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Le Freedom Trail de Boston : ou comment suivre le fil rouge de l’histoire

Le Freedom Trail de Boston

Il fallait bien un article entier consacré au Freedom Trail pour vous présenter un peu la ville de Boston et son histoire.

Tout d’abord, laissez moi vous expliquer le principe. Boston étant une ville riche en histoire, ils ont eu l’idée de créer une ligne rouge d’environ 4 km à suivre pour voir tous les monuments qui ont fait l’histoire de la ville/pays. Cette ligne est souvent faite de brique (une ligne rouge entourée de deux lignes blanches) ou peinte de la même manière. Une excellente idée qui nous fait traverser la ville d’une agréable manière. Prévoyez une bonne paire de chaussures!

Point de départ: le Boston Common Park.

 Je peux enfin vous parler de ce parc que j’ai traversé maintes fois au cours de mon séjour. C’est le plus vieux jardin public des États-Unis, situé au pied de la State House. Il n’est qu’à une rue du Public Garden. Dans le Boston Common il y a un petit bassin/lac, où les bateaux télécommandés mènent la belle vie. Dans le Public Garden, il y a un lac un peu plus grand où des bateaux-cygnes naviguent paisiblement avec des dizaines de passagers sur leur dos. C’est un endroit très agréable, avec bancs, carrés de fleurs et statues de commémorations. Il y en a une (ou plusieurs qui ne forment qu’une œuvre) particulière : celle d’une cane et de ses canetons. L’historie que nous a conté notre guide lors de la visite du quartier Beacon Hill, dit que la circulation de la rue aurait été arrêtée par un agent de police pour laisser passer cette petite famille à plume. Autre intérêt historique : ce site appartenait à un propriétaire privé qui, à l’arrivé des émigrés, a préféré s’exiler à l’Ouest.

La Massachusetts State House

La State House, c’est le parlement de l’État, là où siège l’Assemblée et où se trouve le bureau du gouverneur (toujours en activité, parce qu’en ville, il y en a eu plusieurs au fil du temps). Construite en 1798, elle est facilement reconnaissable à son dôme recouvert d’or. C’est ici que pour la première fois une femme a été autorisée à faire un discours devant l’Assemblée. Elle se visite, et c’est gratuit, mais certaines salles ne sont pas accessible si le parlement est en cession. Juste en face, de l’autre côté de la route, il y a une fresque en métal, le Robert Gould Shaw Memorial, rendant hommage au 54e régiment d’infanterie du Massachussets, qui comptait beaucoup d’hommes noirs libres durant la guerre de Sécession. Je vous parlerai de ma visite lors d’un prochain article.

La Park Street Church

 Une église que je n’ai pas visité (encore une raison de revenir?). Elle a été construite en 1810 en lieu et place d’un grenier à grain. C’est ici qu’en 1829 William Lloyd Garrison a effectué le premier discours public antiesclavagiste.

C’est le cloché blanc là qu’on voit…

The Granary Burial Ground

C’est le cimetière attenant à l’église de Park Street. Il date de 1660. Il est célèbre car c’est là que 3 des signataires de la déclaration d’indépendance sont enterrés, entre autres. Car il y a aussi beaucoup de gouverneurs et les parents de Benjamin Franklin. Lui non plus, je ne l’ai pas « visité ». Faut dire que j’ai pris le Freedom Trail en route et pas à son départ, et que je l’ai fait par morceaux (il faut donc VRAIMENT que je revienne haha!).

The King’s Chapel

Première église anglicane du pays. Je n’y suis pas entré, mais le cimetière attenant m’a étonné, avec se pierres tombales arborant des têtes de mort avec des ailes d’ange…

La Old South Meeting House

C’était une église puis un lieu de réunions populaires. C’est ici que venait se recueillir la première femme Noire à avoir publié un recueil de poème. Aujourd’hui, c’est un musée sur la révolution américaine (non visité).

La Old State House

Construite en 1713, c’était un haut lieu politique. C’est dans ce bâtiment que fût installé pour la première fois une galerie au dessus de l’assemblée, afin que le public puisse assister aux débats. C’est ici que fût lue la déclaration d’indépendance à son arrivée depuis Philadelphie. Après avoir servie d’entrepôt et avoir été abandonnée, elle fût restaurée après que des fanas d’histoire venus de Chicago aient voulu la démonter et la remonter près du lac Michigan (non mais!). Aujourd’hui, c’est aussi un musée.

Le Faneuil Hall

C’est un marché quoi! Construit en 1742, il fût offert par un riche marchand (Peter Faneuil). Dans la salle de réunion du 1er étage se tint toutes les grandes réunions de protestations contre la couronne anglaise, ou contre l’esclavage. Maintenant, cette salle est une accumulation de boutiques.

Quincy Market

Pas besoin d’aller loin. Juste à côté du Faneuil Hall, c’est ici que l’on trouve une myriade de stands pour manger et de boutiques en tout genre. C’était autrefois les anciennes halles de la ville.

Non loin de là, se trouvent un mémorial de la Shoah. De grandes plaques de verre où sont gravés non pas les noms mais les numéros des prisonniers des divers camps de concentrations et exterminations. Les noms de ces différents camps sont notés au sol. Je ne crois pas que ça fasse vraiment parti du Freedom Trail, mais il n’en reste pas moins émouvant!

La maison de Paul Revere

Paul Revere était le fils d’un Huguenot français. C’était un orfèvre, père de 16 enfants qui fût un héro de la guerre d’indépendance. Il est surtout connu pour avoir été un rapide messager, permettant ainsi de prévenir la garde d’une attaque imminente de l’armée Britannique à Lexington en se faufilant en barque au milieu des navires anglais.

La maison se visite, mais je n’y suis pas entré.

La Old North Church.

Depuis la maison de Paul Revere, il n’y a pas bien loin à marcher pour arriver à la Old North Church. Il suffit de traverser le Paul Revere Mall, une allée arborant la statue du valeureux messager. Une jolie église toute blanche avec un beau clocher et un intérieur immaculé. Dans la petite court, un mur de plaques de soldats sert de décoration.

C’est la plus vieille église encore en activité de Boston, elle date de 1723. Lors de sa « chevauchée fantastique », Paul Revere demanda au maître des lieux de déposer des lanternes dans le clocher pour avertir les habitants de Charlestown de l’arrivée des anglais.

Le cimetière de Copp’s Hill

C’est le deuxième plus vieux cimetière de la ville. Les anglais se sont servis de ce lieu pour bombarder les insurgés depuis les hauteurs durant la guerre d’indépendance. Les tombes sont caractéristiques de la ville, et certaines figures célèbres de la guerre d’indépendance et de l’abolition de l’esclavage.

 

Bunker Hill

En traversant la Charles River par le Charlestown Bridge, nous arrivons dans le quartier de Charlestown, un joli quartier résidentiel plein de charmes dont je vous ai parlé dans ma présentation des quartiers de Boston. C’est un haut lieu de l’histoire de la ville. C’est ici que l’une des premières grandes batailles entre patriotes et armée britannique a eu lieu. Même si les indépendantistes ont perdus, les anglais ont perdu plus de 1000 hommes et n’ont pu quitter la ville comme ils avaient prévu. Un obélisque a été construit en lieu et place pour commémorer l’évènement. La construction, qui a duré 18 ans, a commencé en 1925.

Juste en dessous de la bute se trouve un musée, qui permet, en plus de connaitre l’histoire de la bataille en détail, de récupérer un ticket (gratuit) pour pouvoir monter les 264 marches jusqu’en haut de l’obélisque. Claustrophobes s’abstenir!

L’USS Constitution

Le clou du spectacle du Freedom Trail. C’est un navire qui a été construit en 1797, et qui, encore aujourd’hui, est à flot (le 2ème plus ancien bateau de guerre encore à flot, si j’en crois mon guide). Forcément, comme je n’ai pas regardé les horaires d’ouverture avant, je suis venue le seul jour de la semaine où la visite est fermée (un autre jour que celui où j’ai fait le Freedom Trail). J’ai toutefois pu faire un tour dans le musée qui lui est dédié (gratuit, donations recommandées) où l’on apprend tous les exploits de ce navire et de ses différents capitaines, face à des navires plus gros, ou face à plusieurs autres navires, et où petits et grands peuvent découvrir la vie à bord. C’était très intéressant. Une autre raison de revenir……..

Pour revenir sur la presqu’île, vous pouvez soit prendre le Freedom Trail en sens inverse (ce que j’ai fait, en retraversant le quartier de North End, le little Italy de Boston), soit prendre le bateau. Des navettes qui relient Charlestowns au Waterfront. Pour cela, prendre la navette nommée Charlestown Navy Yard/Long Wharf. Le ticket coûte 1,70 $ et s’achète directement sur le bateau. Mais si vous avez un pass de plusieurs jours pour le métro, il vous permettra de n’avoir rien à régler (ça dépend de la même compagnie, le ticket de métro est donc valable sur le bateau).

J’ai apparemment survolé le Freedom Trail. N’ayant aucunes explications au fur et à mesure de mes visites, c’était un peu moins amusant. Il faudra donc que je revienne, et que je fasse un de ces tours guidés avec des guides costumés façon années 1790. A moins que je décide de faire une visite guidée en français avec Mathilde du blog Maathiildee (ce blog est une pépite pour qui veut visiter Boston par lui même, mais elle fait aussi des tours guidés de la ville). Cependant, même sans explications, c’est une jolie balade à travers la ville.

Cette excursion me prit une journée, surtout parce que je l’ai fait en deux fois et que j’ai pris mon temps pour le faire (une pause par ci, une autre par là). J’ai voulu revenir le midi pour manger une dernière fois avec mon amie de New York avant qu’elle reprenne le bus pour Manhattan. C’est un incontournable de Boston, alors si vous allez dans la ville historique, prévoyez une bonne paire de baskets!

Mais je n’ai pas fait que ça. Alors pour connaitre les autres visites que j’ai pu effectuer, attendez  mon prochain article, et relisez le premier!

A bientôt!

2 commentaires sur “Le Freedom Trail de Boston : ou comment suivre le fil rouge de l’histoire

  1. merci pr cet article très complet
    j espère y aller 1 de ces 4
    j adore cette ville même si je n y suis jamais allée je sais c est bête
    mais l esprit qui s en dégage

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