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Édimbourg : ou la ville de mon infidélité!

Haaaaalalalalala… l’Écosse. Un bien beau pays que je rêvais de visiter depuis longtemps. Il y a 5 ans j’avais bien essayé, mais les contrôleurs aériens en grève en avaient décidé autrement.

Alors me voilà, un beau jour de Septembre 2015, à fouler le sol écossais très tôt le matin.

Edimbourg est une ville située heu… comment expliquer. Au milieu et un peu à l’Est de l’Écosse?? Une carte vous montrera mieux que ce que je n’explique:

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Ce n’est pas une ville plate. Il y a des collines, des rue à monter, à descendre, car elle a été construite sur une région anciennement volcanique. Et oui! Il y avait des volcans avant en Écosse!

Le bus qui m’emmène de l’aéroport au centre ville (l’Airlink bus, 4,5£ l’aller) mettra un peu pus d’une demi-heure pour rejoindre la gare de Waverly dans le centre, ce qui me laissera le plaisir d’admirer la ville. Elle est faite de maisons en pierre, entre autre. On passe devant des musées, des hôpitaux plus beaux les uns que les autres.

Mais comme il est très tôt (enfin, 9h du matin quoi), je décide de laisser mon sac en consigne à mon auberge de jeunesse et de partir vadrouiller. Tout de suite, je remarque sur la Royal Mile Street un point de rendez-vous pour des visites guidées de la ville. Je décide donc de faire la visite gratuite du groupe Sandeman Europe Tour (visite gratuite avec pour-boire à la fin). Ils proposent aussi des tours payants mais j’ai d’abord opté pour celui-là. Et je n’ai pas été déçue.

Il y a du monde à Édimbourg. Alors les visiteurs seront partagés en 4 groupes d’entre 20 et 30 personnes chaque. Je suis tombé avec Lucas, un jeune Sud Africain qui après des années à voyager et à jouer les guides de ci de là a finalement décidé de s’établir à Édimbourg. Une aubaine pour moi! C’était un guide passionné et passionnant! Nous avons commencé notre visite par La Royal Mile Street, la cathédrale St Gilles (qui n’est pas vraiment une cathédrale en fait).

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Puis nous nous dirigeons vers le château, puis Grass Market, ce quartier plein de pub et ancienne place du marché (un nouveau marché s’y tient à nouveau de nos jours).

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Puis, nous sommes repartis après une petite pause thé, café et réservation des tours payants, vers des parcs et des musées, en passant dans le Greyfriars graveyard, où l’on nous a conté une bien jolie histoire d’un chien policier qui est resté près de 14 ans à veiller sur la tombe de son maître avant de le rejoindre.

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Après plus de deux heures de ballade dans les rues pavées de la ville, le tour s’arrête où il a commencé, et je commence mon exploration personnelle (après un chek-in rapide à l’auberge). Je reste dans Old Town, la partie la plus vieille de la ville. Cette partie au style médiéval est construite sur les restes d’un volcan et sa rue principale, le Royal Mile, qui relie la maison du roi au château, est à arpenter en prenant son temps: entre boutiques souvenirs, pubs, closes (ces ruelles très étroites et pentues) et ses marchants ambulants, cette rue (et ce qui s’en détache) est vraiment très agréable à descendre. On peut même  voir des (vrai?) hommes porter le Kilt. Et oui, ici, le kilt, ce n’est pas que du folklore.

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Mon deuxième jour commence par la visite de la cathédrale St Gille. En fait c’est une église, une jolie église qui me rappelle celle de Québec, avec son plafond bleu.

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L’orgue, qui était en essai, a un joli son, et les lustres de style moderne vont plutôt bien avec le reste de l’église, aussi bizarre que ça paraisse.

Puis, j’ai pris la direction du château d’Édimbourg. C’est un monument classé au patrimoine mondial de l’humanité, c’est pourquoi il était sur ma liste. L’entrée est à 14,50£ (environ 23€). Ce n’est pas donné, je l’avoue. Si vous comptez visiter plusieurs sites historiques, vous avez la possibilité de prendre un pass d’environ 80£. Vous trouverez les infos sur tous les sites concernés, ainsi que sur le site VisitScotland.

Quand à la visite, c’est pas mal. Beaucoup de pièces restaurées, une salle de bal, des bâtiments transformés en musées, une église en monument aux morts. C’est à voir certes, mais ce n’est pas le plus beau que j’ai vu durant mon séjour. Mais la vue sur la ville explique sa position, et nous offre un panorama parfait pour les photos!

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Comme je me suis rendu compte la veille de mon départ que j’avais perdu une de mes batteries d’appareil photo et que la seconde était endommagé (mais fonctionnait), j’ai essayé de trouver un magasin en ville qui aurait pu me sauver la mise. Mais Édimbourg a beau être une grande ville, ma batterie semble être assez particulière pour que personne ne l’ai en stock. Il faut la commander (comme en France). Et c’est le weekend. Et je pars lundi d’Édimbourg. Autant dire que c’est peine perdue (la phrase « tu peux te brosser Martine » d’une célèbre pub me vient tout de suite à l’esprit).

A défaut de m’avoir mené à la caverne d’Ali Baba, cette recherche m’aura mené Sur King Street et ensuite en haut de Calton Hill. C’est une petite colline sur laquelle repose l’observatoire ainsi qu’un étrange monument (qui est le National Monument) qui ressemble à un mur du Parthénon. Oui, oui, du Parthénon! En fait, c’est un monument « aux morts » comme on dirait chez nous. Il a voulu être construit en mémoire aux soldats. Mais à court d’argent très rapidement, ils n’ont pas pu finir la construction. Et plutôt que d’accepter l’argent des habitants de Glasgow, ils l’ont laissé tel-quel (à ce qu’on nous a dit).

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Après une petite sieste au soleil (car oui, il y a du soleil en Ecosse), je suis redescendu sur Prince Street, où vous trouverez notamment l’office du tourisme. Ainsi que le Scott Monument: une tour en aiguille en style archi-gothique.

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J’ai un peu fait les magasins (Primark et H&M sont juste en face….), reposé dans le Princes Street Garden, fait un petit tour dans les jolies églises de St Cuthbert et St John et je suis revenue par New Town (le Édimbourgh qui date du 18e siècle et qui a été construit par un jeune architecte de 23 ans), Charlotte Square, Georges Street et Rose Street, une très belle rue pleine de restaurants, de pubs et l’animation qui va avec, ainsi que de petites boutiques.

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Rose Street

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Princes street Garden

Après un retour à l’auberge pour faire charger mon unique batterie abîmée, je repars le soir pour un Édimbourg Dark Side Tour, animé par la compagnie Sandeman (et oui, encore). Mon guide ce soir là sera Luca (et oui, aussi encore). Nous parcourrons la ville de nuit, avec des arrêts pour écouter des histoires vrais (ou pas), dans des lieux plus ou moins rassurants: le cimetière en fasse de Colton Hill, Colton Hill itself, des escaliers étroits et sombres et le Royal Mile.

Nous avons ainsi appris que si l’on voit beaucoup de tombes pourvues de grilles, c’est parce qu’il y a plusieurs siècles, les cadavres ramenés aux facs de médecines étaient rémunérés plutôt grassement. Alors il y avait forcément des petits malins pilleurs de tombe pour aller chercher les corps des gens fraîchement morts pour les ramener à la fac. Nous avons aussi eu droit à d’autres histoires un peu plus folkloriques, puis, une histoire sur des tueurs en séries portant le même prénom, et enfin, l’histoire du dernier vampire d’Édimbourg qui daterait…. de 2002! Après cette folle nuit, j’ai eu de la chance de ne pas faire de cauchemars! Mais c’est un tour pas banal que je ne regrette pas d’avoir fait. Ça change des tours de visite classique, mais ce n’est pas aussi « folklorique » et « fantaisiste » que les tours sur les fantômes et autres genres. Comptez 10£.

Mon troisième jour à Édimbourgh fût peut être le plus ensoleillé de tous. Après une petite grasse mat – parce qu’après tout, je suis quand même en vacance – et un bon petit dej écossais/irlandais/anglais (bref anglo-saxon), je me suis lancée à l’assaut du Salisbury Crags dans le Hollyrood park. C’est la crête que l’on voit en face de Colton Hill. Au pied de cette crête, se trouve le Hollyrood Palace, le palais de la Reine d’Angleterre quand elle se rend à Édimbourg (de ce fait, le palais est fermé au public pendant la période de son séjour).

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Vous avez plusieurs possibilités pour monter sur cette crête: suivre la route qui fait le tour du cratère mais pas en son sommet, ou bien randonner sur divers sentiers traversant (en long, en large et en travers) le cratère. C’est ce que j’ai fait. Vous aurez alors une magnifique vue sur toute la ville mais aussi au large, et sur tous les alentours. La marche n’est pas très longue, pas très difficile (mais ça grimpe quand même un peu), et ça vaut carrément le détour! Jugez par vous même!

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Au retour, je me suis arrêté visiter le palais de la reine: pas de photo à l’intérieur (parce que le palais est encore utilisé de nos jours, donc pour la sécurité, pas de photos), ce qui m’arrangeait étant donné que toutes mes batteries étaient à plat (appareil photo 1, appareil photo 2 et téléphone). Il y avait ce weekend là une manifestation de voitures. J’ai donc eu la chance de voir quelques petits bijoux. J’en connais qui vont être jaloux!

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Il faisait beau ce jour là, vraiment beau, alors hors de question de rentrer se reposer (même si mes pieds le réclamaient). Je me suis arrêté dans le salon de thé Forthy’s Tearoom. Un petit salon de thé niché au fond d’un close. Très bonne pâtisserie et thé, avec une ambiance, comment dire…. en gros, plus kitch tu meurs! Dentelle, bibelots, porcelaine (ou fausse porcelaine), et grand -mère au service. On se croirait presque à la maison! Une bonne adresse où passer un petit moment ou comme moi, emporter un succulent scone à déguster où bon vous semble!

Une bien belle journée qui se clôturera par une rencontre à l’auberge et un éventuel road trip à plusieurs.

Édimbourg vous l’aurez compris, m’a complètement séduite. Alors oui j’avoue, j’avoue qu’à ce moment là, j’étais déjà tombé amoureuse de ce pays. L’Irlande, qui jusqu’à présent était mon pays de cœur, était en péril. Je lui ai été infidèle. Mon cœur a été envahit par un sentiment de pur bonheur (par la découverte de l’Écosse), et de trahison (de l’Irlande). Et je ne pouvais m’empêcher de comparer les deux pays. Bon, d’accord, c’est un peu  théâtral, mais bon, j’y peux rien, je suis comme ça! Quand j’aime j’en fais toujours trop!

Alors voilà, après trois jours merveilleux dans la capitale écossaise, j’ai récupéré une voiture de location à la gare Waverly, et j’ai pris la direction de l’Ouest, vers l’île d’Arran. Une autre aventure qui vous sera conté dans un prochain article!

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