Nazca Pérou

Nazca : ou les mystères vu du ciel

Après mon séjour à plus de 3000 mètres d’altitude, me voilà redescendu dans le désert en bus pour Nazca.

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J’ai mal calculé mon coup. J’ai confondu 14 heures et 24 heures de trajet. Du coup, au lieu d’arriver en fin de matinée comme j’avais calculé, j’arrive en fait à 3h30 du matin. Autant vous dire que j’ai vite fait de réserver la « navette gratuite » de l’auberge de jeunesse où j’ai réservé mes nuits.

Après donc 14 heures de routes sinueuses, me voilà arrivée à Nazca. Ville pas très engageante au premier abord, surtout quand on arrive de nuit. Là, les taxis m’agressent à peine le pied posé à terre. Non merci, j’ai déjà un chauffeur ! Chauffeur qui au passage aura une heure de retard, et encore, c’est parce que le gars de la compagnie de car l’a appelé ! Mais bon, finalement, j’arrive dans une grande maison aménagée en B&B et qui a aussi un dortoir. C’est propre, je vais donc enfin pouvoir dormir tranquille.

Le lendemain matin, je réserve avec le gars de « l’auberge » mon tour en avion pour survoler les lignes. Je demande pour une heure de trajet, quitte à être là, autant tout faire. Puis, je vais faire un tour en ville. Il fait super chaud, mais de jour, la ville est un peu moins effrayante. Toutefois, il n’y a rien à y faire. Donc retour dans ma chambre et repos. C’est donc le jour d’après que ça deviens intéressant.

Il n’y a personnes d’autre pour voler une heure complète avec moi, je dois alors me rabattre sur le survol d’une demi-heure. Ce qui est bien, c’est qu’en passant par l’auberge, je pays mes 30 minutes 90 dollars au lieu des 120 annoncés dans le Routard. C’est cool ! Mais vous savez quoi ? Même quand on n’est pas spécialement enclin au mal des transports, ça suffit largement.

Les lignes de Nazca.

Qu’est-ce que c’est ? Me direz-vous ! Et bien ce sont des lignes creusées dans la roche au sol qui atteignent jusqu’à plusieurs kilomètres de longueur et ne sont pour la plupart visibles que depuis le ciel. Elles représentent des formes géométriques, des bonhommes, des animaux. Elles sont classées au patrimoine de l’UNESCO et on comprend bien pourquoi. Leur excellente conservation est due au climat de la région, l’une des plus arides au monde (il n’y pleut que quelques heures par an). Le vol dure donc une demi heure, une demi heure à tourné un coup à gauche, et un coup à droite, histoire que tout le monde puisse voir. C’est impressionnant ! Les Nazcas (ils n’ont pas cherché le nom bien loin…), cette civilisation qui a créé les lignes (avant les Quechuas), avaient vraiment « le compas dans l’œil » ! Mais les théories fusent quant à la vraie nature de ses lignes : lignes pour rituel ? Lignes astrologiques ? Lignes pour accueillir les petits bonhommes verts ? Les théories sont multiples mais on n’est encore sûr de rien. Toujours est-il que de voir ses lignes gigantesques impressionnent et qu’encore une fois on se dit : mais qu’est-ce qu’ils étaient fort pour leur époque !

Après mes 30 minutes de vol, la personne avec qui j’ai réservé le tour me propose d’aller voir en voiture le reste des autres lignes que je n’ai pas pu voir. Au début je dis oui. Puis il me dit que c’est payant. Mais qu’il me fait un discount. Heu…. D’abord, je dis oui, après tout, je ne reviendrai pas de si tôt. Puis, je commence à avoir l’estomac qui tourne. Je déjeune, et là, c’est le drame. Du coup, j’annule le tour en voiture. En plus, je n’avais que moyennement envie de me retrouver seule dans une voiture avec un gars inconnu en plein milieu du désert. Parano ? Certainement. Je suis sûre qu’il ne me serait rien arrivé. Mais j’y peux rien, c’est plus fort que moi ! Mais bon, de toutes façons, mon estomac n’était pas d’accord, surtout que je devais reprendre le bus pour Lima dans la foulée.

Alors le reste des lignes, ce sera pour la prochaine fois, si prochaine fois il y a. De toute façon, j’ai vu le meilleur. On me ramène donc à la gare des bus Cruz Del Sur, bondée cette fois et je finirai par prendre le bus direction Lima, non sans quelques contretemps en chemin. Mais ça, c’est une autre histoire.

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