parc Dublin

4 jours à Dublin : ou comment prendre le temps de faire ce que je n’ai jamais fait

4 Jours à Dublin

Ce petit séjour à Dublin était quelque peu improvisé, préparé un peu à la dernière minute. Un coup de tête en quelque sorte. J’avais décidé de ne pas bouger de Dublin pour une fois, et en profiter pour faire ce que je n’avais jamais fait jusqu’à présent (bon, j’avoue, j’ai re-re-re-re-re-re-re-refait du shopping dans les magasins de la ville, surtout Penney’s…incorrigible je suis).

Le Nord de la Liffey

La Liffey, c’est le fleuve qui coule au milieu de Dublin, un peu comme la Seine à Paris ou la Tamise à Londres. Les lieux touristiques de Dublin se trouvant principalement au sud de la Liffey (Temple Bar, le Guinness Store, la cathédrale Saint Patrick…), je ne connaissais que peu ce côté de la ville. A part les magasins et le Spire, je n’y avais jamais fait grand-chose.

The Spire

La Liffey

J’avais choisi mon auberge (un peu par erreur, mais quelle belle erreur) dans ce quartier, et ne pouvant m’enregistrer qu’en milieu d’après-midi j’en ai profité pour commencer ma visite. J’étais logé sur l’Upper Gardiner Street. En me dirigeant vers les magasins situés sur O’Connell Street, je me suis tout d’abord arrêté prendre un vrai (petit) déjeuner. J’ai testé l’adresse Lily’s Café. Un café/salon de thé où l’Irish Breackfast est servi toute la journée. J’ai opté pour des œufs Bénédicte très bons avec un thé. Les prix sont très corrects et le choix assez conséquent. Une bonne adresse si vous passez dans le coin. Lily’s Café, 3A Cavendish row, Dublin.


Après quelques achats, je m’en retourne à mon auberge et en profite pour faire connaissance de mes compagnons de chambrée.

J’ai repris mon tour le lendemain, en commençant par The Garden of Remembrance, un tout petit parc, si on peut l’appeler comme ça, en mémoire de « ceux qui ont donné leur vie pour l’indépendance de l’Irlande« . Un joli coin pour venir bouquiner, s’embrasser ou juste se reposer.

J’ai ensuite marché jusqu’à la Black Church, fermée.

Mes pieds m’ont ensuite porté jusqu’à Henrietta Street (découverte sur le blog de Jolis Voyages), où l’on trouve celles qui sont connues pour être les plus anciennes maisons Géorgiennes encore existantes dans Dublin (1730).

Cette rue débouche sur l’arrière du King’s Inns, l’école de droit de Dublin, et la plus ancienne institution du pays, avant même le Trinity College (société créée en 1541, le bâtiment date semble-t-il de 1795).  Je ne savais pas ce que c’était, j’ai donc voulu aller voir de l’autre côté, à l’entrée du bâtiment où il y a un parc accessible au public….en semaine seulement. Nous sommes le weekend, le parc est fermé.

Il faudra que je revienne.

Je rejoins ensuite mon amie qui s’est installée en Irlande il y a quelques années. Nous testons une adresse qui s’est ouverte il y a peu de temps : le Dollard&Co, sur le Wellington Quay. C’est un endroit où on peut manger comme au restaurant, ou comme au self-service. Sauf que le dimanche le côté restaurant ferme assez tôt (et donc trop tard pour nous). On peut également y acheter de la charcuterie, du fromage, cet espace sert aussi d’épicerie fine. Les prix sont corrects, mais c’est un peu bizarre comme endroit. Alors, je vous laisse juger par vous-même de quoi il retourne.

Après (encore) un peu de shopping entre copine, il est temps pour moi de rentrer.

Et autour de Dublin il y a quoi?

Le lendemain, je teste le train pour la première fois (pardon, non, la seconde fois en fait si on compte cette fois quand j’étais étudiante) pour aller dans la ville de Malahide. Le trajet ne dure même pas une demi-heure, et coûte 3,25 euro. Malahide est surtout connu pour sa plage et son château. Donc, dès la sortie de la gare, je prends la direction du château. Ce dernier est entouré d’un énorme domaine partiellement ouvert au public (les jardins sont eux payants), et il est courant d’y voir des gens courir avec des enfants, des poussettes ou des chiens.

Le château ne se visite qu’en tour guidé. Nous sommes deux à cette heure-là, et commençons par une alerte incendie (nous apprendrons plus tard que ça arrive régulièrement et que ces alarmes sont souvent déclenchées par les fantômes des lieux). Ce château date du 12ème siècle et a été la propriété de la famille Talbot pendant près de 800 ans. La dernière propriétaire, Rose Talbot, n’ayant pas les moyens financiers d’entretenir les lieux, a vendu la propriété en 1975 à l’État Irlandais. Elle est décédée dans sa propriété de Malahide House en Tasmanie (Australie) en 2009.

Cet édifice a reçu beaucoup de modifications au fil du temps, modernité oblige, mais beaucoup des parquets, ornements muraux sont d’origine. Même certains meubles, que Mme Talbot avait vendus séparément de la résidence, ont été rachetés pour le transformer en musée.

Il y a également une abbaye à voir, juste en face de du centre d’information (où l’on se procure les tickets d’entrée, à 12,50€). C’est dans ce bâtiment également que l’on accède aux jardins (fleuris). Après, il suffit de suivre les sentiers pour faire le tour du (grand) domaine.

C’est une jolie visite intéressante à faire si vous avez du temps à passer dans le coin.

J’ai ensuite marché jusqu’à la plage. Un endroit qui attise le besoin de silence, de repos, et de réflexion. Dommage qu’il se soit mis à pleuvoir, je serai bien resté un peu plus longtemps!

Au lieu de ça, je suis remonté à la gare et pris la direction de la péninsule et de la ville de Howth, une autre destination que je lorgnais depuis l’an dernier. Le trajet en train depuis Malahide est au même prix (3,95€).

J’ai commencé par aller manger un Fish&Chips dans un restaurant du port, en attendant que la pluie cesse. J’ai trouvé, j’ai mangé, c’était bon, le personnel était très sympa, mais la taille du poisson était un peu trop restreinte pour le prix de l’assiette. Je n’ai donc pas noté le nom du restaurant. J’ai ensuite fait un tour sur les docks (une partie) et j’ai même eu la chance de voir une otarie! Puis, j’ai suivi la route qui mène au chemin côtier.

Note pour plus tard : toujours avoir au pied une paire de chaussures de randonnée!

Le chemin côtier fait le tour de la péninsule (plusieurs kilomètres). Il y a toutefois un sentier plus court qui mène au sommet (et que bien évidemment, j’ai loupé). J’ai donc suivit le sentier le long de la péninsule sur quelques kilomètres, un chemin praticable bien qu’un peu boueux par endroit, d’où l’intérêt d’avoir de bonnes chaussures pour le suivre. J’ai dû rebrousser chemin en milieu de parcours, mais je reviendrais pour le faire en entier, un jour!

Au retour, je fais untour dans le joli petit village, puis je m’arrête dans un salon de thé, le Marie-Louise Tea Room : un salon de thé au nom français, situé en Irlande, qui sert des scones anglais (entre autre) et tenu par des vénézuéliens! Vive la mondialisation! J’y ai passé un très bon moment et je me suis régalé avec mon scone et mon thé. Prix très abordables et choix conséquent.

Et sinon à Dublin on fait quoi d’autre?

Le lendemain, j’ai profité d’une grasse matinée. Puis, je suis allé faire une visite à Dublinia. Depuis le temps que je viens à Dublin, je n’étais encore jamais allé dans ce musée. En fait, Dublinia n’est pas vraiment un musée. Il n’y a pas vraiment de reliques à voir. C’est plus une reconstitution de l’histoire de Dublin de l’époque des vikings au moyen âge. On y apprend plein de choses (comme l’origine du nom de Dublin, le fait que la ville est été viking pendant plusieurs siècles). La visite est ludique, avec des reconstitutions de la vie à l’époque, on peut lire des panneaux, écrire son nom en viking,  voir une maquette de la ville au moyen âge, il y a même un étage réservé à l’archéologie : comment on fouille, comment on date des objets trouvés etc.

J’ai même écrit mon nom en Viking!

La visite se termine avec une vue à 360° depuis la tour.

Et on ressort du bâtiment du côté de Christchurch. Et oui, on passe dans le pont au-dessus de la route! Classe!

Entrée à 9,50 euro pour un adulte.

J’ai ensuite flâné dans Temple Bar, j’ai pris des portes colorées si chère à cette ville en photo, j’ai découvert un salon de thé dans Dublin où des livres d’art sont à disposition pendant votre dégustation et où l’on peut acheter du thé et du café sur place, le Clément et Pekoe.

Un bon thé matcha au salon Clément & Pekoe

Un petit concert au Mercharnt’s Arch dans Temple Bar et on oublie ses soucis et la pluie!

Une bonne adresse où il fait bon s’arrêter quand il pleut! J’ai ensuite fait un tour dans le Powerscourt House & Shopping Center, un petit centre commercial spécialisé en bijouteries et antiquaires. Ces deux adresses sont situées sur William Street South.

Le soir, je teste un restaurant japonais avec mon amie, le Wagamama, situé sur la King Street South, juste en dessous du Stephen’s Green Shopping Center. Les prix sont un peu élevés mais ça reste abordable une fois de temps en temps. Le service est impeccable et les plats sont bons! J’ai juste encore besoin de me faire à l’idée qu’en Irlande on mange à 17h30…

Mais encore?

J’avais toujours vu cette grosse tâche verte sur mes Tourist Map direction Nord-Ouest (entre parenthèse, ces cartes sont géniales pour visiter la ville!), mais je n’y avait jamais mis les pieds, en 15 ans d’amour pour l’Irlande. J’ai donc pris ma journée du mercredi pour me balader dans le Phoenix Park de Dublin.

C’est à Phoenix Park qu’il faut venir pour visiter le zoo de la ville (pas fait). Ici on commence par des jardins fleuris (quand on arrive par Parkgate Street), surtout du côté Est du parc.

En face, se trouve le Wellington Monument, un obélisque datant de 1817.

En continuant sur l’allée principale (une grande ligne droite pour les voitures, une voie pour les cyclistes et une autre pour les piétons), on passe devant des terrains de foot et autre sports, puis devant un bâtiment qui se nomme Aras An Uachtarain. Il s’avère que c’est la résidence du président de la République d’Irlande (pour info, le président actuel est Michael D. Higgins depuis 2011. Avant lui, le pays a été gouverné pendant 21 ans par des femmes!!!!!!!!).

Juste en face, on trouve l’ambassade américaine, mais comme je n’avais pas spécialement envie de me faire sauter dessus parce que les photos sont interdites je me suis abstenue d’en prendre.

Plus loin se trouve le Tourist Information Center, où il y a également un jardin splendide où les fleurs et les légumes se côtoient. Encore mieux, les légumes du jardin servent au restaurant du centre et sont même parfois vendus aux visiteurs! Ici se trouvent également quelques restes d’un château qui a été remanié, agrandi, détruit…

J’y ai testé un gâteau au chocolat….quelque peu écœurant bien que pas mauvais. Je suis habitué aux pâtisseries pas trop sucrées maintenant, celui-là n’en faisait pas parti, je n’ai pas pu le finir. Sachez toutefois que le restaurant du centre sert aussi des tartes, soupes et autres mets salés.

Le parc est immense. Et quand je dis immense, c’est vraiment immense! Ses 712 hectares en font le 2e plus grand parc citadin d’Europe. Et un super terrain de jeux pour sportifs et toutous en manque d’exercices!

Sur le chemin du retour j’ai fait un arrêt photo à la Pope Cross, la croix du Pape érigée pour la venue du Pape Jean-Paul II en 1979.

Après un bref passage entre les gouttes pour revenir en ville, j’ai pris le LUAS, le tramway dublinois, pour revenir sur O’Connell Street. Les billets allé simple vont de 2 € à 3,30 € selon la zone de destination (voir sur leur site pour plus de détail).

Après cette bonne balade, je reprends la direction de l’auberge pour faire mon paquetage. Je m’arrête au passage au Writer’s Museum. Un musée dédié aux auteurs irlandais. Situé juste au dessus du park of Remembrance, l’entrée côte 7,50€ et on vous prête un audio-guide (en anglais). C’est un petit musée intéressant qui retrace les vies des auteurs irlandais les plus connus (et un peu moins connus). Il n’y a pas beaucoup de reliques mais les explications sont intéressantes. Quelques pièces sont fermées au public du fait d’un dégât des eaux. Au fond du musée se trouve la boutique souvenir qui offre un bon panel de livres des auteurs présentés dans le musée (uniquement en anglais cependant). J’ai craqué et rompu mon souhait de ne plus acheter de livres avant d’en avoir lu plusieurs que j’ai en attente (et j’en ai beaucoup).

 

Cette photo n’est pas légale alors chuuuuuuuuuut!

Il est enfin temps pour moi de rentrer faire mon sac et tenter de siester un peu. Mon avion est aux aurores le lendemain, il faut que je quitte l’auberge au milieu de la nuit. Je discuterai un moment avec un jeune saoudien qui aura mis 2 jours à récupérer ses valises et qui ne sait pas mesurer la portée d’un « pshiiit » d’une bouteille de parfum… Minuit sonne, je prends un taxi pour l’aéroport (l’application My Taxi est pas mal d’ailleurs, si vous voulez tester). 6 heures du mat, je suis dans l’avion qui décolle. J’ai le malheur de fermer les yeux 5 minutes (je pense plutôt avoir dormi plus d’une heure) et je loupe le petit déjeuner offert par la compagnie. Deg. J’ai faim.

Retour au bercail, le travail m’attend dans quelques jours. Dublin et l’Irlande me manquent déjà. Je reviendrais, c’est sûr.

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