Rotorua : ou le jour où j’ai vu la terre cracher de l’eau dans les airs…

Dur dur de revenir à la réalité quand on vient de passer deux heures dans le monde de Tolkien (et de Peter Jackson aussi, en l’occurrence). Mais me voilà quand même arrivée à Rotorua. Rotorua, en plein cœur de l’île du Nord, est LA ville par excellence réputée pour ses manifestations Maoris. Et pour ses geysers aussi. Mais j’en reparlerai un peu plus loin.

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A mon arrivée, je me retrouve dans une auberge qui me plait bien : normal, il y a des Leprechauns peints un peu partout sur les murs, les chambres ont des noms comme Ulster, Monster, Sligo… je pense que les proprios de cette auberge doivent être irlandais !! Moi ça me plait bien !

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Le premier jour de visite, je le passe en premier au Whakarewarewa Thermal Village (oui je sais, c’est dur à prononcer, mais avec un peu d’entrainement on y arrive !). J’ai choisi celui-ci au lieu de l’autre, plus connu, car il est moins cher. La visite guidée par une dame Maori du village, commence avec un chant, puis elle nous explique qu’en Maori, pour se dire bonjour, on se touche le nez deux fois, et nous prie donc de dire bonjour à notre voisin le plus proche. Ça fait rire certain visiteurs (je ne dis pas que ça ne m’a pas fait sourire aussi intérieurement), mais elle, ça ne la fait pas rire. En même temps, je peux comprendre que quand tous les jours des centaines d’abrutis de touristes se moquent de ta façon de vivre (et là en l’occurrence de dire bonjour), ça doit énerver un petit peu… Nous allons donc ensuite au cœur du village. Rien d’extraordinaire en soit, il y a des maisons en bois, des voitures qui passent etc… mais ce qui est à voir ce sont bien sûr les geysers. Car la ville est entourée de ces phénomènes géothermiques, et les deux que nous pouvons voir ici sont assez impressionnants, notamment le geyser Pohutu. Le tour se termine avec un spectacle de danses et chants Maoris. Et franchement, c’était génial. A la fin, séance photo avec les danseuses et les guerriers (qui se prêtent aisément au jeu).

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Après cette sympathique visite, je prends la direction de Te Wairoa, un village « enseveli ». En effet, le village entier a été enseveli sous les cendres lors de la dernière éruption du volcan juste à côté. La visite coute 25 $. Mais honnêtement, c’est cher pour ce que c’est. Certes c’est intéressant, mais je m’attendais à plus de vestiges. En guise de ça, il n’y a que quelques pierres, jambons pétrifiés et trous au milieu d’un (beau) parc. Si la ballade nous amène jusqu’à de belles chutes d’eau, ça fait quand même cher le trajet. Donc, si vous n’avez pas trop de temps, passer votre chemin, vous ne regretterez absolument rien. Par contre, ce qu’il ne faut pas loupé sur la route en y allant, c’est un arrêt aux différents lacs : lac Tarawera, et surtout les Blue and Green Lakes. Ce sont deux lacs côte à côte, mais aux reflets totalement différents : comme leurs noms l’indiquent, l’un a des reflets bleus, l’autre vert. De quoi faire de magnifiques photos. Quelques parcours de randonnées en font le tour, pour les plus sportifs.
Le soir, c’est soirée pizza à l’auberge (offerte par la maison en plus). Et je me retrouve seule avec deux anglais à discuter finance autour de bonnes pizzas. Assez inattendu mais originale comme soirée !
Le mercredi, je visite les geysers qui sont librement accessibles dans la ville, au Rotorua Kuau Park. En fait, ce sont surtout des piscines de boues bouillonnantes, mais c’est quand même à faire. Par contre, nez sensibles se prémunir au préalable de foulards ou mouchoirs parfumés, parce que l’odeur d’œuf pourri qui parcours le parc n’est pas des plus agréables. Puis, je me dirige vers les Government Gardens, un joli petit parc fleuri aux abords du lac. Tout près, il y a le célèbre Polynésian SPA de Rotorua. L’un des meilleurs au monde (parait-il). Je m’offre donc une entrée dans ce sanctuaire. Au programme : piscines d’eau chaude entre 38 et 42°…. Ce n’est pas désagréable ! Sauf que quand on est tout seul, on s’ennuie vite. Je n’y resterai donc qu’une petite heure, mais ça fait quand même du bien. Surtout quand il fait gris dehors ! Revenue à l’auberge, je rencontre une américaine avec qui je sympathise. Et nous décidons d’aller ensemble à la Skyline de Rotorua, d’où on a une vue sur la ville, mais aussi, où l’on peut descendre en « luge » (luges à roulette en fait, genre de mini Kart sans moteur) jusqu’au parking. Sauf que voilà, au final, les luges étaient déjà fermés quand on est arrivé, et quand on a voulu se rabattre sur le Wine Testing tour, c’était fini aussi. Grrrrrrr ! Pour une fois que j’étais motivée à faire un truc un peu fun !! Donc on se sera contenté de la vue et d’une petite ballade dans le bush jouxtant les installations.
Le lendemain, je prendrais la route pour le lac Taupo, avec des visites en chemin plus que magnifiques. Mais ça, ce sera dans le prochain article (que je vais essayer d’écrire très vite).

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  1. Toujours aussi intéressant de suivre vos pérégrinations à travers le monde. Ca donne un peu l’impression de voyager, même si ça ne remplace pas évidemment. Si j’avais suivi depuis le début, cela m’aurait intéressé de faire un travail avec ma classe. Peut-être ferez-vous un « condensé » à votre retour à Gap?

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