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New York, ou la ville qui ne dort jamais, et du coup toi non plus…

Le trajet pour arriver à New York City ne fût pas des plus simples.

Mais c’est ce qui permet réellement d’appeler mon tour du monde, une aventure. J’ai donc pris le bus à Niagara Falls pour venir à New York. Première étape : la douane. J’ai mon ESTA en règle, et en poche, tout devrait rouler comme sur des roulettes.

Petite aparté, si vous cherchez des infos sur le quoi/pourquoi/comment de l’ESTA, ce petit papier qui vous permettra d’entrer aux USA, vous pouvez aller sur le site www.formulaireesta.org . Vous y trouverez des infos claires pour vous aider à comprendre tout ça.

Tout le monde descend du bus, récupère sa valise (moi mon sac) et tout le monde passe aux détecteurs. Jusque-là, rien d’anormal. Ensuite, chacun passe à un guichet de douanier en présentant son passeport. Et là, on rigole plus. Les questions pleuvent : pourquoi venez-vous aux Etats-Unis? Pour combien de temps? Où allez-vous? Connaissez-vous quelqu’un sur place? Combien d’argent avez-vous sur votre compte?  Et sur vous?  Et comment allez-vous faire pour vivre? Quand comptez-vous quitter le pays? Le 18 janvier prochain. Je fais un tour du monde. En trois mois? Non, en un an, j’ai pris une année sabbatique. Vous pouvez faire ça en France? Oui. Et là, je rigole moins parce qu’il a l’air un peu septique et va demander confirmation à sa collègue du guichet d’à côté qui, elle, a l’air d’avoir déjà été confronté au cas car elle confirme. Donc, après cet interrogatoire, je suis la dernière à avoir mes petits papiers remplis et à remonter dans le bus.  Chouette!

Me voilà ENFIN aux States!!!!!!

On continue donc et on fait une première halte à Buffalo. Là, quelques énergumènes montent dans le bus, on a beau essayer de chasser les clichés de la tête, il y a des fois ils vous reviennent en pleine face! Pourtant, on ne les entendra pas jusqu’à l’arrivée à NY city (enfin, si, un peu quand même, mais comme toute personne qui discute un peu fort quoi!).

Un deuxième arrêt et on est à nouveau contrôlé. Mesdames, Messieurs, je peux désormais dire que j’ai eu à faire à des agents fédéraux (soldier, fédéral agent qu’il y avait marqué sur son uniforme!)! Bon, quand on est face à eux qui sont armés jusqu’aux dents, ça fait pas sourire, mais ils étaient très gentils (enfin, pour dire bonjour, papiers SVP et merci au revoir, faut pas non plus être L’abbé Pierre).

Nous voilà donc repartis pour encore 6 bonnes heures de routes. La première partie se passe bien. Après 3 heures de routes, et à à peine 8 miles (12 km) du dernier arrêt avant notre destination finale, le bus s’arrête sur le bord de la route. Je me disais bien aussi que l’alarme qui sonnait depuis quelques minutes n’annonçait rien de bon! Le chauffeur s’arrête donc sur le bord de la route, réussit à redémarrer et à pousser le bus quelques mètres plus bas, en face d’une station service avec café. Et là, plus rien. Impossible de redémarrer. Nous allons donc tous nous restaurer un peu. Le chauffeur (très sympa) se démène pour appeler son boss, le mécano et un autre bus. Au final, on repartira 2 heures plus tard, le mécano étant venu et n’ayant rien pu faire. Le moteur est mort! Bref, il faudra attendre donc qu’un autre bus passe par là pour nous récupérer et nous amener à bond port. Le plus fort, c’est que ce n’était même pas la même compagnie! En clair, au lieu d’arriver à 22h50, on est arrivé à 01h00. Le top!

J’ai donc pris le cab (le taxi) pour aller à l’auberge. Trop fort! Il y en a vraiment partout ici! A la sortie de la gare routière il y a un rabatteur qui dirige les clients vers les taxis libres selon les directions. La licence est bien là, le permis de conduire aussi, c’est bon, je ne suis pas montée dans le premier taxi pourri qui passait. Bien au contraire, il y a même un écran tactile qui informe de la météo, du programme télé et des attractions de la ville. Ils sont au top de la technologie ici! Enfin arrivée à l’auberge de jeunesse HI Hostel, je m’enregistre et me couche sans demander mon reste. Je ne passerai même pas par la case brosse à dent et pyjamas.

Le réveil est donc difficile le lendemain, surtout que tout le monde se lève à des heures différentes, ayant pour certaines des avions à prendre.

Pour cette première journée, je prends la direction du sud de Manhattan.

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Au départ je voulais prendre le ferry de Staten Island, je finirais sur celui menant à la statue de la Liberté et Ellis Island, avec son musée sur l’immigration. Le musée se trouve dans les locaux même où il a encore 70 ans, les immigrants passaient pour entrer aux Etats-Unis via New York.

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Il est très bien fait et on apprend plein de choses sur les vagues d’immigrations qui ont eu lieu et ce n’est pas sans émotions que les jeunes immigrants de l’époque racontent leurs histoires.

Je continue ma visite ensuite par Battery park, et tombe finalement sur Brodway. Je remonte la rue et me retrouve non loin de Grand Zero. Un petit détour s’impose. Le site est en chantier. Les tours vitrées non terminées que je voyais au loin sont les nouvelles tours construites à l’emplacement des deux anciennes tours jumelles, elles ne sont bien sûr pas encore terminées. Des flics sont postés ici et là, j’avais entendu dire un jour que New York était une des villes les plus sûre au monde car il y a le nombre le plus élevé de flics au mettre carré, et c’est vrai! Il y en a partout! Surtout sur ce site, lieu de commémoration. Une plaque en bronze représentant des pompiers en train de lutter contre le feu des deux tours jumelles est posée sur le mur de la caserne de pompier située juste à coté du site. Très belle plaque, astiquée apparemment tous les jours par un homme (ou plusieurs?) qui comte des histoires sur le 11 septembre à qui veut bien l’écouter.

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Je continue ma route sur Brodway avec quelques églises, dont une spécialement dédiée à l’hommage des victimes du 11 septembre. Sur la route je m’arrête devant un saxophoniste de rue qui se met à jouer la Marseillaise devant un groupe de lycéens français venus visiter la ville. Certain se mettent même à chanter la main sur le cœur, de vrai patriotes ! Puis il entonne le générique de Mission Impossible. C’est un très bon musicien, son chapeau rempli de billets en atteste d’ailleurs la véracité.

Je finis par rentrer à l’auberge de bonne heure car je me suis inscrite à la sortie organisée par l’auberge pour aller assister à une messe gospel dans Harlem (durant laquelle j’ai fait de nouvelles rencontres). Le vieux monsieur qui nous sert d’accompagnateur est une mine d’information sur le quartier. Ainsi nous apprenons l’origine du quartier, pourquoi les maisons sont surélevées (parce que les allemands qui s’y sont installés avaient peur des inondations), que durant une période le quartier a été délaissé et par conséquent, les prix étant bas ce sont les gens pauvres (à savoir les noirs) qui ont investi les lieux. Ce quartier a longtemps eu mauvaise réputation, pourtant, aujourd’hui, après plusieurs rafraichissements et reprise de l’urbanisme, le quartier est plus sûr, et même les blancs reviennent y habiter. Il nous apprendra aussi que les maisons (ou mini immeubles) qui portent des escaliers de secours sur leur façade ont tous étaient construits avant 1911, année du terrible incendie qui ravagea New York, et après laquelle la ville imposa aux nouvelles constructions de procéder au moins 2 sorties à l’intérieur même des bâtiments. Enfin arrivé à l’église, on nous prie de jeter nos bouteilles d’eau (manque de bol pour eux, moi j’ai tout mon repas. Le garde soufflera un bon coup mais me laissera quand même rentrer). Je pense que nous avons dû aller dans une église célèbre car les groupes de touristes affluent et ils sont tous rodés pour ça : gardes à l’entrée, guides dans l’église, bref, un vrai petit business, même si l’entrée dans l’église n’est pas payante. Toutefois, on nous le rappelle, c’est d’abord un office religieux auquel on va assister et non un show, donc, tenue correcte exigée (pas de tong, pas de bras nus), pas de photos ni vidéos et le respect de l’office s’impose (pas de bavardages). Rappelons-le, aux USA on n’est pas catholique mais principalement protestant. Rien d’étonnant donc à voir une femme prêter sermon. Les choristes sont super, et c’est un vrai régal que d’assister à cette messe. Ça donnerait presque envie de retourner à l’église ! L’office dure une heure, et nous rentrons par le métro à l’auberge. Une bonne petite soirée que voilà.

Le lendemain, nouvelle activité de l’auberge, une visite guidée de Central Park avec un New Yorker amoureux de sa ville. Central Park est « le poumon vert de la ville ». Ce qui est étonnant, c’est que dès qu’on est dans Central Park, on n’a plus l’impression d’être en ville. On entend à peine la circulation et l’horizon qui s’ouvre sur la verdure fait croire que l’on est perdu au milieu de la forêt.

C’est un magnifique parc, et on comprend aisément pourquoi les habitants de cette ville aiment venir s’y promener, y courir ou pratiquer tout autre sport.

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Durant tout le tour je discuterai avec une américaine de Miami, venue passer des entretiens pour un boulot à l’étranger. Encore une fois, je ne serai pas seule. Les bancs qui s’y trouvent (et il y en a beaucoup) peuvent être achetés pour la somme de 5000 dollars, somme qui ira directement à l’organisme qui s’occupe de l’entretien du parc (au total, 400 employés et plusieurs milliers de bénévoles chaque année). Vous verrez donc, si vous vous asseyez un jour sur un ban de Central Park, de petites plaques de dédicaces, cela va de « Famille untel, telle année » ou bien « en mémoire de telle personne, rest in peace » ou bien encore « Ma chérie, veux tu m’épouser ? Machin ».

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J’espère juste que les demandes en mariages ont été concluantes… La visite se finira près de l’immeuble devant lequel John Lennon a été assassiné.

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D’ailleurs, à ce sujet, dans la partie de Central Park nommée Strawberry field, vous trouverez un homme, dont j’ai oublié le nom, mais qui se dit « maire » de Strawberry field et qui garde fièrement la mosaïque dédiée au chanteur. Bref, c’était une très belle ballade, et je regrette de ne pas avoir pu retourner dans ce fabuleux parc. La visite se termine à 2 heures de l’après-midi, mais je ne pourrai pas visiter ce que j’avais prévu, mes jambes et ma cheville me faisant souffrir, il est temps d’aller se reposer (toutes ces heures de marche, surtout quand on n’a pas l’habitude, ça pardonne pas !). Le soir néanmoins, j’assiste à un concert organisé dans l’auberge, avec tout d’abord un groupe de rock, puis, un groupe de Jazz, (qui distribue leur CD gratuitement ! Trop bien !), avec entre deux jeunes femmes battant des claquettes merveilleusement bien (et en plus, en mode moderne). Une bonne petite soirée comme je les aime, d’autant que je discuterai avec un australien qui était lui aussi dans le tour guidé de Central Park.

Nouvelle journée, nouvelles découvertes!

Aujourd’hui je vais visiter un des emblèmes de New York: l’Empire State Building! J’arrive un peu intimidée dans l’entrée, et je prends le billet uniquement pour le 86ème étage, ce qui donne déjà une une superbe vue sur la ville.  Bien évidement, j’ai regretté de ne pas pouvoir aller plus haut, mais ils pensent à tout ces américains, je peux prendre un nouveau ticket pour le 102ème étage sur place (mais bien sûr, ça revient plus cher). Mais le jeux n’en vaut-il pas la chandelle? Même pour voir à travers des vitres? (sécurité oblige). Je vous laisse en juger.

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Je vais ensuite faire un tour sur Time Square.
J’avoue, j’ai été un peu déçue. Beaucoup d’écrans, de boutiques et de monde. Pas vraiment ma tasse de thé.

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Puis j’ai remonté la célèbre 5ème avenue. C’est sympa de faire du lèche vitrine mais quand on n’a pas les moyens des boutiques, c’est de suite moins intéressant.

Le soir, je me fais embarqué par un groupe de l’auberge pour faire une sortie en boîte. La moitié des gens dans le métro sont déguisés. Et ils ne sont même pas ridicules ! Arrivés à Greenwitch Village, nous allons dans une boite où l’entrée est gratuite pour les filles jusqu’à minuit. Mais au bout d’une heure, le son étant vraiment trop fort, ma nouvelle amie et moi sortons du club et allons dans le bar voisin (à 15 mètres). Il y a là un concert d’un petit groupe jouant du Mickael Jackson et du Jazz. La chanteuse de Jazz a une voix sublime. Bref, on se régale et on passe une excellente soirée. En sortant, nous faisons un tour dans « Le Village » où malgré l’heure tardive il y a beaucoup de monde. On verra même passer un bus « boite de nuit ». On s’arrêtera devant la Pizzeria de Joe’s, très célèbre pizzéria où toutes les stars vont commander leurs pizzas. Nous rentrons enfin à 2 heures du matin, et contrairement à ce que je croyais, on n’est absolument pas toute seule dans le métro, bien au contraire, puisqu’il est aussi plein qu’en journée.

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Le lendemain matin sera donc plus difficile encore. Mais qu’importe, on n’a qu’une vie donc il faut en profiter (sans pour autant faire n’importe quoi). Samedi matin sera pour moi la destination de la High Line. La High Line est une ancienne ligne de chemin de fer aérienne transformée en allée verdoyante. En effet, elle servait encore au début du 20ème siècle mais était très dangereuse, surtout avec l’augmentation du nombre de voitures en ville. Elle a donc était abandonnée. A la fin des années 1990, la ville voulait détruire la ligne, mais une association a été fondée pour l’en empêcher et ils ont reconvertie une partie de la ligne en une allée suspendue et fleurie. La faune plantée pour l’occasion fait plus penser à une jungle, et ce ne sont pas des roses que vous verrez sur cette allée atypique, mais une faune plus broussailleuse, bien que très jolie. C’est très agréable, et on n’a pas l’impression d’être en ville, même si on entend la circulation. Se promener en plein milieu des immeubles (je parle en hauteur !) tout en étant entouré de végétation apporte une touche spéciale à la visite de New York. Je recommande donc vivement cette visite, d’autant que vous verrez certains artistes venir y exercer leur art (chant ou peintures). Attention cependant ! J’y suis allé à 9h00 du matin et il y avait déjà du monde ! Je ne vous parle donc pas pour le reste de la journée !

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Puis, direction la gare Grand Central, qui est un véritable petit bijoux à l’intérieur, même si les passagers ont tendance à ne pas regarder (ils devraient pourtant !). En fin de journée je prends le ferry de Staten Island (gratuit ! oh miracle !) Pour aller observer Manhattan depuis l’autre côté de la rive (à savoir Brooklin). Je n’aurai pas le courage d’attendre le crépuscule pour avoir une magnifique photo de New York by night mais la vue de jour est quand même à ne pas louper !

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Ce sera mon dernier jour sur New York, le lendemain je prendrai le bus pour Washington, malgré les avis de tempêtes. Mais ceci est une autre histoire (celle-là est déjà bien assez longue !).

0 commentaire sur “New York, ou la ville qui ne dort jamais, et du coup toi non plus…

    1. Je confirme, c’est super agréable. En plus, un peu comment dans central park, on n’entend pas forcemment beaucoup la circulation, même si on est au dessus. Là encore on a l’impression d’être ailleur qu’en ville.

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