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3 jours dans le Connemara : ou comment la météo irlandaise vous rappelle à l’ordre.

Enfin me voici revenue en Irlande!!

Cette chère île émeraude m’avait manqué depuis trois ans!

Pendant ces quinze jours j’avais prévu plein de choses, notamment faire les trois îles d’Aran. Mais c’était sans compter la célèbre météo irlandaise. Je comptais avoir autant de chance qu’en Écosse l’an dernier, avec 15 jours de soleil sur 17 jours de voyage. Malheureusement, ce ne fût pas le cas. Toutefois, chaque chose a son bon côté, les changements de plan de dernière minute ne sont pas forcément que de mauvaises choses.

À mon arrivée à Dublin, j’ai pu prendre un bus directement de l’aéroport jusqu’à Galway. Moi qui m’étais préparée à X changement de lignes, c’était parfait. Vous pouvez trouver des billets de la compagnie Bus Eireann sur internet, sinon, vous avez juste à attendre à l’arrêt de bus qui vous concerne. Comptez entre 3 et 4 heures de trajets.

J’avais prévu deux nuits en auberge de jeunesse, histoire de me laisser une journée dans Galway pour re-revisiter la ville et surtout, pour planifier correctement mon séjour sur les îles d’Aran, avec l’aide escomptée de l’Office de Tourisme de Galway. Mais je suis arrivée un samedi soir. Et le dimanche, l’OT est fermé… première tuile. J’ai donc dû squatter un PC de l’auberge pour planifier ça par internet. Mais par acquis de conscience, avant de réserver quoi que ce soit, j’ai regardé la météo….. et là c’est le drame! Pluie pluie et encore pluie pour les trois prochains jours. Au moins. Mer….credi. Après maintes tergiversions, je décide d’aller faire un tour vers l’ouest, le temps ayant l’air (un peu) plus clément.

Entre temps je profite de ma journée pour faire une visite guidée gratuite (uniquement basée sur les pourboires) de la ville. Ce sera court, une petite heure, mais fort instructif. Elle débute généralement devant l’un des pubs du centre ville. Si vous êtes en auberge de jeunesse, ils vous donneront les infos pour rejoindre le groupe. La visite nous amène notamment devant l’arche Espagnole, le château, et quelques autres lieux de la ville.

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Le château de Galway, reconverti…

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Me voilà donc partie pour Clifden, petite ville au bout du bout du Connemara.

Ça s’est construit depuis ma dernière visite. Du moins, c’est l’impression que j’ai eu. Dans mes plans, j’avais prévu de séjourner dans le camping à la sortie de la ville et de faire depuis Clifden quelques randonnées sympathiques, comme la sky road, dont mon guide vente la beauté, et que l’OT de Clifden m’a recommandé. Manque de bol, le camping n’a jamais répondu ni à mon mail, ni aux appels téléphoniques, et pas moyen de réserver par internet. Par soucis d’économie, je décide donc d’aller à l’autre camping de Clifden, l’Eco beach park. Seulement voilà, si le camping est bien, il est aussi à 10 km de la ville même de Clifden. Alors adieu randonnées à travers le Connemara profond.

Adieu la Sky Road, et bonjour Omey island.

Arrivée en début d’après midi à Clifden, je décide de manger un bout avant d’appeler le camping. Mon choix se porte sur un petit salon qui ne paie pas de mine face aux grands pubs et restaurants, le Cullens coffee shop, mais je me suis régalé.

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La patronne/serveuse/probablement cuisinière était très gentille et aimable. Les prix étaient corrects et le service impeccable.

Mon arrivée au camping se fait donc en milieu d’après midi. Pour info, si vous n’êtes pas véhiculé on peut venir vous chercher, mais uniquement si vous comptez rester au moins deux nuits, comme c’était mon cas.

Je suis donc arrivée tôt et, malgré le fait de devoir monter ma tente et tout et tout (je commence à être douée dans ce domaine), je me suis vite retrouvé sans rien avoir à faire. Je suis bien allée sur la plage à côté, mais par une fin d’après-midi pluvieuse, et une eau froide, ça n’incite pas à de grandes activités (même si des fous furieux se sont baignés). C’est dans ces moments là qu’on se dit que finalement, louer une voiture ça peut être bien, ça permet de retourner en ville, de faire un tour dans la péninsule alentours et donc de passer le temps. Mais c’est là aussi qu’on se dit que finalement, on a bien fait de prendre quatre livres avec soi.

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J’occupe mon temps comme je peux, et je finis par aller manger. C’est là que deux allemandes me proposent de partager leur repas, en ayant préparé beaucoup trop. Si ça c’est pas trop gentil!! Nous discutons un moment et, malgré le plongeon suicidaire d’une araignée bien grasse sur ma tête (et même que je l’ai même pas tué), rien ne viendra nous perturber.

La nuit ne sera pas de tout repos. En effet, si ma tente est sensée être étanche, je ne l’ai encore jamais testé sous la pluie. Alors quand celle-ci se met à tomber à coup de rafales de vent, l’inquiétude monte. Mais au final, elle survivra, et après avoir séchée durant la journée, elle encaissera même une deuxième nuit pluvieuse sans broncher.

Ma journée complète dans les environs de Clifden je la passe donc sur Omey Island. Omey Island est une toute petite île dont on peut faire le tour en deux trois heures seulement à pied, mais qui n’est accessible qu’à marrée basse. Chaque année, ils organisent une course de chevaux sur le sable quand l’eau s’est retirée, et ils ont même installé des cages de foot.

Pour y accéder depuis le camping, il suffit normalement de longer la plage, escalader les rochers, traverser une autre plage, grimper sur une avancée de terre, redescendre sur une autre plage et enfin arriver au point qui nous permettra de traverser lorsque l’eau se sera retirée. En théorie, l’histoire prends moins d’une heure. Si seulement c’était toujours aussi simple… la première partie était plutôt facile (même si j’ai mis 45 minutes à chercher un semblant de début de sentier avant de comprendre qu’il n’y en avait quasiment pas). Mais ça s’est gâté pour moi au niveau de l’avancé de terrain. En effet, pour redescendre sur la plage, il faut traverser des rochers pas du tout pratiques. Mais surtout, il y avait des vaches sur ce terrain. La descente pas-à-pic-mais-presque leur sert de clôture naturelle. Et là, j’ai eu peur. Pourquoi? Je ne sais plus. Mais entre la peur de descendre sur ces rochers glissants et les ovins qui me regardaient de travers (si si j’vous jure!), la peur m’a saisie et j’ai fait demi tour. J’ai donc rejoint Omey Island par la route (sans manquer l »agressivité de deux chiens au passage bien sûr…..).

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Une fois la mer traversée (à pied, appelez moi Dieu… [c’est une blague bien sûr]), me voici sur l’unique route de l’île, qui part en direction du Sud-Ouest. Elle ne va pas bien loin, l’île n’est pas grande et il n’y a pas beaucoup d’habitants. Principalement des fermiers et éleveurs. Bovins. Donc, il y a des vaches partout. Et donc, sur la route. Forcément. Donc, forcément, elles m’ont bloqué le chemin. J’ai du faire demi-tour après une demi-heure de marche (oui je sais, je suis stupide, mais la peur ne se contrôle pas). J’ai quand même eu le temps d’arriver jusqu’au lac situé au milieu de l’île.

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Revenant sur mes pas, je passes par la plage au dessous du cimetière pour rejoindre les plages et sentiers situés de l’autre côté de l’île. Des plages, des rochers, des sentiers et des pâturages, voilà ce qu’on trouve de ce côté là. On y trouve aussi les restes d’une église et d’autres vestiges (que je n’ai pu voir pour cause de grosses vaches au milieu du sentier……. encore…….).

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Mon retour au camping se fera aussi par la route.

Ce n’est peut être pas ce que j’espérais voir en venant à Clifden, mais ce fût tout de même une belle balade. Omey Island est un bel endroit pour observer les caprices de la mer mais aussi ses habitants (baleines et dauphins).

Le soir, nouvelle rincée. Mais la tente ayant séchée durant la journée, elle a bien tenue. Cooool! Le lendemain matin, le proprio me ramènera à Clifden pour prendre le bus et revenir sur Galway. Je prendrai une fois sur place, un ticket pour les îles d’Aran, du moins pour l’île d’Inishmore. Mais ça, c’est une autre histoire.

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