spectacle est grandiose. Surtout en fin ou début de journée, quand on a les couleurs du couché (ou levé) de soleil. C’est magnifique. Le paradis pour les photographes amateurs ou professionnels.

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Un autre arrêt nous mène dans une petite crique avec une histoire, qui dit qu’un des premiers bateaux à explorer le coin, n’aurait pas vu qu’ils étaient si près de la côte, se serait échoué contre les rochers et seuls deux personnes auraient survécus.

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Puis, un autre arrêt nous mène vers une arche, ou plutôt un rocher planté au milieu, qui était autrefois relié par une arche.

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L’histoire raconte que quand l’arche c’est effondrée il y a quelques années, un couple de personnes étaient sur ce rocher, en amoureux. Ils étaient donc bloqués. Ça a bien sûr fait la une et les journalistes sont arrivés plus vite que les secours. Quand l’hélicoptère des journalistes s’est posé sur le rocher pour venir les chercher mais D’ABORD les interviewer et les filmer, le monsieur se serait énervé contre eux et les auraient même frappé. Au retour sur la terre ferme, les journalistes demandant une explication sur cette réaction quelque peu violente, la femme aurait répondue toute penaude, qu’en fait oui, ils étaient en week end en amoureux, que oui ils sont tous deux mariés….mais pas l’un à l’autre… Effectivement, ça peut gêner alors de passer à la télé.

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Il y avait autrefois une plateforme qui reliait ce rocher à la terre ferme…

Et enfin, dernier arrêt de la journée, mais non prévu au programme, arrêt dans la baie des Martyres pour admirer le couché de soleil. Magnifique ! On a beau dire, mais les couchers de soleil en Australie, c’est quand même quelque chose…

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Et enfin nous reprenons la route pour rejoindre le Grampians National Park, qui est assez loin. Nous arriverons de nuit à l’auberge, ce qui nous donnera l’occasion de voir tous les kangourous suicidaires qui traversent la route juste devant le bus.

Le deuxième jour est tout aussi chargé. La journée commence aussi très tôt, avant le lever du soleil en fait. La raison ? Nous partons pour une randonnée de quelques heures et afin d’éviter la chaleur (et qu’en plus on a un programme chargé), nous devons partir tôt. La randonnée en fait s’avère être plus de l’escalade.

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c’est que ça grimpe!!

 Ou comment apprendre à se prendre pour un cabri dans le bush australien. Mais c’est ce qui rend les choses intéressantes, et qui transforment une randonnée en expédition exaltante. Ce qui me fait rire dans ce genre de situation, ce sont les gens. Sur le programme, il est noté qu’il vous faut des chaussures adéquates pour faire de la randonnée. On ne vous demande pas d’avoir les chaussures à 400 euros qui montent jusqu’à la moitié des mollets, mais au moins une bonne paire de baskets avec crampon. Et on vous le répète aussi lorsque vous réservez. Mais malgré cela, il y en a toujours qui se débrouillent de venir avec des chaussures aussi lisse que des tongs. Mais si encore ils assument leur choix, passe encore. Mais quand ils escaladent ou descendent les rochers sur les fesses de peur de glisser (déjà que même avec les crampons c’est limite), et qu’ils (devrais-je en fait préciser elles ???) sont au bord de la crise de larme tellement elles ont peur, là, je trouve ça limite. Mais bon, qui suis-je pour critiquer ??? Après tout, ce n’est pas moi qui aurais la facture de l’hôpital à payer en cas d’accident…  Mais au-delà de cela, pensent-ils qu’en agissant ainsi, surtout sur des terrains escarpés, que lorsque les secours viennent les récupérer, même si c’est leur boulot, ils se mettent eux aussi en danger ? Tout ça pour quelqu’un d’inconscient ?? Mais bon, toujours pareil, qui suis-je pour juger ??? Peut-être n’ont-ils pas d’argent pour se payer une bonne paire de basket… (mais assez pour partir en voyage ?).

Bref, après avoir fait un peu de grimpette, la vue sur le parc est une magnifique récompense.

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Une vue à 360° s’offre à nous. Il n’y a aucune structure en vue à des kilomètres, les Gumtrees offrent une mer verte sous nos pieds. Splendide ! On en profite même pour admirer le soleil qui essaye de percer derrière les nuages.

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Damon en profite pour nous parler un peu de la culture aborigène, et nous apprend ainsi que si les aborigènes n’étaient plus là, ce serait près de 200 000 emplois à travers le pays qui disparaitraient. Ce qui nous amène à notre arrêt suivant, le centre d’information Aborigène de Brambuk. Après la randonnée, un peu de culture s’impose.

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On y apprend alors que les aborigènes n’ont pas 4 mais 6 saisons, que le feu n’est pas leur ennemi mais au contraire, aide la nature à se renouveler, et on nous explique ce que les colons ont fait aux aborigènes quand ils sont arrivés. Pas de quoi être fier pour les anglais !! Entre les meurtres, les viols, les mariages forcés, l’esclavage, les maladies et les vols d’enfants pour leur soi-disant « bien être et éducation », le passé de la colonisation n’est pas des plus reluisant. Et face aux armes européennes de l’époque, les aborigènes ne pouvaient malheureusement pas lutter. Ce fût un vrai massacre.

Une visite des plus intéressantes donc, mais qui sera de courte durée. La route est longue encore, il faut donc retourner dans le bus. Direction les Mackenzy Falls (chutes). Des chutes parmi d’autre en Australie. Jolie ceci-dit.

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Puis nous laissons les personnes ayant pris l’option « Adelaide », qui vont donc prendre un bus pour aller dans cette ville, et le reste du groupe nous retournons dans nos pénates, à Melbourne. Une bonne expérience, de belles choses, un bon tour comme je les aime. Au retour je reste encore quelques jours sur Melbourne, l’occasion de faire un nouvel article.

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