cuzco et alentours

Cuzco : ou l’étape la plus haute de mon périple

Après mon séjour à Trujillo, je reviens sur Lima pour préparer la suite de mon périple, cette fois au Sud du pays. Le trajet, je le fais en première classe. Avec la compagnie Cruz del Sur, cela signifie, sièges semi-cama (inclinable à 160°), télé individuelle avec films, musique et même connexion internet. Que du bonheur ! Dans le taxi qui m’amène à l’auberge, le chauffeur me demande si j’ai une réservation pour ma destination. Oui j’en ai une ! Pourquoi, tu veux m’amener ailleurs ??? J’aime pas quand ils posent ce genre de question !
Bref, à peine arrivée à l’auberge, je rencontre une Australienne dans le dortoir. Nous discutons 10 minutes et comme nous allons au même endroit, nous décidons de faire le chemin ensemble. Super ! Même pas une demi-heure que je suis revenue et j’ai déjà une camarade de voyage !

Le lendemain, dimanche, je comptais sur cette journée pour pouvoir faire une machine ; manque de bol, pas de laverie ouverte le dimanche (ou alors faut traverser la moitié de la ville). Tant pis, ce sera shopping. Au petit déjeuner, je rencontre une française et une belge qui partent pour un tour organisé. J’en profite pour donner les cachets que j’avais achetés pour le mal des montagnes, incompatibles avec mes anticoagulants (pourtant j’ai bien demandé à la fille qui me les a vendus…). puis nous commandons les billets de bus pour Cuzco, et je passe ma soirée à discuter avec ma nouvelle amie et un autre Australien qui revient du Machu Picchu. On décide alors de modifier un peu notre planning sur place. Encore une bonne journée quoi !
Lundi, jour J pour le départ à Cuzco. Le matin, nous rencontrons Bertrand, le gérant d’une auberge de jeunesse à Cuzco, qui nous propose de réserver des lits chez lui. On gagne ainsi 3 soles sur le prix normal puisqu’on vient du Dragon Fly Hostel… non seulement on économise (un peu), mais en plus on n’a pas besoin de chercher un logement, et quelqu’un réserve pour nous. Elle est pas belle la vie ?? Après un repas copieux, nous prenons le bus pour Cuzco, en première classe, car 21 heures de trajet, de nuit, faut se les farcir comme on dit !


Après une nuit de trajet tortueux (on monte dans les montagnes), nous arrivons enfin à Cuzco, à 3400 mètres d’altitude. Autant vous dire que je n’étais pas très rassurée de monter à cette altitude. En effet, suite à mon AVC , mes médecins m’avaient prévenus : au delà de 5000 mètres, on oublie. En dessous, il faut faire très attention. Au moindre mal de tête, redescendre immédiatement… mais comment on fait quand on a souvent mal à la tête, pour faire la différence entre un mal de tête classique et un mal des montagnes ???? Et bien par chance, je n’aurai pas à tester la réponse, car aucun mal de tête ne m’a gagné (pour une fois) et je n’ai pas été malade du tout. Cool ! Par contre, il est clair que monter des marches à Lima ou à Cuzco, ce n’est pas du tout la même chose, et c’est beaucoup plus fatigant à Cuzco (le manque d’oxygène épuise beaucoup plus vite). Nous nous contenterons donc de faire un tour dans les environs de l’auberge (quartier San Blas), acheter des empanadas à la boulangerie de l’auberge (oui oui, ils font aussi boulangerie et en plus c’est super bon) et se relaxer, histoire de s’habituer à la hauteur.

Le lendemain, lors du petit déjeuner, nous discutons avec une demi-douzaine d’autres personnes. Parmi elles, quatre filles qui voyagent elles aussi en solo. Ça réconforte un peu dans son choix de voyage ! Après ce fort sympathique début de journée, nous allons faire un tour sur la Plazza de Armas, centre historique de la ville. Il faut savoir que Cuzco était la capitale de la civilisation Inca. Qui entre nous soit-dit s’appelle à tort Inca, c’est en fait la civilisation Quechua, Inca étant le nom donné au chef du peuple (en gros c’est comme si on appelait tous les Égyptiens des Pharaons). Cuzco signifie « Centre du monde » en langage Quechua, ce qui explique qu’elle ai eu une si grande importance pour son peuple.
Mais sur la plazza de armas, c’est surtout le style colonial que l’on retrouve. La cathédrale ? Faut payer pour visiter. A moins de venir de bon heure pour la messe, auquel cas, on ne paye pas (faut juste faire mine de prier… trop tôt pour moi).

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La place est protégée, les enseignes comme Starbuck coffee et MacDonald sont donc très discret (la preuve, je n’avais pas vu qu’il y avait un MacDo jusqu’à ce qu’on me le dise !). Beaucoup de boutiques, mais aussi beaucoup de vendeurs ambulant (des enfants principalement) qui essaient de vous mettre leurs objets dans les mains et se carapatent à toute vitesse avant que puissiez dire que vous n’en voulez pas, et après se plaindre auprès de la police que vous les avez volé. J’ai vu un touriste à qui s’est arrivé. Mais ce n’est pas allé jusqu’à l’étape « police ». Et quand par malheur vous voulez acheter à l’un (ou simplement lui donner une pièce parce qu’il vous fait pitié), tous les autres rappliquent avec des yeux larmoyant. C’est… fatigant! Pour ceux qui me connaissent, et qui savent à quel point je suis « sociable », vous pouvez vous imaginer à quel point j’ai « aimé » cette place. Enfin bref, je suppose que ça fait parti du lot de tout lieu hyper/méga/supra touristique… Par la suite, nous organisons notre virée au Machu Picchu. Réservation du billet de train sur internet, nous allons jusqu’à la billetterie en ville pour les tickets d’entrée du site, nous accompagnons ainsi un couple de hollandais. Petit problème : on a oublié les passeports à l’auberge, obligatoires (au moins le numéro) pour acheter le ticket. Enfin, on… moi ! je les avais dans la poche, je les ai gardé dans la main au moment de les « ranger » et au final, je les ai laissé sur mon lit quand j’ai rangé ce que je ne voulais pas emporter avec moi en ville… petit boulet a encore frappé ! C’est pas grave, on aura vu la ville comme ça !

Le soir, une soirée encore magique s’improvise. Mesdames Mesdemoiselles Messieurs, j’ai joué au Monopoly version péruvienne : à l’achat, le Machu Picchu, la cité Chan Chan, et j’en passe. Une bonne partie autour d’un rouge Chilien pas mauvais, on a même fait une photo pour la postérité… de l’auberge ! Mais il faudra aller au lit pas trop tard, demain, départ pour Aguas Callientes, ville au pied du Machu Picchu, et aux aurores, alors… mais ça, ce sera l’objet d’un autre article.

Je sais, je suis pas sympa de vous faire patienter comme ça, mais c’est pour votre bien.
Je vais donc sauter volontairement trois jours de mon périples, et revenir à Cuzco, après la visite de l’un des lieux les plus mythique de la planète.

Les deux premiers jours, rien de bien folichon, après l’ascension du Machu Picchu un peu de repos s’impose, surtout que l’on est remonté en altitude (le site est 1000 mètres plus bas). Un peu de cuisine avec de vrais légumes le premier jour, achat des billets de bus pour le retour pour le deuxième. On fait même un petit tour sur la place San Blas car c’est la fête ici. On y joue de la musique, on y vend des cochons d’Inde grillés.

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D’ailleurs, je me suis fait un peu remarqué, car quand nous sommes revenus du Machu Picchu, nous avons pris un taxi. J’ai eu la bonne idée de lire quelques « avertissements » sur les taxis au Pérou, qui disent que certains sont de mèches avec des voleurs, ou alors qu’ils vous disent que votre hôtel est plein et du coup vous amène ailleurs, généralement un hôtel plus cher où ils touchent une commission. Le chauffeur a essayé de nous dire que la rue était fermée à cause de la fête. Sauf que je n’ai pas compris qu’il parlait de la rue et non pas de l’hôtel, donc j’ai commencé à lui dire d’un ton sec qu’on avait une réservation et que donc on allait là-bas de toutes façons… Parano vous dites ??? Je ne comprends vraiment pas pourquoi. Peuchère, il voulait juste être sympa… Tant pis, il n’a qu’à s’en prendre à ses congénères qui terrorisent les touristes (et même les péruviens).

Le deuxième jour fût quand même un peu plus animé. Nous rencontrons un autre Hollandais qui nous accompagne pour essayer de changer un billet de bus. Le soir nous allons ensemble tester le pub Irlandais de Cuzco. Le plus haut pub Irlandais 100 % propriété d’Irlandais au monde. Chouette !

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Petite déception quand même : la Guinness est en canette… ça casse le mythe, mais l’ambiance elle, est là. Nous discutons tout d’abord avec un couple retraité Canadiens, puis ma nouvelle amie s’en va dans sa nouvelle auberge. Nous discutons ensuite avec le barman, un jeune Irlandais fraichement arrivé à Cuzco mais qui voyage à travers l’Amérique latine depuis un moment, et enfin avec un anglais qui est là pour les vacances. Encore une soirée riche en rencontres. Je ne connais aucun des noms de ces gens, mais ils m’ont fait passer une super soirée, et ça m’a rappelé mon année à Carlow, en Irlande. C’était cooooooooooool ! C’était surtout marrant de voir le serveur galérer lors de la coupure d’électricité. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, ça a attiré la clientèle plutôt que la faire fuir (boire un verre à la chandelle, c’est quand même quelque chose !).

Pour mon dernier jour à Cuzco, je décide de me greffer à la visite organisée par le gérant de l’hôtel pour les filles rencontrées à Lima. Mais si, souvenez-vous, une Française et une Belge ! Et bien , je les ai retrouvé à Cuzco ! Alors j’en profite pour faire la visite guidée d’une partie de la ville et des sites archéologiques alentours : Tambomachay, Pukapukara, Q’enqo et Sascayhuaman.

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Pas forcement grand chose à voir pour les trois premières, mais le dernier est assez sympa : un grand terrain entre deux murs qui servaient de place de cérémonies. Et les pierres… tellement bien taillées qu’on n’y passe pas un couteau entre (je l’ai testé !) !

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Ensuite, après un bon repas dans un petit resto local, nous visitons le Monastorio Santo Domingo y Templo del Sol Coricancha. En fait, le temple est à l’intérieur même du monastère. Les espagnols l’ont englobés dans leur construction (et en grande partie détruit, comme beaucoup de choses d’ailleurs).

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Puis, visite du musée Inka, avec quelques présentations sur la civilisation. Puis, nous finissons la journée autour d’un verre avec le gérant de l’auberge qui nous rejoint. Finalement, je finirai la soirée avec les mêmes personnes d’abord dans le musée du Pisco, cette boisson alcoolisée à base de raisin blanc, puis dans une sorte de « discothèque » (on rentre gratuitement) où on danse salsa, meringue, et autres danses latines. Encore une bonne soirée !

Le lendemain, j’attends le début d’après midi pour prendre le bus direction Nazca. Je discute un peu avec un couple de jeunes mariés qui vient d’arriver, lui Mexicain, elle Française (ou Suisse, je sais plus). Et même lui me dit que le Pérou, ça craint ! J’aurai vraiment tout entendu ! Enfin, c’était quand même bien sympa ce séjour à Cuzco ! Et je vous promets, le prochain article sera consacré au Machu Picchu. Vous en avez rêvé comme moi ? Et bien Moi, je l’ai fait (mais j’en ai chier, pour rester polie…)! A suivre…

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