san francisco

San Francisco le retour (ter): ou quand la boucle est finalement bouclée…

San Francisco a vraiment été une ville coup de cœur.

Son ambiance, sa configuration, ses belles maisons, son pont plus que célèbre et les lions de mers tous plus trognons les uns que les autres… il faut dire aussi que l’ambiance dans les deux auberges de jeunesse et les gens que j’y ai rencontré ont beaucoup contribué à me faire aimer cette ville. Alors oui, y retourner a été une envie qui m’a pris depuis mon départ de la ville pour Hawaï plusieurs mois plus tôt. Mais il n’était pas à l’ordre du jour d’y retourner de sitôt, avant que je n’aie cet accident de voiture en Nouvelle-Zélande.

Cet accident faisant un trou conséquent dans mon budget, j’ai alors décidé de supprimer les étapes Chine et Mongolie. Du coup, il me restait quand même assez pour une seule destination pour une période plus courte qu’un mois et demi. Alors après avoir comparé, comparé et encore comparé les billets d’avions (et à ce titre je confirme le conseil d’autres blogueurs de changer de connexion internet et donc d’adresse IP pour faire des recherches sans que les tarifs n’augmentent toutes les cinq minutes), j’ai opté pour un vol avec deux escales depuis Marseille. En effet, je suis rentré deux semaines en France pour retrouver ma famille et mes amis, avant de repartir deux semaines dans cette citée fantastique.

bateau baie san francisco

Mais que serait un voyage sans ennuis ?

J’ai voyagé pendant plus de 10 mois à travers le monde et je n’ai jamais eu de soucis avec mon sac en soute. Cette fois, j’avais oublié mon cadenas, alors une fois à l’aéroport, l’hôtesse a mis mon sac dans un sac plastique scellé. Chouette ! à la première escale à Amsterdam, pas de problèmes, je n’avais pas à le récupérer. A ma deuxième escale cependant, à Portland (et au passage, rien qu’en survolant la zone en avion ça m’a donné terriblement envie de venir visiter le coin), je devais récupérer mon sac pour passer la douane. Sauf que là, pas de sac. J’ai attendu un moment, puis vu un employé qui m’a dit de faire une réclamation au bureau de la compagnie mais seulement une fois arrivée à ma dernière destination. Donc, me voilà arrivée la dernière dans le dernier avion m’emmenant à San Francisco.

Une fois atterrie à destination, et ma réclamation enregistrée (pour information, si vous devez faire une réclamation et que vous avez pris un vol avec plusieurs compagnies différentes, vous devez faire la réclamation auprès du bureau de la dernière compagnie usitée), me voilà repartie, un dimanche après-midi, en direction de mon auberge coup de cœur, Pacific Tradewinds Hostel. Me voilà donc partie, une fois mon lit attribué, faire un peu de shopping de subsistance (oh, du shopping ! un vrai calvaire pour une fille comme moi !……… [Humour]). Heureusement, San Francisco ce n’est pas Gap. Le dimanche, beaucoup de magasins sont ouvert.

Revenons à l’essentiel

Maintenant que je suis revenue, il faut que j’organise mes quinze jours sur place. Un petit tour à l’office du tourisme et hop ! Voilà mon planning tout prêt. Une visite d’Alcatraz (que je n’avais pas pu faire la première fois), un tour des vignobles de la Nappa Valley et un  séjour au célèbre Yosemite National Park. Ah oui, ça j’avais prévu de le faire avant de prendre mon billet d’avion. Alors il était normal que mère nature me mette un peu des bâtons dans les roues : un des plus grands feux d’Amérique de ces dernières décennies s’est déclenché quelques semaines avant mon départ. J’ai donc suivi l’actualité, et j’ai trouvé un site où l’on peut suivre en direct les feux des Etats Unis : Inciweb  . Bref, malgré tous ces événements, j’ai quand même pu réserver trois jours deux nuits dans le parc. Et c’était génial.

Le vin de Californie

Mais commençons tout d’abord par la petite virée dans les Nappa et Sonoma Valley, deux vallées viticoles renommées de la Californie. Une journée de dégustation dans un bus super confortable. Le guide était très sympa. Le tour par contre, était sympa aussi, les domaines visités étaient très intéressants (notamment la visite guidée d’un domaine viticole organique) seulement, la moitié des dégustations étaient à notre charge. C’est pas cool ça.

vignoble californien

vignoble californie

vignoble californie

Donc si vous devez réserver un tour du genre, quelle que soit la compagnie, veillez à savoir exactement combien de dégustations sont réellement prises en charge. Ceci–dit, j’ai passé une excellente journée et une de mes co-dégustatrice et moi avons pu tester un petit resto bien sympa dans la ville de Sonoma.

Bon, je ne m’attarderai pas sur les autres « co-dégustateurs » qui en fait étaient de vieux vacanciers venus faire un tour de dégustation de vin alors qu’ils ne boivent pas d’alcool…. (ou comment perdre son argent pour rien), mais c’était une belle journée et ce qui est pratique avec ces tours, c’est qu’on vous redépose juste devant votre hôtel (donc vous pouvez boire sans (trop) de modération).

Puis, un ou deux jours plus tard, sans avoir de garantie de retrouver une place dans mon auberge préférée, j’ai pris la route avec un autre locataire de l’auberge en direction du Yosemite National Park.

Le Yosemite National Park

Je suis partie avec la compagnie Incredible Adventures . Une compagnie qui roule au biodiesel. Le guide était super. Certes il y a bien 4 à 5 heures de routes pour aller au parc, alors pour ceux qui se seraient imaginé que faire l’aller-retour sur une journée serait un bon plan, je vous le déconseille. Il n’y a qu’à voir les commentaires de ceux qui l’ont fait : tous déçus. En même temps les gars, vous faites jamais de calcul de trajet quand vous voyagez ???  Bref, moi j’ai préféré camper dans une grande tente dans un camping à l’entrée du parc (donc sécurisé) avec une tente super grande pour moi toute seule. Et le guide nous a cuisiné de bons petits plats et la constitution des petits dejs et sandwichs étaient plus que correct.

Nous nous sommes arrêtés sur la route dans un petit marché paysan couvert où on a pu tester le bruots, un fruit totalement artificiel : un mélange entre l’abricot et la pêche. C’est loin d’être mauvais ! Puis nous avons pris nos quartiers dans le camping à l’entrée sud du parc. Ensuite nous allons nous balader au milieu des séquoias dans les Wamona et Mariposa Grove.

parc américain

parc américain

parc américain

parc ouest américain

Une jolie ballade qui vient compléter celle que j’avais faite à Kings canyon et Sequoia National Forest, plus au Sud. C’était il y a presque un an… Et enfin, avant de revenir au campement, on s’arrête pour prendre des photos du rock El Capitan, le capitaine des lieux, et de la vallée qui s’étend à ses pieds.

parc ouest americain

parc ouest américain

Le spectacle est grandiose. Pas besoin de Photoshop pour en faire de belles photos…

Après une nuit de repos dans nos grandes tentes, et après avoir dû faire fuir un insistant opossum de nos réserves de nourriture, nous voilà repartis pour de nouvelles aventures.

Une première randonnée nous amène à Taft Point.

parc ouest américain

parc ouest américain

Une cime de crête qui surplombe une partie du parc. Attention, sujets au vertige s’abstenir. La rando dure environ deux heures, mais c’est assez facile. Au loin, on peut apercevoir les nuages de fumée dégagés par l’incendie qui ravage le nord du Parc.

parc ouest américain

parc ouest américain

parc ouest américain

parc ouest américain

C’est assez flippant.

De là, nous partons vers le Sentinel Dome.

La marche est un petit peu plus ardue, et dure autant de temps. Autant dire que le pique-nique que l’on déguste à l’arrivée est plus qu’apprécié ! De là, nous avons une vue à 360° sur le parc. Époustouflant !

Pour redescendre, nous avons l’option de redescendre le tout à pied, mais tout le groupe décide en fait de descendre juste une partie du chemin pour rejoindre le Glacier Point et d’attendre là le bus. Nous retrouvons une vue magnifique sur les grands rocks qu’abrite le parc. Pour continuer dans la belle lancée de cette magnifique journée, nous finissons notre parcours par un arrêt près de la rivière qui coule au milieu du parc pour une petite baignade improvisée. Un petit rafraîchissement qui nous a permis de rencontrer quelques biches non effarouchées qui ont failli se faire un festin de certains des habits de mes collègues.

parc ouest américain

parc ouest américain

Une seconde nuit bien reposante plus tard, nous avons « quartier libre pour faire ce que l’on veut ». Le vent a tourné, et l’air est beaucoup plus enfumé que les deux premiers jours.

parc ouest américain

Nous décidons néanmoins, mes nouveaux amis et moi partons à la conquête de la Vernal Fall, qui est normalement suivie de la Nevada Fall.

ouest américain

parc ouest américain

Mais en raison des mauvaises conditions d’air, nous nous sommes contentés de la première cascade. La marche est longue et quand même un peu raide. Mais si j’ai pu le faire, vous pouvez le faire aussi. Le spectacle en vaut carrément le coup ! Et les écureuils de Californie sont omniprésents, et posent quasiment pour les nombreux appareils photos en transit dans le coin.

parc ouest américain

parc ouest américain

parc ouest américain

Bref, une jolie ballade rendue difficile par la difficulté à respirer.

Le soir nous repartons vers San Francisco, et après renseignement auprès des rangers, nous pouvons emprunter une des routes située au Nord du parc. La vision est chaotique, les arbres calcinés sur des hectares, des troncs encore fumant et à certains endroits, des flammes persistantes sont encore visibles.

parc ouest américain

parc ouest américain

Mais au-delà de cette vision d’horreur, une chose m’a surprise, mais dans le bon sens du terme. Dans les petites villes que nous avons traversées à la limite du parc, des banderoles et des panneaux de soutiens aux pompiers et sauveteurs qui travaillent d’arrache-pied pour éteindre le feu sont placardés sur la plupart des maisons. Un soutien qui malheureusement n’existe pas en France. Non, chez nous on préfère caillasser les pompiers quand ils interviennent sur un déraillement de train…

Dire au revoir n’est pas une chose facile. Mais grâce aux réseaux sociaux de nos jours, il est plus facile de garder contact avec des gens de l’autre bout du monde. Alors c’est le cœur léger que j’ai rejoint mon auberge préféré de la ville, qui m’avait finalement trouvé une place. J’ai même eu droit à l’hébergement gratuit en échange de quelques heures de ménage chaque jour pendant toute la semaine.

Retour à San Francisco

Les Twin Peaks

Et me voilà donc dans ma dernière semaine de voyage avant la reprise du travail. Après le nettoyage des chambres, j’ai tout le loisir de faire ce que je veux dans la ville. J’ai donc fait une virée avec deux nouvelles copines rencontrées à l’auberge du côté des Twin peaks. Deux collines au sud Est de la ville. Quelques stations de métro et un bus plus tard, nous voilà au sommet de la ville. Et là, quelle vue ! La ville, Le Golden Gate, la baie… on voit tout, et on profite de tout !

san francisco

san francisco

san francisco

san francisco

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtées dans un petit restaurant au croisement des quartiers Castro et Mission. Un restaurant gay mais tellement bon !! J’y ai testé le burger hawaïen : steak, salade, tomate, jusque-là tout va bien, mais aussi tranche d’ananas et morceau de formage à tartiner (pour ne pas citer de marque). J’ai tellement aimé que j’en ai pris deux même si je n’avais plus faim ! Gourmandise quand tu nous tiens…

Un autre jour je suis allé voir ce qu’il se passait du côté de la Cup America, cette course de voiliers qui se déroulait durant mon séjour en ville. Je dois avouer que regarder la télé dans un pouf super confortable au bord de la mer en plein soleil, ce n’est pas désagréable…

Alcatraz

Et enfin, l’une des dernières visites que j’ai faite, c’est la célèbre prison Alcatraz. Des visites guidées à thèmes divers et variés sont organisées tout au long de la journée par les rangers du parc (car oui, Alcatraz fait partie d’un parc national). Mais voilà, l’objectif de mon appareil photo n’a pas aimé le petit coup de vent ressenti en hauteur, résultat des courses, il me manque la moitié des photos que j’ai prises. La visite que j’ai faite est celle qui relate les tentatives d’évasion notables durant l’activité de la prison. On a parlé aussi d’Al Capone, qui y fût emprisonné et des manifestants Amérindiens qui ont revendiqué la propriété des lieux.

www.martintrip.com

A noter : pour être sûr de pouvoir visiter la prison, il est préférable de réserver votre billet sur ce site. Je m’étais fait avoir la première fois que j’étais venue à San Francisco, alors je sais de quoi je parle. Surtout en période estivale, il est conseillé de réserver longtemps à l’avance.

Après avoir repris un Clam Chowder, cette boule de pain remplie par de la soupe de légume et de coquillage, me voilà revenue à l’auberge pour tester le resto crowl, à savoir, la tournée des restaurants. Comme pour la tournée des pubs, on paye 15 $ à l’entrée (si je ne me trompe pas), pourboires inclus, et on va tester une entrée dans un resto, un plat dans un autre, des pizzas dans un troisième et un dessert dans un dernier. C’était super sympa. J’ai ainsi pu tester de très bonnes pizzas, des rouleaux de printemps très bons, et un très bon dessert grec.

Il est temps de rentrer, les derniers achats de souvenirs faits, me voilà à attendre ma navette pour mon dernier retour à l’aéroport. Les au-revoir sont plus durs cette fois. Je vais même en manquer quelques-uns. Ça y est, cette fois, c’est vraiment la dernière ligne droite avant le retour à la vie sédentaire.

Je n’ai vraiment pas envie.

Mais je n’ai plus le choix. J’ai encore des envies, mais plus de regrets. Je ne veux qu’une chose : revenir, encore. Ici, là, ailleurs, le voyage ne se termine jamais vraiment, du moins dans ma tête. Mais c’est maintenant que je réalise vraiment ce que j’ai fait, ce que j’ai accompli. Et me voilà, un an après mon départ, assise derrière mon bureau à répondre « oui » à la question « alors ça y est, tu es revenue ? » (en résistant fortement à l’envie de répondre « non non, ce n’est pas moi c’est mon double !! »). Dur dur de se remettre dans le bain. Mais il le faut, on n’a pas trop le choix dans ces cas là. Maintenant, la boucle est réellement bouclée.

Bref. J’ai fait un tour du monde, et j’en suis plus que fière.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.