La Death Valley (la Vallée de la Mort): ou le jour où j’ai (re)tenté le camping en plein désert.

La Death Valley, la vallée de la mort.

Je comprends mieux aujourd’hui pourquoi le nom de cette vallée. Ce ne sont qu’une multitude de montages pellées et de cailloux. Il n’y a rien, pas (ou peu, car j’en ai quand même vu) d’eau, hormis dans la petite oasis de Furnace Creek. Les températures là-bas sont très élevées, à tel point qu’on vous conseille de vérifier votre niveau de liquide de refroidissement avant d’y aller, et d’en prévoir une réserve dans le coffre, au cas où. Il est vrai que la veste n’est pas nécessaire, même en plein mois de novembre. Les pionniers qui partaient dans l’ouest et qui empruntaient cette route devaient avoir assez de réserve d’eau pour eux et leur animaux pour pouvoir survivre.

La visite commence par une looooooooooooooongue route déserte qui descend, descend et descend encore. Car oui, le fond de la Vallée de la Mort est en dessous du niveau de la mer. Sur la route, je crois des coyotes, ces animaux qui ressemblent à des chiens (jaunes). Et non, je n’ai pas vu bipbip juste avant…

En venant de shoshone, mon premier arrêt sera Badwater. Une mince étendue blanche de sel (oui oui, de sel !) en plein milieu du désert, à 86 mètres au dessous du niveau de la mer.

Ensuite, j’emprunte l’Artists drive, un petit col enfermé entre les rochers mais qui vaut le détour : on l’appelle la route des artistes car les rochers ici sont multicolores, et on imagine aisément les peintres et autres artistes venir ici pour reproduire ces étonnantes nuances de couleurs.

J’arrive ensuite dans une oasis nommée Furnace Creek. Plantés au milieu du désert un hôtel, un golf, des campings, des magasins une station essence et le Visitor Center. Je décide de m’arrêter au camping pour la nuit. 18 $ l’emplacement, ça changera un peu des 40 $ de motel habituels. Je plante la tente et m’en vais faire un tour au Zabriski point, un point de vue splendide sur des collines multicolores. Mais la chaleur a raison de moi et je suis à deux doigts de repartir. En revenant au camping mes voisins d’emplacement me proposent de venir papoter avec eux autour de leur feu. Ce sont deux septuagénaires qui partent régulièrement en camping, et font encore des stages de rafting/camping malgré leur âge. On voit qu’ils ont l’habitude, ils sont équipé comme pas possible ! Je passe donc une agréable soirée en leur compagnie. Deux autres américaines se joignent à nous pour un moment et nous passons la soirée à discuter de tout et de rien.

J’étais bien partie pour dormir sous ma tente (pour une fois, il faisait super bon). Mais voilà qu’à 2 heures du matin je suis réveillée par une horde de coyotes qui ne passe pas très loin (voire juste à côté) du camping. C’est bizarre le bruit que ça fait un coyote, c’est entre l’aboiement du chien et le crie sournois de la hyène. En gros, rien de très rassurant. J’aurai pu rester sous ma tente, les deux gars d’à côté dormant dehors ne bronchant pas d’un poil. Mais la peur a raison de moi et je finis la nuit… sur la banquette arrière de la voiture. Ça faisait longtemps !

Enfin, après la nuit agitée, je prends la direction de l’Est, vers Ash Midow.

On me l’a conseillé, c’est un trou d’eau pas très loin de la Death Valley, qui fait des bulles naturellement et qui abritent une faune particulière. En effet, il y existe un poisson que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur terre. Seulement voilà, pour y aller c’est un sentier sur 8 miles environ, et vue que ma voiture n’est pas trop adaptée pour ce genre de route, je préfère faire demi-tour avant. Je reprends la direction de la Death Valley et me dirige vers le centre, Stovepipe Wells Area. Sur le chemin je monte au Dante’s view, un point de vue en hauteur à 1500 mètres d’altitude. Autant vous dire qu’à partir de 400 pieds au dessous  du niveau de la mer, la montée est rude, surtout pour la voiture. Mais la vue sur toute la Death Valley est assez sympa.

Ensuite, je rejoints  les Mesquite Flat Sand Dunes. Ce sont des dunes de sable sur une partie de la vallée. Au milieu des rochers, ça adoucie quelque peu le paysage. Attention toutefois en saison très chaude : des bestioles pas très rassurantes s’y promènent en même temps que vous !

Je n’ai pas fait le Nord de la Vallée, avec le Scotty’s castle notamment (l’entrée y est payante, en plus de l’entrée du parc). Et il y a plusieurs canyon et sentiers à emprunter si vous voulez marcher un peu. En partant en direction de Lone Pine, je rencontre une tempête de sable, c’est assez impressionnant. Et ça ne donne pas vraiment envie de rester.

Je passerai la nuit à Lone Pine, petite ville célèbre pour avoir était le lieu de tournages de plusieurs westerns. Je rejoindrai le lendemain des amis jamais vu avant en Californie. Mais ça ce sera pour un prochain article.

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