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Deux jours à Monaco : entre voitures de courses et visites culturelles

Deux jours à Monaco

Cela faisait presque 20 ans que je n’étais pas allée à Monaco. Oui, ça fait long.

Alors j’ai profité de la participation de mon frère au Rallye Monte Carlo pour retourner visiter cette ville (faut bien se trouver des excuses!). Je n’ai pas été déçue du voyage.

Je suis donc descendue le dimanche pour voir l’arrivée des coureurs automobiles. Non pas que je sois une grande fan des voitures et des rallyes, mais comme je l’ai dit, je me trouve vite des excuses…

Entrée en matière : le rallye

Après avoir fait quelques demi-tours et trouvé un parking par le plus pur des hasards (sur le port), je repère le parc fermé des voitures et me dirige vers l’un des restaurants au dessous : le McBuns. Un endroit où l’on peut commander des burgers, des bagels ou des salades, le tout frais et bon. Pour un bagel, une portion de frites et une boisson j’ai payé dans les 15 euro. Une terrasse permet de se restaurer en profitant du port.

Enfin les premières voitures arrivent. C’est un joli défilé pour qui est fan. Je m’étonne du peu de monde qui se trouve autour du parc fermé. Chez nous il y a des centaines de personnes amassées le long des routes durant les spéciales, des centaines voire des milliers au parc fermé situé à Gap, mais ici, il y a du monde mais sans plus (et encore, ce sont principalement des touristes). Nous sommes à Monaco, les voitures de rallyes ne peuvent arriver à la cheville des voitures de Formules 1.

Une fois le frangin repéré et mitraillé avec mon appareil photo tant bien que mal, je prends la direction de la Place du Palais pour assister à la remise des prix. En fait, tout le monde passe sur le podium pour recevoir un souvenir de participation, et des médailles pour les gagnants. Une petite foule est amassée, mais rien d’insurmontable. J’emprunte pour monter un sentier qui passe par les anciennes portes des remparts entourant le fameux Rocher.

La remise des prix est vite expédiée, je n’arrive pas à apercevoir le Prince Albert, je rencontre des amis Gapençais, je loupe l’arrivée du frangin, vois le champion originaire des Hautes-Alpes remporter son énième trophée (Sébastien Augier, si ça vous parle) et je redescends au parc pour le retrouver frangin et son pilote.

Nous allons boire un coup au Stars’N Bars situé lui aussi sur le port, bon mais un petit peu onéreux, puis je m’en vais rejoindre mon hôtel situé en France, à Roquebrune Cap-Martin.

Voici ce qu’on peut manger au Stars’n Bars : une délicieuse tarte aux pommes maison!

Un jour : milles découvertes.

Première épreuve de cette première journée de visite : rejoindre Monaco sans prendre ma voiture. J’ai encore du mal à digérer les 15 euro de parking pour quelques heures seulement la veille. J’ai de la chance, mon hôtel a quelques places de parking en souterrain et je peux laisser ma voiture pendant deux jours. Une gare se trouve à moins de 10 minutes à pied de l’hôtel (ça ressemble plus à une station de tramway qu’à une gare, mais on ne va pas se plaindre). Perfecto Ramucho : les multiples TER reliant Vintimille à Canne permet de rejoindre Monaco en moins de 10 minutes pour la modique somme de 2,10 euro le trajet.

Me voilà arrivée en gare de Monaco-Monte Carlo.

Après avoir découvert les ascenseurs publics (ces gentilles petites boites qui montent et descendent de plusieurs niveaux pour nous éviter de faire 256987456355 kilomètres pour descendre ou monter les collines sur lesquelles est construite Monaco), je me dirige à nouveau sur la place du Palais en haut du Rocher. La place est quand même plus belle sans les voitures de course!! Elle se débarrasse également petit à petit des barrières de sécurité et de son podium. J’arpente les ruelles de la ville sur le rocher et je remarque une chose : les maisons sont colorées, et les façades sont immaculées. C’est sûr, je ne suis plus en France!

Je rejoints tout doucement la Cathédrale qui fait face à la mer. Il fait beau, c’est une belle journée pour découvrir une belle ville. L’intérieur est sobre et apaisant. J’aime ces lieux de cultes sans trop de fioritures!

Je m’y attarde un moment, puis je me dirige vers le musée océanographique de Monaco. Comme ce n’est pas encore l’heure d’ouverture, je traverse les jardins Saint Martin. Un joli espace rempli d’arbres et de fleurs, ainsi que des bancs pour s’y attarder, et admirer la Méditerranée en prenant l’air. Il y a des statues qui viennent agrémenter cet espace public.

Le musée océanographique vu depuis le jardin

Ça c’est de l’hôtel à insecte! Je suis jalouse!

C’est enfin l’heure d’aller voir le Musée Océanographique de Monaco. J’en ai tellement entendu parler! Je profites des bons de réductions trouvés dans un fascicule à mon hôtel (informations sur le site de Monaco) pour payer l’entrer 9,00 euro au lieu de 11 euro (tarif hors période estivale). J’entre donc dans ce bâtiment qui surplombe la mer et est si reconnaissable et emblématique de la principauté!

Je commence par  l’aquarium. Une série de bassins avec plein de poissons dedans (le sens même d’un aquarium me direz-vous!). C’est sympa, et je découvre des espèces que je n’avais encore jamais vu (genre ces dragons du Mexique).

le dragon du Mexique. Espèce en danger qui vit dans certains lacs du Mexique

Mais j’avoue avoir eu un petit pincement car je le pensais plus grand. Cela n’enlève rien à son intérêt! Au premier étage, se trouve une salle de conférence et un espace avec des coraux fluorescents. Et de graaaaandes vitres avec une vue splendide sur la mer!

Au second se trouve la salle de la baleine. Un espace avec des squelettes de baleines suspendus au dessus de diverses archives des sorties exploratrices d’un des ancêtres du Prince Albert. Toutes les heures, il y a une animation sonore et lumineuse sur ces squelettes, qui dure 2 ou 3 minutes, et qui nous donne vraiment l’impression que ces animaux ont repris vie!

La mer et le monde maritime ont une grande importance pour les monégasques, d’où ce beau musée qui lui est entièrement consacré!

Après cette jolie visite, je redescends au pied du rocher et mange un bout dans une petit restaurant nommé Louise (Avenue Prince Pierre). C’est une crêperie, glacier ou l’on trouve aussi des pizzas. Je ne suis pas sûre que tout soit fait sur place, mais c’était bon quand même.

Puis je suis allée voir les Jardins Exotiques. Ces jardins sont sur la partie haute de la ville, et pour les rejoindre, je vous conseille d’emprunter les ascenseurs publics. Les jardins accueillent toutes sortes de plantes grasses et de cactus.

De là aussi, nous avons une magnifique vue sur la mer, mais avec le Rocher en premier plan.

Avec mon petit carnet de réduction, je paye un peu moins cher que les 7,20 euro habituels.  L’entrée inclue l’accès aux jardins (accessibles pour les fauteuils roulant mais attention, ça grimpe), ainsi qu’une visite d’une grotte. On y trouve de jolies stalactites, stalagmites, et il y fait étonnamment chaud! entre 18 et 25 ° tout au long de l’année. Découverte au début du 20ème siècle, elle a été explorée pour la première fois en 1946. Une jolie descente, guidée, avec un guide multilingue.

Je redescends non sans regretter d’avoir oublié mes baskets à la maison, en traversant le Parc de la Princesse Antoinette, un parc pour les enfants.

J’ai tout de même réussit à errer tant bien que mal dans la ville, pour me rendre compte de la propreté qui règne dans la cité. J’ai fait reposer mes pieds au Shangri La, un bar/restaurant/salon de thé qui n’a rien à voir avec le célèbre hôtel (enfin je crois pas, du moins j’espère). La crêpe n’était pas la meilleure au monde, par contre ils n’ont pas été radins sur la garniture!

C’est la fin de ma première journée à Monaco. J’ai mal aux pieds, mais la vue sur l’eau depuis les fenêtres du train qui me ramène vers Roquebrune m’apaise, et je profite du soleil couchant pour reprendre mon souffle sur la plage près de l’hôtel.

Deux jours : des trésors pas si cachés

Puisque mes pieds arrivent encore à me porter, je me dirige vers Monte Carlo et son célèbre casino. Mais il y a des travaux partout. Alors, malgré un joli petit bout de parc avec cascade et poissons, je prends vite la poudre d’escampette.

Et puisque nous sommes à Monaco, et qu’ici la voiture est merveille (y a qu’à voir celles qui circulent en ville, là où nous on gare nos Twingos, eux ce sont les Bentley et autres Porche), je m’en vais visiter La Collection de Voitures Anciennes de S.A.S. le Prince de Monaco. Là aussi, j’ai pu utiliser un petit ticket pour avoir un prix réduit (prix normal, 6,50 euro). Le Prince Albert nous présente ses voitures personnelles, celles qu’il a acquit, celles qui lui ont été offertes. Des calèches de la principauté, à la voiture de course de Sébastien Loeb, il y en a vraiment de toutes les époques et de toutes les puissances. Un bon terrain de jeu pour qui veut essayer de faire une collection d’écussons!

Cette visite a usé les derniers remparts entre mes pieds et la douleur. Je trouve par miracle un Decathlon et je m’achète une paire de basket, obligatoire si je veux pouvoir continuer à visiter. Après être revenue à la vie (bon d’accooooord, j’exagère un peu…), je m’arrête me restaurer chez Guido’s, pas cher, pas mauvais mais pas de la grande cuisine. L’avantage c’est qu’on peut choisir des légumes comme accompagnement à son plat au lieu des sempiternelles frites.

Lasagnes, légumes et salade de fruits…miam!

J’ai voulu continuer en visitant le musée du timbre et de la monnaie, mais il était fermé (ou plutôt, sans collection). Du coup, je suis retournée dans la vieille ville pour chercher quelques souvenirs. Si vous en cherchez sur le thème de la formule 1, vous trouverez votre bonheur. Mais si vous en cherchez sur le rallye Monte Carlo, vous pouvez vous brosser (« tu peux te brosser Martine »….. référence à une pub pour des barres chocolatées….. ok je sors…). Pour me remettre de ma déception, je m’arrête chez le chocolatier officiel du Prince (rue Princesse Marie de Lorraine), La Chocolaterie de Monaco. Un peu cher mais j’avoue que le choix des thés (oui parce qu’ils font aussi salon de thé) est grand et les chocolats étaient terriblement délicieux (si vous n’êtes pas tenté comme moi par la pâtisserie du jour, vous pouvez prendre un assortiment de chocolats à déguster).

Dégustation de chocolats : 5,90 euro

Ma dernière marche sera vers le bout du rocher, celui qui donne du côté du port de plaisance (après le musée océanographique).

J’ai quitté mon piédestal (le rocher quoi) en passant par le Théâtre du Fort Antoine, un amphithéâtre construit au début du 18e siècle, détruit en 1944 et reconstruit par le Prince Rainier III. Les boulets de canon servent de décoration. Je longe la côte puis reviens sur mes pas pour rejoindre une dernière fois la gare de Monaco-Monte Carlo.

Le recyclage n’est pas une mince affaire ici!!!

Je rejoins mon hôtel pour la dernière fois, toujours en regardant par la fenêtre du train. Car si les fenêtres ne donnent pas toujours sur une court (« Fenêtre sur court », titre de film…… mais quel humour cette Martine!), elles laissent toujours vagabonder l’imagination et les rêves au delà des frontières. Mon plaisir, vous les conter, mais  la suite, ce sera dans un prochain article.

2 commentaires sur “Deux jours à Monaco : entre voitures de courses et visites culturelles

  1. C’est toujours un peu mythique Monaco! Je la découvre plus intéressante que je ne le croyais! Et « Fenêtre sur court », c’était pas avec Grace Kelly (ton humour serait donc à propos!) ??!!

    1. Oh mais oui en plus!! Coïncidence tout à fait pas prévue! LOL!!! J’ai vraiment un humour fabuleux!!! (hum hum). Ravie d’avoir pu titiller ta curiosité!

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