Autour d’Auckland : ce que j’ai fait pendant mes ennuis bancaires

Souvenez-vous, je voulais louer une voiture mais il m’était impossible de payer la location avec ma carte car pas assez de plafond pour ça. Après avoir attendu 24 heures pour changer le numéro de téléphone et pouvoir demander un « retrait exceptionnel », me voilà donc sur mon site bancaire pour en faire la démarche. Mais au moment de valider et de recevoir le code de confirmation, impossible. Et oui, j’ai changé mon numéro de téléphone pour celui de Nouvelle-Zélande, mais voilà, je ne recevrais jamais de code. Donc, pas moyen de faire un retrait exceptionnel. Je téléphone donc à l’agence de location de voiture pour leur annoncer la bonne nouvelle. Ils acceptent gentiment de reporter la location au mardi d’après sans frais (là c’était le samedi). Ça, c’était la première bonne nouvelle de la journée. La seconde, il n’y a plus de place en dortoir dans le YHA où je me trouve, alors à moins de payer 79 $ pour une chambre privée, il faut que je change d’auberge. J’en choisi une dans le centre, non loin du YHA, ainsi je peux y aller à pied avec tous mes sacs sans faire 36 trajets (et sans avoir à prendre de bus ou de taxi).

Me voilà donc partie pour ma nouvelle auberge de jeunesse. Une fois sur place, voilà que je découvre qu’en Nouvelle Zélande le wifi n’est pas gratuit partout (loin de là). Et ici c’est particulièrement cher : 10 euro le mot de passe du jour. On s’en passera donc pour aujourd’hui. De toute façon, il n’y a plus grand-chose à faire. Ma première nuit dans cette auberge, sera raccourcie par les lamentations d’une Chilienne qui n’aura de cesse de questionner son frère/copain ou je ne sais qui sur ce qu’il fait : « et où tu vas ? Qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi tu veux pas me répondre » (le tout en espagnol je précise). En même temps ma cocotte, si tu veux pas qu’il fasse sa vie sans toi, fous lui un peu la paix !

Le Dimanche, j’étais motivée pour aller faire un peu de randonnée sur l’île de Rangitoto. Rangitoto est une île, mais elle n’est pas formée de terre, ce n’est que de la lave. C’est une éruption volcanique qui a créée cette île et la végétation et les oiseaux qui y nichent sont arrivés bien après. D’ailleurs, l’île est toujours en cours de « végétalisation », pour le grand plaisir des scientifiques. Seulement voilà, le matin, c’est la pluie qui me réveille. Je paye donc les 10 $ pour le wifi (et ça fait mal…) et je mets un peu le blog à jour. Mais comme le temps se dégage, je me mets finalement en route (tardivement) pour l’île de Rangitoto. Comme je n’ai pas beaucoup de temps avant le dernier bateau, je me contente de grimper le chemin qui mène au sommet de la montagne. Juste avant l’arrivée, on passe devant le cratère (et oui, éruption volcanique=cratère). Du sommet, on a une magnifique vue sur le port d’Auckland, mais aussi sur les autres îles alentours ; en fait, on voit presque tout le golfe d’Hauraki et c’est juste splendide !

rangitoto island (21)

Au retour, au moment du dîner, impossible de trouver mon sac dans le frigo. Je découvrirai le lendemain avec un « grand plaisir » que quelqu’un l’a mis en « Free food »… Je finis donc au Burger King du coin, et mon estomac ne va pas apprécier des masses (merci les médicaments !). La soirée sera quand même des plus sympas. Je commence à discuter avec trois américains dans le dortoir et finis par jouer avec eux aux cartes (et en plus je gagne !). Ça change !
Lundi 4 mars (déjà !), je redemande à nouveau un retrait exceptionnel à ma banque en ligne, mais en recevant le code sur le portable français cette fois (et ça fonctionne). Sauf que, héhé, c’était trop beau pour être vrai. Le retrait exceptionnel n’est valable qu’en France. Domaaaaaaaaage ! Je téléphone donc à mon autre banque pour savoir où en ai la fabrication de ma carte (« elle arrivera d’ici quelques jours »). Bon, c’est déjà ça. On me donne alors le numéro d’assistance de Mastercard pour pouvoir me faire envoyer de l’argent à l’étranger, sauf que le numéro à effectuer depuis la Nouvelle-Zélande, ne fonctionne ni depuis un portable, ni depuis une cabine téléphonique, et les téléphones mis à disposition dans les auberges (quand il y en a) ne fonctionnent que pour les numéros locaux (et pas pour les numéros spéciaux). Donc impossible de me faire envoyer de l’argent. Grrrr…. Encore une journée de perdue.
Le lendemain sera déjà mieux. Ma nouvelle carte bancaire est FINALEMENT arrivée en agence et on me la fait parvenir par Chronopost (les 58 euros de cette opération sont offert par ma banque). Je fais la connaissance de deux Danois et d’un Américain. Nous sympathisons et finalement je vais les suivre à la sortie organisée par l’auberge au Cassette 9, un bar/club qui, ne faisant pas trop de recette les mardi, ouvre ses portes aux backpackers et offre une bière, puis demi tarif pour les verres suivants. Il y a même une tombola (gratuite, on vous remet un ticket à l’entrée, puis un ticket à chaque fois que vous payez un verre jusqu’au début du tirage au sort). De très beaux lots à gagner : saut à l’élastique, un abonnement aux bus pour l’île du Nord, ou des pots à thé… près de 500 Dollars de lots au total. Nice ! J’en profite pour tester un Sauvignon blanc de la région du Malbourough, situé dans l’île du Sud (connu pour ses vignobles). Et bien je n’ai pas été déçu du voyage ! C’était un très bon vin, tellement bon qu’au deuxième verre j’avais déjà la tête qui tournait ! Après ça, nous partons dans un pub Irlandais, accompagnés par une Irlandaise d’ailleurs, où on assiste à un karaoké quelque peu… catastrophique (pour la plupart des chanteurs, heureusement que les serveurs sont là pour relever le niveau !). Quelques parties de billard plus tard, nous rentrons finalement retrouver nos lits bien mérités.
Mon mercredi sera aussi un peu flémard. J’essaierai d’aller jusqu’à Mission Bay, mais contrairement à ce qu’on m’a annoncé, c’est loin ! Et je n’arriverai pas à destination. Après quelques courses, je pars avec mon nouvel ami Américain à un apéro Couchsurfing. Si je n’arrive pas à trouver de couch, je peux au moins participer à un apéro. Je pensais qu’on ne serait qu’une dizaine… nous étions entre tous une bonne centaine, entre kiwis, hôtes et surfeurs. Une bonne soirée, même si je n’ai gardé aucun contact. Au moins, j’apprendrais que je ne suis pas la seule à galérer.
Le jeudi, je le passe sur l’île de Tiri Tiri Matangui, une île sanctuaire d’oiseaux. Je ne serai pas déçue du voyage. La visite guidée par des volontaires est très intéressante, même si je ne comprends pas tout. On peut même rester camper la nuit pour observer les Kiwis (oiseau nocturne), sur réservation seulement. A là période où je suis venue, la Nouvelle-Zélande était en période de grande sècheresse, et tous les gens travaillant pour le Department of Conservation (DOC) (un peu l’ONF de chez nous) étaient inquiet suite à la mort d’un kiwi à cause de la sécheresse (ça peut paraitre ridicule, mais le Kiwi est un animal en danger et protégé).

Le lendemain, je commence à m’inquiéter, car je n’ai toujours pas reçu ma nouvelle carte bancaire, et je dois partir le lendemain de l’auberge. Et blague du jour, il n’y a pas de service de la poste le samedi, donc pas d’espoir de la recevoir juste avant de partir… Tant pis. Je fais la connaissance d’un kiné Belge avec qui j’aurai de « grandes » conversations sur la sécu, l’URSAFF et les impôts… mais jamais ils me laisseront tranquille ??? J’en profite toutefois pour lui racheter son matelas gonflable et des pass pour les campings du DOC.
Samedi matin, check out. Sans nouvelle carte, ça va être dur. Mais, j’arrive quand même à payer deux semaines de location de voiture, et je finis enfin par partir d’Auckland. Ouf ! Direction le Nord, vers la Bay of Islands, mais avec un arrêt d’une nuit à Whangarei. Sur la route, je longe la côte et m’arrête plusieurs fois sur différentes plages très belles. Maintenant, j’ai deux semaines pour recevoir ma nouvelle carte, et surtout, pour pouvoir m’en servir. Mais ça, ce sera toute une autre histoire…

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