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Divagations d’une sédentaire

Cela fait maintenant plusieurs mois que je n’ai rien publié ici. La faute à la vie, à des problèmes personnels et familiaux (et à l’incompétence médicale, désolé, fallait que je le dise).

Quand on croit que tout va bien, que finalement notre vie de sédentaire est pas si pire, un coup dur nous tombe dessus et l’envie d’envoyer tout balader et de fuir revient au galop. Bon, je noircis un peu le tableau là, mais on n’est pas loin du compte. Bref, j’ai été loin d’un billet d’avion et des sentiers de randos pendant longtemps, il est temps que ça change. En attendant, voici les divagations d’une sédentaire, résultat d’un cerveau trop longtemps en berne voyagistique.

De l’angoisse des réseaux sociaux

Ces dernières années, j’ai passé beaucoup de temps sur Facebook, et peut être encore plus sur Twitter, ce réseau social qui m’a permis de rencontre moult gens formidables. Un peu encore sur Instagram et quelques autres. Peut être trop d’ailleurs. Quand on dit que les RS sont chronophages, ce n’est pas une légende.

Si on y trouve sans conteste des avantages, ces derniers temps ils m’ont souvent donné la nausée. Les gilets jaunes, les migrants, les histoires de corruptions, tout ça tout ça, toutes ces actualités ont fait l’objet de diverses publications plus ou moins violentes. Souvent plus d’ailleurs. Et moi, de découvrir ce que pensent les gens, ça me fait peur. J’ai découvert des amis agressifs, des gens racistes à faire peur, et des gens assez idiots pour croire tout ce qu’ils lisent (bon là-dessus, j’avoue, je ne suis pas un modèle non plus). Même si je suis assez pragmatique, j’ai toujours des difficultés à croire que les gens puissent être aussi violent. Pourtant, quand je lis les journaux, nul doute que l’enfer n’est peut être pas là où on pense.

J’ai une imagination assez fertile, et quand je lis ce genre de chose, je m’imagine toujours le pire quand à la suite des évènements. Du coup, ce genre de « post » a tendance à me mettre la boule au ventre. Et aller sur les RS pour prendre des nouvelles des amis devient une épreuve.

Ceci-dit, j’y suis toujours et je ne pense pas (pour le moment) m’en retirer. J’y ai fait de trop belles rencontre pour m’en aller au premier coup de stress.

La solitude : amour à la « je t’aime moi non plus »

La solitude est peut-être l’un des grands fléaux de notre temps. N’avez-vous jamais lu dans les journaux ces histoires de personnes âgées décédées à leur domicile et retrouvée plusieurs jours voire semaines après leur mort car personne ne se souciaient d’eux?

Moi c’est le genre de fin qui me fait peur.

J’aime être seule. A vrai dire, j’ai été seule toute ma vie. Je sais être seule. Personne pour me crier dessus, personne pour me donner des leçons, personne pour me pourrir la vie, et en voyage, personne pour me gâcher mon séjour ni avec qui devoir faire des compromis. Je n’ai besoin de personne pour vivre ma vie.

san francisco

Si j’avais dû attendre après quelqu’un pour partir en voyage, je n’aurai jamais fait un tour du monde! Ici, au sommet des Twin Peaks de San Francisco.

Mais cet amour de la solitude est à double tranchant : j’ai du mal à voyager avec les gens, du coup j’ai du mal à rencontrer de nouvelles personnes. Si jusqu’à présent voyager seule ne me dérangeait pas – et ça ne me dérange toujours pas plus que ça – aujourd’hui c’est plus difficile à supporter. Avec l’âge, le besoin d’avoir quelqu’un à mes côtés lors d’observation de beaux coucher de soleil ou d’horizon sur une plage paradisiaque se fait sentir un peu plus à chaque voyage.

Pour autant, je ne renoncerais pas au voyage pour ça. Mais l’appréciation en est aujourd’hui différente. La solitude n’est appréciable que quand elle est choisie.

Et les voyages alors?

Pour des raisons familiales, et aussi un peu budgétaire, je n’ai pas bougé de chez moi depuis très longtemps. Et comme c’est l’hiver, je n’ai pas non plus fait de randonnée depuis un moment. Faut dire que l’entorse de l’été dernier est encore douloureuse.

J’ai « pu » arpenter les rues de Grenoble. J’ai ainsi pu découvrir une belle ville à laquelle je ne m’attendais pas.

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alpes

J’ai profité de l’exposition exceptionnelle sur l’Égypte ancienne et ses prêtres et prêtresses. Un régal. J’y ai également découvert de magnifiques tableaux de montagne. Si un jour vous avez l’occasion, allez y faire un tour!

tableau montagne

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Pour le reste, les envies de voyage sont toujours là. Plus que jamais, et toujours aussi nombreuses, si ce n’est encore plus nombreuses. Mais pour le moment, l’heure n’est malheureusement pas au voyage. Peut être dans quelques mois.

Cependant avec les beaux jours j’espère bien pouvoir repartir en randonnée, en espérant que ma cheville en carton ne flanche pas au passage.

Je profite de ce laps de temps mort pour lire des articles sur les effets nocifs des voyages long courrier, sur l’empreinte carbone, sur les voyages solidaires, ou pas etc.. Je n’ai pas l’intention de m’arrêter de prendre l’avion, mais comme le dit si bien Adeline du blog Voyage etc., on peut limiter ses déplacements en Europe, trouver plein d’autres astuces pour limiter son empreinte carbone et compenser l’inévitable à côté.

J’espère dans tous les cas pouvoir revenir ici plus souvent bientôt. Et si vous aussi vous avez des divagations à partager, n’hésitez pas.

6 commentaires sur “Divagations d’une sédentaire

  1. Trop contente de te lire! Ça faisait bien trop longtemps! J’ai eu le même sentiment dernièrement, parfois ça devient moins fun de voyager seule même si on finit par faire des rencontres sur place. Ce n’est pas exactement pareil. Je te souhaite une formidable année mon amie et j’espère bien te revoir sur une route du monde (en fait, je suis persuadée qu’on se reverra sur une route du monde d’ici quelques années alors prend le temps de te rétablir)! 😉

  2. Martine, je comprends tellement ce que tu dis sur la solitude, le fait que ça devient plus pesant, et sache que si un de ces jours tu veux faire un petit tour dans notre belle région, à mi chemin entre toi et moi, ça sera avec joie.
    Je suis désolée que la période soit compliquée. Je pense fort à toi. Je t’embrasse et te dis à très vite !
    Ps : tu m’as donné envie de Grenoble !

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