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Îles d’Aran (Inishmore): ou un rêve partiellement réalisé

Depuis que j’ai découvert l’Irlande, il y a un lieu que je rêvais d’aller visiter : les îles d’Aran.

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Inisheer, Inishmaan et Inishmore me faisaient de l’œil depuis quelques temps déjà. Ces îles, situées au Sud-Ouest de Galway, étaient d’ailleurs l’une des raisons de mon retour en Irlande, pour faire « ce que je n’avais pas fait jusqu’à présent ». Mais s’il y en a trois sur la carte, je n’ai pu visiter qu’une seule île, la plus grande, Inishmore, pour cause d’annonce de tempête.

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Après mon court séjour à Clifden dans le Connemara, je prends mon billet pour le bateau (et la navette pour aller jusqu’au port de Rossaveal) à la dernière minute, au bureau de la compagnie d’Aran Island Ferries, situé juste en face de l’office de tourisme. Le billet coûte 25 euro pour un Aller-Retour, auquel vous ajoutez 7 euros pour le transfert jusqu’au port. La traversée dure environ 40 minutes.

J’ai de la chance. La météo n’était pas annoncée glorieuse mais je profite de quelques éclaircies, ou du moins, pas de pluie. A mon arrivée, ma première occupation est de trouver un logement. Et oui, je suis partie « à l’arrache » comme on dit, et je n’ai rien réservé. Du moins, pas pour le soir même, car sur internet on ne me proposait qu’une place en auberge pour le lendemain. Heureusement pour moi, internet ne dit pas toujours la vérité. L’auberge de jeunesse de Kilronan, la principale ville d’Inishmore, a plein de lits disponibles. Ouf! Au moins, je dormirais au sec.

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Après avoir déposé mon sac, je profite d’être arrivée tôt dans l’après-midi pour aller à l’office du tourisme pour savoir ce que je peux faire du temps qu’il me reste. On me dirige vers l’église de Saint Benan (Church of Saint Benan, ou en gaélique, Teampall Bheanain).

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Elle se trouve du côté Est de l’île, en haut de la colline. Pour la rejoindre, je longe la route (la seule qu’il y a de ce côté de l’île d’ailleurs), et je suis les panneaux que je trouve au bout de quelques kilomètres. On m’annonce un trajet d’environune heure trente pour y aller et revenir. Seulement voilà, sur le premier panneau on m’annonce une route avec une distance, puis un deuxième panneau un peu plus loin, m’annonce une distance plus grande. L’un m’indique la direction d’une route/chemin, l’autre un sentier à travers les clapiers et les vaches (encore). Je ne sais que choisir. Je ne sais pas où aller, le sentier au milieu des parcs ne m’inspire pas spécialement. Alors, une fois n’est pas coutume, je rebrousse chemin. Avant de repartir sur Kilronan je pousse un peu plus loin ma marche sur la route, jusqu’à atteindre le cimetière.

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L’aéroport de l’île n’est pas loin. Une fois les croix celtiques observées, je rebrousse chemin. Sur la route, des petits monuments m’interpellent. Je ne sais pas ce que c’est, on dirait presque des sortes de monuments aux morts. J’ai oublié de poser la question pour savoir ce que c’était, mais je vous laisse en juger par vous-même. Des suggestions?

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Finalement, j’ai bien fait de rentrer plus tôt. Moins d’une demi-heure après mon retour à l’auberge, la pluie s’est mise à tomber. Je resterai donc tranquille, et au sec.

Le lendemain, je visite l’île…à vélo.

Oui oui, vous avez bien lu, à vélo! J’ai loué le miens à la boutique Aran Bike Hire, la boutique la plus proche du port. Une deuxième boutique se trouve à côté de l’office de tourisme. A la base, je suis allé dans cette boutique car ils proposent des vélos électriques.  Vous me connaissez, je ne suis pas des plus sportive. Pourtant, le vendeur m’a convaincu d’en prendre un normal. Sans batterie. Sans assistance. 10 euro la journée, au lieu de 25 pour un vélo électrique. Et vous savez quoi? Je ne regrette pas mon choix. Certes j’ai un peu eu mal aux cuisses (mais pas assez pour avoir des courbatures), mais c’est, à mon humble avis, la meilleure façon de visiter l’île. Je ne suis pas partie très tôt, car les boutiques n’ouvrent que pour l’arrivée du premier ferry, vers 9h30-10h00.

Ma première destination c’est le site le plus connu de l’île, le fort de Dun Aengus. Pour y aller, il ne faut que 30 minutes de pédalage. J’emprunte la route belle côtière, qui à certains endroits héberge de temps à autres des colonies d’otaries. Mais pas cette fois. Et puis j’ai cru comprendre que dans ce sens la route serait plus facile.

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Le « fort » de Dun Aengus est un site assez particulier. Les murs en cercles dont il est constitué ont l’air d’emprisonner les falaises au flan desquels ils sont construits. Mais le site est probablement plus beau vu du ciel. Malheureusement, ce n’est pas possible de voir ça avec un vélo. Le site est protégé, et la visite est payante (de mémoire, environ 4 euro). Mais comme je reste deux nuits à l’auberge, j’ai eu droit à une entrée gratuite! (YES!!) Le petit Visitor Center à l’entrée explique la formation des îles, des falaises et la construction du site, et un peu d’histoire aussi. Certaines explications sont en français.

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Je prends ensuite la route qui mène encore plus à l’Est. Direction, The Seven Churches. En fait de 7 églises, il n’y a les restes que de deux. Il parait. Parce que je ne suis pas sûre d’être allée jusqu’au bout et je crois bien que j’ai manqué ce que j’étais sensé voir….pour changer.

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Je rebrousse chemin et empreinte la route qui passe au centre de l’île. C’est que ça grimpe de ce côté-là! Et il faut faire attention, c’est la route principale où passent les voitures. Certes ce n’est pas la circulation de Dublin mais il faut quand même faire attention. Il y a aussi tous les cyclistes et les calèches qui promènent les touristes fraichement arrivés du bateau. Car les gens du coin se sont reconvertis dans le tourisme. Ou bien c’est une seconde activité. Si certains ont l’air aimable, d’autres n’ont pas l’air ravis de faire ça. Je n’ai aucune idée du prix, mais vous les trouverez facilement à la descente du ferry.

Sur la route je m’arrête (je grimpe serait un terme plus exact) jusqu’au Dun Arann Fort. Un Fort un peu comme Dun Angus mais en plus petit, et en meilleur état, autour duquel on peut tourner pour pouvoir entrer à l’intérieur. Le coin en hauteur nous donne une magnifique vue sur Kilronan et je suppose que par temps clair on peut même voir l’île d’Inishmann (mais je m’avance peut-être).

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Puis, je suis retourné vers l’Est de l’île, direction le Black fort. Pour s’y rendre, il faut prendre une route qui tourne vers le sud. Mais au bout de quelques mètres, elle se transforme en chemin de pierres, je vous conseille donc de laisser votre vélo sur le côté (je l’ai fait, je ne suis pas la seule, et j’ai retrouvé mon vélo au même endroit), et de continuer à pied. De toutes façons, à un moment ou à un autre, vous devrez le laisser tomber, car comme son homologue de l’autre côté de l’île, il est construit au bord des falaises, sauf qu’il faut traverser un champ de pierres et rochers pour y accéder. C’est facile, pénible, mais ça vaut le coup!

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Enfin, retour à Kilronan, où je m’arrête prendre un cappuccino dans un petit salon de thé à côté du supermarché. De bons petits plats et desserts y sont servis par un proprio qui a l’air plus hollandais qu’irlandais. Pardon, j’ai oublié le nom de la boutique.

Puis, je suis allée faire un tour dans l’Aran Sweater Market, une bâtisse où se trouvent plusieurs magasins où vous pourrez acheter des souvenirs mais surtout, beaucoup de vêtements en laine typiques de l’île: explication des différents motifs, laine issue de l’île et fabriqués localement. Bon, les prix sont assez élevés, mais peut être moins qu’ailleurs, et puis, on paye la qualité!

C’est ainsi que s’achève mon séjour sur l’île d’Inishmore. J’avais prévu à la base de visiter les deux autres îles à partir d’Inishmore, mais les bateaux s’y rendant ont été annulés pour cause de tempête approchant. Si au départ j’avais renoncé à aller sur les îles d’Aran à cause de la météo, je ne regrette pas d’avoir changé d’avis. J’ai eu de la chance avec le temps, et j’ai aimé la sérénité qui règne sur cette île. Et même si c’est très touristique, il est facile de s’y retrouver seul.

Après une deuxième nuit à l’auberge, je suis donc retournée sur Galway pour prendre le bus direction Dublin. Mais ça, ce sera pour un autre article.

4 commentaires sur “Îles d’Aran (Inishmore): ou un rêve partiellement réalisé

  1. Pour moi c ‘est un rêve non réalisé. Je me voyais déjà au Fort Dun Aengu mais quand on loupe le bateau…
    Heureusement il restait de la place pour celui en partance de Inis Oirr , toute petite mais que j’ai beaucoup aimé. Je suis d’accord avec toi, il est facile de « s’isoler » un peu des touristes.
    L’Irlande quelle merveille ! hein…

  2. Quels arguments peuvent être suffisamment fort pour faire renoncer à un vélo électrique ?
    J’adore les îles, j’aimerai trouver du housesitting sur une petite île pour un mois ou deux, pour vivre au rythme des bateaux. Nous l’avons un peu ressenti que une petite île grecque, surveiller le ciel, ne pas attendre la dernière minute pur faire les courses si la météo est mauvaise car les étagères de l’épicerie sont vide, …

    1. Hahah. L’argent est toujours un bon argument. Et puis, j’ai voulu croire en mes capacités sportives pour une fois. Sans regrets. Je suis sûre que cette île te plairait. Par contre pour le housesitting, ça sais pas si tu pourras trouver facilement.

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