au dessus de la garonne

4 jours à Toulouse : ou comment prendre des couleurs dans la ville rose

Une amie blogueuse.

Un ami d’Irlande pas vu depuis 15 ans.

Puis, une amie de la fac qui y a déménagé pour une année.

Voilà toutes les raisons qui font que je me suis décidée à aller faire un tour du côté de Toulouse. Et ça, ce n’est que le début de l’histoire.

Toulouse, la ville rose? Assurément.

Toulouse, une ville du Sud? Pour sûr que oui!

Toulouse, une belle ville? A n’en pas douter.

Mais comment découvrir la ville? Je vous livre ici mon plan d’attaque.

Jour 1 : Commencer par le plus loin de mon logement

Le plan de la ville entre les mains, j’ai décidé de commencer mes visites par les lieux les plus éloignés de mon logement. Je me disais que comme ça, si en fin de séjour j’étais trop fatiguée, je ne serai pas loin pour rentrer rapidement.

Pour mon premier jour à Toulouse, j’avais décidé de commencer mes visites par le Jardin Compans-Caffarelli situé au Nord de la ville. C’est un jardin Zen pas très grand, mais fort sympathique. Et pas mal fréquenté aussi.

visiter toulouse

visiter toulouse

visiter toulouse

visiter toulouse

visiter toulouse

Il a été créé en 1982 par Pierre Baudi, maire de Toulouse dans les années 70 et grand fan du Japon.

Rencontres improvisées

Première surprise du séjour, j’ai eu l’immense plaisir (et honneur) d’être rejointe par Sylvie, du blog Le Coin des Voyageurs et grande prêtresse (comprendre créatrice) du rendez-vous mensuel #EnFranceAussi. Nous avons été rejointe par Christelle, du blog Jet Lag Trip, que je ne connaissais pas mais que j’ai eu grand plaisir à découvrir. Nous avons pris plein de photos, papoté un bon moment, mais comme il y en a dans la vie qui bossent – pour une fois pas moi – nous avons dû nous séparer.

A partir de là, j’ai pris la direction de la Place du Capitole. Non sans faire quelques arrêts en passant.

Mon premier arrêt fut pour la magnifique Basilique Saint Sernin. Une splendeur d’architecture Romane, datant du 11ème au 13ème siècle, mais ma visite fût quelque peu gâchée par les ados qui ont élu domicile sur le parvis, et décidé de partager leur musique avec tout le voisinage. Personnellement, je trouve ça hyper irrespectueux, mais bon, je suis peut-être trop stricte… Mais pour moi, seul le silence peut accompagner la visite de cette basilique à la décoration sobre et chaleureuse.

bâtiment toulouse

église toulouse

église toulouse

Reprenant ma route, j’ai fait un petit écart dans la Rue du Périgord pour voir la Chapelle qui s’y trouve, mais elle était fermée ce jour là. Suivant les conseils de Pauline du blog Petites Évasions, Grandes Aventures (elle fût un très bon guide et m’a donné beaucoup de conseils pour ce séjour, donc je vais souvent faire référence à elle sachez-le), j’ai poussé mes jambes quelques mètres pour entrer discrètement dans la bibliothèque du Perigord, très belle et originale. Comme elle était bondée, je n’ai pas osée sortir mon appareil photo mais j’aurai bien aimé y rester un moment… Je vous laisse aller voir sur votre moteur de recherche les photos de cette bibliothèque pour vous faire une idée. Je suis sûre que vous y ferez un arrêt vous aussi…surtout si vous êtes plus téméraires que moi…

bibliothèque toulouse

Reprenant la Rue du Taur (non Virginie, on ne parle pas de ton Dieu préféré là 😉 ), je profite des façades de briques et des pavés, je résiste à l’envie de rentrer dans les boutiques. Il y a également pas mal de petits troquets où se restaurer.

rue du taur

Arrivée sur la très fameuse place du Capitole, je suis quelque peu déçue. Non pas que la place ne soit pas belle, les signes du zodiaques dorés par terre, les façades, tout est très beau, mais les tentes en plastique blanches qui trônent au milieu en guise de marché gâchent un peu beaucoup le paysage.

Ayant oublié de laisser mon petit canif à l’appartement, je ne me suis pas aventurée à essayer de rentrer dans le Capitole (fouille des sacs à l’entrée). C’est pas faute d’en avoir eu envie pourtant, vu ce que j’en avais lu dans mon guide. J’ai donc continué mon chemin à l’arrière du bâtiment où l’on trouve le Donjon, une tour datant du 16ème siècle qui accueille aujourd’hui l’office du tourisme. Là non plus, je ne suis pas rentrée. Des fois, je me dis qu’en fait, je ne visite rien pendant mes voyages…

ofiice de tourisme toulouse

J’ai donc repris mon chemin, rapidement.

Passant par la très belle rue de Rome, avec ses maisons à colombage, j’ai rejoint un salon de thé que m’avait conseillé Pauline dans son article pour #EnFranceAussi : Ô Thé Divin. Dans une petite rue partant de la Rue de Rome, au 6 Rue Baour Lormian, le mot  divin n’est pas un mot utilisé à la légère. Et les serveurs, sont très charmants – sens propre, comme figuré – donc si vous avez une petite faim, n’hésitez pas à vous y arrêter.

Tentation

Vous le savez, j’aime – un peu trop- les livres. J’ai donc fait un tour dans la librairie Ombre Blanche, du moins, dans la boutique généraliste. Parce qu’Ombre Blanche a plusieurs boutiques cote à cote, certaines sont spécialisées, comme par exemple pour les livres sur les voyages.

La boutique généraliste n’est pas une simple grande pièce avec des étagères. Non, il y a bien des étagères, mais on ne voit jamais la fin de cette librairie. On tourne à droite, puis à gauche, on monte des escaliers, on fait le tour, et on se perdrait presque au milieu de tout ce papier. Heureusement, ceux qui auraient un petit creux durant leur exploration peuvent aller abreuver leur soif physique après leur soif de savoir dans le petit salon de thé situé en plein cœur de la librairie. Si ce n’est que le soleil brillait haut dans le ciel ce jour là, j’y serai bien resté quelques heures de plus. Mon banquier n’aurait par contre pas vraiment apprécié, déjà que j’ai limité les dégâts en n’achetant « que  » 7 livres…

J’ai ensuite traîné mes pieds jusqu’au Couvent des jacobins. Un édifice à voir. L’entrée n’est pas très chère entre 4 et 5 euro selon la saison. Et c’est un véritable havre de paix. On ne visite que le cloître et deux salles en plus de l’église, mais un peu de silence au milieu d’une ville bruyante, ça fait du bien.

visiter toulouse

église toulouse

visiter toulouse

Bon, c’était sans compter le « concert » organisé toutes les heures par un piano tournant tout seul au milieu d’une pièce avec seulement deux notes comme chant, mais bon, c’était chouette quand même.

Rencontre

J’ai rejoint Twitter en septembre 2014. J’ai rencontré Pauline quelques mois plus tard. Et nous nous sommes enfin rencontré ce soir de septembre 2019. Il était temps!

Pauline est aussi adorable en vrai que sur les RS. Et c’est une excellente guide. Elle m’a donc mené faire un tour sur les quais de la Garonne, dans les rues du quartier des Carmes, en me donnant ici et là des explications.

J’ai ainsi pu découvrir la basilique Notre Dame de la Daurade (fermée pour travaux), voir quelques beaux ponts qui enjambes le fleuve, comme le magnifique Pont Neuf, profiter du soleil couchant, voir du street art, et surtout, manger de la bonne charcuterie (ibérique) et boire une bonne bière, au Don Ulpiano.

au dessus de la garonne

au dessus de la garonne

au dessus de la garonne

Après cette première journée, riche en émotion et en visites, il était temps de rentrer.

Jour 2 : Dégustations et retrouvailles

En ce nouveau jour de grand soleil, j’ai traversé la Garonne pour faire un tour dans le quartier Saint Cyprien.

Traversant par le Pont Saint Michel, j’ai d’abord longé la Prairie des Filtres, nom donné car c’est là que des bateaux filtraient l’eau pour la rendre potable autrefois, un petit parc familial (et festif le soir à en juger le nombre de canettes dans les poubelles) avant de rejoindre le Pont Neuf et le Château d’Eau, aujourd’hui musée de la photographie (non visité, bien que très réputé).

rive gauche toulouse

Le Château d’Eau

rive gauche

J’ai commencé ma visite par l’Hôtel Dieu Saint Jacques.

Aujourd’hui, il sert de bureaux pour les hôpitaux de la ville. Il abrite également le musée de l’histoire de la médecine. Gratuit (dons appréciés), il est très intéressant d’y faire un tour, je vous le garantie. Entre documents, matériel médical, l’histoire de la médecine sur plusieurs siècles donne des sueurs froides et nous rappelle qu’au moins de ce côté là, il est génial de vivre au 21ème siècle. Une exposition spéciale sur l’histoire du SAMU est particulièrement recommandée. De l’autre côté, on peut voir une petite trappe à même le mur, qui permettait autrefois aux mères d’abandonner leur enfant sans pour autant mettre en danger la vie de ce dernier.

musée de la médecine

Un trou était à la disponibilité des femmes qui ne voulaient/pouvaient garder leur enfant

musée de la médecine

musée de la médecine

musée de la médecine

musée de la médecine

J’ai ensuite pris des dizaines de photos du dôme de la Chapelle Saint -Joseph de la Grave, le dôme le plus photographié de Toulouse.

Toujours sur les recommandations de l’article de Pauline, j’ai pris mon déjeuné ce jour là à l’Estaminot, une librairie restaurant. Odeur de bois, de livres, et de bonne nourriture. Mais que demande le peuple? Bon, heureusement qu’il faisait beau sinon j’y serai resté la journée.

Un petit tour dans le Jardin Raymond VI pour digérer, et me voilà dans la cours des Abattoirs. Si ces bâtiments de brique servaient d’abattoirs au 19ème siècle (comme son nom l’indique…), ils sont désormais transformés en un musée d’art.

jardin toulouse

musée d'art toulouse

musée toulouse

Retour sur la rive Est

Un petit tour en métro plus tard, et me voilà Place Wilson, cette belle place ovale couleur brique avec son Carrousel, ses arbres et sa (sur)population. Une belle place, où boutiques et restaurants se côtoient. Mes pas, traversant les belles ruelles de Toulouse, me menèrent ensuite jusqu’à la Place Jeanne d’Arc. Je ne cesse d’admirer les façades.

visiter toulouse

Place Jeanne d’Arc

visiter toulouse

visiter toulouse

Place Wilson

Je fais quelques boutiques du coin avant d’aller m’installer à l’étage de la pâtisserie/salon de thé Sandyan, 54 bis rue Alsace Lorraine, la pâtisserie du chef Yannick Delpech.

Je suis revenue par la suite vers la place du Capitole par la rue Alsace Lorraine en faisant du lèche vitrine. Puis, sur les recommandations de Pauline, je suis allée aux Galeries Lafayette. Non pour faire du shopping, mais pour boire un verre au bar/restaurant situé sur le toit : Ma Biche sur le Toit. Si le service est un peu long, la vue est époustouflante et vaut largement le détour.

vue sur toulouse

Retrouvailles

Puis, je suis revenue à l’appartement que j’occupais. Le temps de me rafraichir et j’ai rejoint mon ami pas revu depuis mon départ de Carlow, en Irlande, en 2004. Et pour parler du bon vieux temps, rattraper le temps perdu, nous avons été au Biergarten, 60 Grande Rue St Michel, qui a une super cour intérieure, et qui est surtout ultra bondé. Le temps a passé et c’était comme si on s’était quitté la veille.

Jour 3 : Retrouvailles et rencontre improbable

Bon, pour ce jour 3, ça va être vite fait : j’ai dormi, mangé avec une amie qui est en formation sur Toulouse pour l’année mais qui normalement vit à 10 bornes de chez moi, et je suis allé rejoindre un jeune de mon village qui m’a invité à le rejoindre dans le bar de ses copains, le Wanted Jack Saloon, 2, rue Raymond IV, ambiance Far West, accueil super sympa, soirées à thème, ou pas, y a du monde, c’est une adresse connue des locaux et c’est pour ça qu’il faut y aller.

boire à toulouse

sortir à toulouse

Donc si vous voulez caser des visites de musée dans votre éventuel itinéraire, profitez de ce jour 3.

Jour 4 : Journée au vert

Pour ce dernier jour de visite, j’ai fait ce qu’il y avait de plus proche de chez moi. J’ai donc commencé mon tour par le Jardin des Plantes. Un joli jardin qui est pris d’assaut au premier rayon de soleil. En fait, c’est même dès qu’il ne pleut plus. Il y a des œuvres d’arts disséminées un peu partout, le Muséum d’histoire Naturelle (non visité), des gens qui font du yoga, de la course à pied ou encore du Qi Kong (ou quelque chose dans ce goût là). La petite rivière qui le traverse est pleine de canards, de gens qui donnent à manger aux canards… Il me fût fort plaisant de m’y balader un moment.

art à toulouse

art à toulouse

verdure à toulouse

verdure à toulouse

J’ai continué mon chemin vers le Grand Rond. Ce qui est marrant c’est qu’on peut y accéder soit par la route, soit par des ponts au dessus de la route. Là aussi, des statues, des fleurs, des bancs pour se poser.

verdure toulouse

que voir à toulouse

que voir à toulouse

J’ai par la suite trainé mes guêtres jusqu’à la Cathédrale St Étienne. Une splendide église de briques et de pierres. De loin l’une de mes églises préférées. La Place attenante accueille des bouquinistes.

église toulouse

De là j’ai rejoint la rue Languedoc. Je suis passée devant le Musée des Augustins, très beau de l’extérieur, mais très en travaux. Je n’ai pas vérifié si on pouvait le visiter quand même, il faisait trop beau pour rester enfermée dans un musée.

musée toulouse

musée toulouse

Puis j’ai continué ma balade dans les rues de Toulouse, notamment à la recherche des hôtels particuliers. C’est ainsi que j’ai approché l’Hôtel d’Assezat, l’un des plus beaux hôtels particulier de la ville. C’est aujourd’hui le siège de la Fondation Bemberg, un musée qui présente les œuvres acquises par Georges Bemberg, un héritier argentin.

muée toulouse

hôtel particulier toulouse

J’ai repris la route en longeant la Garonne, jusqu’à l‘écluse St Michel. Le tout en traversant des places animées, pleines de vie. J’ai aussi pu admirer la façade de l’Ancienne église St Pierre des Cuisines (ça ne s’invente pas…).

Sur le chemin du retour, je regarde les joueurs de rugby s’activer sur un stade flottant, je déambule dans les rues du quartier des Carmes, un très beau quartier dont je ne me lasse pas.

rues toulouse

que voir à toulouse

maison colombage toulouse

visiter toulouse

hôtel particulier toulouse

Mais comme au final, il est encore tôt, mon cerveau décide en une demi seconde de retourner vers le Canal du Midi en retraversant le Grand Rond. Une balade sympathique mais qui, personnellement ne m’a pas transcendé. Surtout qu’en cours de route, j’ai croisé un type louche à cause duquel j’ai dû me contorsionner pour éviter qu’il ne m’embrasse l’épaule comme était son intention. J’ai quand même pu admirer les belles péniches qui y sont accostées, jusqu’aux Cales de Radoub.

visiter toulouse

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Il a fallut quand même se résoudre à rentrer, pour préparer mes bagages et mon retour dans mes montagnes.

Ce que je retiens de ce séjour

Toulouse est indiscutablement une belle ville. Si j’ai eu un peu de mal à m’adapter, je n’en ai pourtant pas un mauvais souvenir, bien au contraire. Peut-être que si je sortais un peu plus de chez moi j’aurai moins de mal à me faire à la foule.

Bref, tout ça pour dire que, avec un peu de recul, il y a encore plein de choses que je pourrais faire et voir à Toulouse, et qu’un autre séjour ne serait pas forcément pour me déplaire.

Alors, qui sait, peut-être à bientôt dans la ville rose!

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2 commentaires sur “4 jours à Toulouse : ou comment prendre des couleurs dans la ville rose

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