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Weekend à Lille : parce que « Weekend à Rome » c’était déjà pris (humour…)

Je viens de passer un weekend prolongé à Lille, à l’occasion de la Grande Braderie, et bien évidement, j’ai envie de vous faire profiter de mes découvertes, et de mon expérience sur ce grand évènement connu du monde entier.

La Grande Braderie.

La Grande Braderie de Lille est le plus grand marché au puce d’Europe qui se déroule le premier weekend de Septembre. Elle se déroule sur deux jours (samedi et dimanche). Sa création remonte au moyen âge, les premiers écrits la mentionnant datant de 1127. Elle est généralement accompagnée (depuis quelques décennies) d’une fête foraine et d’un marathon.

 

Si le nom, la date et la durée ont changé au fil du temps, sa réalisation n’a jamais cessé, hormis l’an dernier. En effet, suite aux multiples attaques terroristes ayant eu lieu en Europe en 2015 et début 2016, le délai était trop court pour appliquer les mesures de sécurité dues à l’état d’urgence, elle a donc été annulée. Pour mieux revenir cette année.

Si j’ai bien tout suivi, la braderie de cette année était moins étendue que les autres années. Et il y a avait aussi moins de monde que d’habitude (entre 2 et 3 millions de visiteurs en règle générale), bien que pour moi c’était déjà bien assez (la foule fait ressortir l’insociable que je suis).

C’est l’occasion pour les particuliers de vider les placards, greniers et autres garages. Pour les professionnels, les bonnes affaires se font avant l’arrivée des visiteurs lambdas. Les magasins en ville ont aussi profité de l’occasion pour faire des « prix braderie ».

Les restaurants font le plein de moules et de frites pour l’occasion.

Hommage à toutes ces moules mortes pour nourrir les bradeurs. Paix à leurs coquilles.

C’est aussi l’occasion pour les fêtards de faire la fête sans raison (enfin si, y en a une, c’est la braderie!). Encore plus longtemps, encore plus bruyamment. Ce sont des hectolitres de bières qui sont consommés, et des tonnes de coquilles de moules jetées au petit matin.

Petite aparté: je tiens à féliciter les services de la ville pour le nettoyage des rues de la braderie : si ce n’est l’odeur qui ne peut être masquée en une nuit, au petit matin les rues étaient propres et libres de tout cimetières à moules.

J’ai donc passé mon samedi à arpenter (difficilement) les rues du vieux Lille au milieu des exposants. J’ai commencé par les stands situés sur le parking près de la citadelle et du zoo.

Vous saviez vous qu’il y avait une citadelle à Lille? Une citadelle Vauban qui plus est? Moi non, et ce fût une belle surprise. Jusqu’à ce que j’apprenne qu’elle ne se visite pas car elle sert toujours de garnison (ou alors, sur réservation et lors des journées du patrimoine). Cette forteresse n’a jamais été prise, et apparemment, il est tout aussi difficile d’en sortir… La promenade jusqu’à l’entrée m’aura toutefois fait profité de quelques belles images.

J’ai ensuite pris la direction du centre ville. La Grand Place, la vieille Bourse, l’Opéra, la Chambre de Commerce et son beffroy.

J’en ai profité pour faire un peu du lèche vitrine, mais pas d’achat conséquent (pour une fois, j’ai réussit à rester sage). J’ai juste succombé aux gâteaux de la boutique Meert, une des plus ancienne de la ville, surtout connue pour ses gaufres (que je n’ai pas goûté).

J’en ai profité pour admirer les belles façades de la ville. J’ai aussi profité de la quiétude de l’église Saint Maurice. Saint Maurice était un général Romain qui fût, lui et sa compagnie, massacré par l’empereur Maximien pour avoir refusé de tuer d’autres chrétiens au nom de l’empire.

Comme j’avais un petit creux, je me suis arrêté dans une boutique, le Croque François, un petit snack à base de croques monsieur (mais vous l’aurez déjà deviné). Ce qui m’a fait entré dans ce snack? Le dessin sur leur tableau à l’extérieur avec le message « le dessin est pourri mais les repas sont bons« , ou quelque chose dans ce goût là. Et effectivement, je me suis régalé. Les croques sont fait avec des produits frais et notamment du fromage qui en a réellement le goût. Les frites sont aussi maison et elles sont délicieuses. La mayonnaise semble également artisanale. Il y a des menus avec dessert et/ou boisson incluse. On peut donc se régaler pour moins de 15 euro. Se snack se situe au 13 Rue de l’hôpital Militaire.

Je suis ensuite allé voir le Palais Rihour, où se trouve l’office du tourisme. Enfin, du moins, ce qu’il en reste (du palais). Si autrefois il y avait en ce lieu un grand palais, aujourd’hui il ne reste que quelques salles (dont l’office du tourisme).

Puis, ayant une migraine naissante, je suis rentré à l’auberge pour faire la connaissance d’une jeune américaine de mon dortoir. Après un moment de repos, nous sommes allé profiter de l’ambiance de la ville by night.

D’abord, nous avons testé les délicieux baggels des magasins Bagelstein (plusieurs menus et formules, pour pas cher), puis nous avons pris un bain de foule et une rafale d’odeur de moules marinières mélangées aux moules au maroilles, puis sommes passées par la cour de la vieille Bourse où l’on trouve des bouquinistes d’occasion.

Après ça, une bonne nuit de sommeil s’imposait.

Visite de la ville et rencontres de blogueuses.

Le lendemain était un grand jour. C’est ce jour là que j’allais ENFIN rencontrer ma copine de Twitter j’ai nommé Chacha du blog Les Aventures de la Tribu de Chacha. Une femme aussi adorable en vrai qu’en tweets. Elle a été un très bon guide et m’a expliqué beaucoup de choses sur Lille (dont je vais essayer de me souvenir). Elle m’a tout d’abord mené au marché de Wazemmes. Un  marché bondé qui donne l’impression d’avoir franchi la Méditerranée. Les robes orientales côtoient les jeans moulants. Les bouquets de fleurs sont à des prix défiant toutes concurrence et on y trouve aussi bien des vêtements que des accessoires électroniques. Nous avons voulu ensuite aller dans les halles, où se trouvent les produits comestibles, et les produits locaux. Malheureusement pour nous, les halles étaient fermées. Dommages. Il faudra revenir.

Si nous avons pris le métro pour aller à Wazemmes, nous rentrons dans le centre de Lille à pied. Nous passons ainsi le théâtre Sébastopol et le Musée des Beaux Arts, avec son nouveau bâtiment tout vitré où l’ancien se reflète magnifiquement.

Le palais du musée des beaux arts qui se reflète

Comme le port Salut, c’est marqué dessus, le théâtre Sébastopol

Chacha me fait aussi profiter de ses connaissances. Nous passons quelques impasses, et elle m’explique qu’autrefois s’y trouvaient la maison d’un patron et des petites maisons autour où logeaient les ouvriers. Il n’y avait pas de sanitaires dans les maisons au début du 20ème siècle, il n’y en avait qu’à l’extérieur. Les sanitaires ont été ajoutés plus tard, au fur et à mesure du rachat de ces maisons.

Nous revenons dans le centre et parcourons les rues où Chacha m’explique qu’il y a encore quelques années, certaines de ces rues étaient emplies de prostituées. Petit à petit, la municipalité les a « chassé », et les boutiques ainsi que les habitants se sont réappropriés ces rues, en faisant un quartier touristique fort sympathique.

Pour le déjeuner, elle m’amène dans un restaurant où l’on mange des burgers maison. Pardon. Pas des burgers, mais des hamburgés : chez Big Fernand. des burgers où le pain, la mayonnaise, les frites sont fait maison, où les produits sont frais, où l’on peu manger des burgers à autre chose que du bœuf (il y a du veau, du poulet et autre). J’ai testé le hamburgé au maroilles. Un délice! C’est une entreprise créée par 3 amis et qui, une fois de plus, nous démontre qu’avec une bonne idée et de la volonté on peut arriver à presque tout. C’est une adresse bien connue des lillois, alors n’hésitez pas à y aller!

Et en plus ils ont de l’humour…

Nous atterrissons ensuite devant la Cathédrale Notre Dame de la Treille. Un édifice, vraiment particulier. Particulier car l’arrière de la cathédrale est de style gothique, ancien, et date de plusieurs siècles. La façade devant par contre, est tout à fait moderne (j’apprendrai la raison le lendemain, lors du Free Walking tour). L’intérieur est à l’image de l’extérieur : un mélange d’ancien et de moderne. C’est bizarre, mais ce n’est pas forcément moche. Il y a de belles choses à voir et ce lieu n’en reste pas moins un lieu de recueillement accueillant.

La façade est très particulière.

Nous nous arrêtons ensuite dans un salon de thé repéré au hasard d’une rue : Elisabeth’s. Les pâtisseries (j’ai testé un crumble fruits rouges délicieux) sont aussi bonnes que belles. Là aussi, une envie d’entreprendre qui a fonctionné, au départ au Touquet, puis à Lille. Cette boutique se situe au 71 rue Basse.

Un salon de thé à la déco comme je les aime!

Encore un petit verre chez Morel & Fils une ancienne corseterie transformée en brasserie. Chacha m’apprend ici que la brasserie n’a strictement rien changé de l’ancienne boutique, ni la façade, ni l’intérieur. Les lendemains de braderie sont difficiles pour certaines personnes apparemment… Puis il est déjà l’heure de se dire au revoir. Snif. Ce fût une belle journée avec une belle personne. Vivement qu’on remette ça!

Le soir, je dégustes un autre burger au maroilles à l’auberge (car il y a un bar qui sert de la nourriture dans l’auberge) avec mes deux colocataires de dortoir. Nous allons ensuite boire un verre dans un bar à vin situé non loin de là (rue Saint André), nommé Jaja. Nous y buvons du très bon vin et dégustons un délicieux plateau de fromage. décidément, la vie est vraiment trop dure…

Dernière journée de ce weekend à Lille

Mon troisième et dernier jour en ville je l’entame par un Free Walking Tour (vous savez, ces visites gratuites basées sur les pour-boire) au départ de l’auberge. J’y apprend que Lille faisait autrefois partie du territoire des Flandres, tout comme la Belgique et les Pays-Bas. C’est notre cher Louis XIV qui l’a rattaché à la France.

J’y apprend également que la fameuse façade de la cathédrale Notre dame de la Treille est dû au fait que cette cathédrale a été entièrement financée par l’église et de ce fait, l’église ayant manqué d’argent assez vite, les plans de constructions ont dû être revus, et les travaux suspendus plusieurs fois au fil du temps. Elle a été terminée il y a moins de 20 ans, faisant de cette cathédrale la plus récente du pays. Nous visitons quelques impasses, où une question est posé : comment font les gens pour amener les gros meubles par de si petites ruelles étriquées??? Mystères…

Nous apprenons également, en arrivant devant le bâtiment de Morel Et Fils, que les lillois ont beaucoup d’humour. Lors d’un siège par les allemands, des boulets de canon ont été tiré sur ce bâtiment, et on peut encore aujourd’hui les voir. L’un d’entre eux à même été transformé en sein par l’enseigne de sous-vêtement!

J’ai eu droit à plein d’autres informations mais je n’ai malheureusement pas tout retenu. A la fin de notre tour, j’ai pu tester l’une des spécialité du coin, le Merveilleux, un gâteau composé de deux meringues collés et entourés de crème fouettée et roulée dans des copeaux de chocolats. Beaucoup moins sucré et lourd qu’il n’y parait. La boutique spécialiste c’est la boutique de Fred mais elle est fermé le lundi, alors j’ai testé chez Méo, sur la Grand Place (recette de chez Fred donc c’est pareil).

L’après-midi j’avais prévu d’aller au musée des beaux-arts que Chacha m’avait montré la veille. Mais j’avais honnêtement pas le courage d’aller jusque là-bas. J’ai ensuite voulu aller au musée de l’Hospice Comtesse (guère plus près), mais il était encore fermé quand j’étais décidée (le lundi, il n’ouvre que l’après-midi). Du coup, j’ai perdu toute motivation.

J’ai donc erré jusqu’au centre commercial Euralille où j’ai flâné, résisté aux pulsions d’achats et bu un café, en attendant de rencontrer une autre blogueuse : Malicyel, du blog du Un pied dans les nuages. On s’était vu au salon des blogueurs 2016, mais j’avais fait ma sauvage et on ne s’était pas parlé. Là on a pu profiter de quelques heures autour d’un thé pour papoter voyages, surtout qu’elle est venu faire un tour dans nos belles montagnes des Hautes-Alpes. Encore une rencontre fort sympathique.

Avant ça, j’ai profité de mon temps libre pour faire un tour dans le parc situé juste à côté du centre commercial, le parc Henri Matisse : un parc à l’aspect « sauvage contrôlé ». S’il est bien entretenu, j’avoue ne pas m’être sentie bien tranquille dans ses multiples chemins. Ne me demandez pas pourquoi, il n’y avait pas de quoi se sentir en insécurité, mais je me sentais pas à mon aise. Dommages, il a vraiment l’air agréable (si on se fit au nombre d’étudiants venus s’y poser).

Le parc se termine (ou commence) à la porte de Roubaix

Un goûté plus tard et il est temps de rentrer plier bagages. Pas de sortie le soir, il faut savoir s’arrêter à un moment donné. Et puis faut faire ses valises.

Et voilà comment se termine mon weekend prolongé à Lille, à l’occasion de la Grande Braderie. Un séjour fort agréable et en plus, j’ai eu droit à un beau soleil (bon, ok, il y a eu quelques nuages et des gouttes de pluie mais rien en comparaison de la réputation de la météo ici). J’ai apprécié la ville, j’ai apprécié ses gens, je n’aime pas les moules mais j’ai aimé la gastronomie du Nord, je me suis même régalée avec ce fromage qui pue abominablement : le maroilles. Alors oui, j’aimerai revenir. Un jour.

En attendant, il y aura d’autres projets, et d’autres voyages. Alors à bientôt, pour de nouvelles aventures.

8 commentaires sur “Weekend à Lille : parce que « Weekend à Rome » c’était déjà pris (humour…)

  1. Initialement je voulais découvrir Lille lors de la braderie, puis j’ai été honnête avec moi-même : je n’aime pas la foule et donc c’est fin août l’année dernière que j’y suis allée (et j’ai bien fait puisque la braderie avait été annulée).
    Mon meilleur souvenir reste les Merveilleux de Fred, également testé au café Meo mais en format mini (pour pouvoir tester 3 parfums sans avoir l’impression d’être une goinfre). Par contre j’ai regretté de ne pas découvrir le marché Wanzemmes qui m’avait l’air vraiment sympa et différent du centre ville.
    La prochaine fois, je t’accompagne 😉

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