Christchurch : ou la fin de mon séjour en Nouvelle-Zélande.

Et oui, Christchurch est la dernière étape de mon séjour en Nouvelle-Zélande. C’est de là que je décollerai pour l’Australie.
Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs, et laissez moi vous parler de cette ville…

Quand j’étais à Wellington, plusieurs personnes m’ont dit « si tu sais déjà quand tu dois aller là-bas, je te conseille de réserver ton auberge dès maintenant, car c’est vite plein, même dans les motels ».
Ok. Je ne comprenais pas bien pourquoi à cette époque (un mois à l’avance), mais une fois arrivée sur place, j’ai vite compris.
Vous vous souvenez peut être des tremblements de terre qui ont eu lieu en 2010 et 2011 en Nouvelle-Zélande ?? Et bien Christchurch est probablement la ville qui en a le plus souffert. Le centre ville a été ravagé, tout est en travaux, des rues sont fermés, des bâtiments condamnés, d’autres sont protégés par des containers. En fait non, ils ne sont pas protégés, c’est plutôt les routes et les trottoirs qui sont protégés d’un éventuel effondrement de ces bâtiments. Forcément, il n’y a plus autant d’auberges de jeunesse ou d’hôtel dans le centre qu’il y a quelques années. Normal donc qu’il y est rapidement pénurie de logement.
Arriver à Christchurch, surtout quand on est en voiture, c’est comme qui dirait un choc. Dans la banlieue, ça va encore, mais le centre ville….
Après avoir laissé mon anglais au bord de la route (il a fait du stop pour retourner sur Oamaru), moi je me dirige donc vers la plus grande ville de l’ile du Sud. L’avantage d’un tel désastre ? On peut se garer toute une journée pour seulement 6 NZ$ (environ 4 euros). Après avoir posé mes affaires à l’auberge (le YHA qui n’a rouvert ses portes que quelques mois auparavant, et dans une nouvelle demeure), je me mets en quête d’un supermarché, et c’est là que je découvre le « nouveau centre ville », nommé NEW START (Nouveau départ).

Les enseignes ont élu domicile dans des containers de différentes couleurs. Les mêmes containers que l’on pourrait trouver sur les énormes cargos parcourant le globe (mais oui, vous savez, ceux qui explosent toujours dans les films !). Puis, en allant un peu plus loin, on traverse des rues « fantômes ». Les enseignes sont fermés, ont déménagés. Pourtant les bâtiments ne semblent pas (tous) endommagés. Bizarre… Au début ça fait un choc. Et puis on réalise que finalement, malgré l’étendu des dégâts, les Néo-Zélandais ont réussit à reprendre le dessus et à recommencer à vivre.

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Chaque chaise représente une victime décédée durant le tremblement de terre. Au vu de l’étendu des dégâts, c’est étonnant (mais rassurant) qu’il n’y en ai pas plus.

Le lendemain, je commence réellement ma visite de la ville. Mon auberge est située juste à côté du musée, un grand bâtiment en pierre, qui nous rappelle aisément que ce sont les anglais qui ont colonisé la Nouvelle-Zélande. Lui, il n’a que moyennement souffert des tremblements de terre.

De là, part un tour guidé de la ville en bus à double étage. Oui oui, les mêmes qu’à Londres (d’ailleurs, c’est de là qu’ils viennent, les bus…). Je précise au passage que j’ai réservé le tour de trois heures (option de tour d’une heure seulement) via le site BookMe. Et je n’ai pas regretté mon investissement. On tourne autour de la ville, du centre ville plus exactement. On aperçoit par-ci la cathédrale située dans la zone rouge du centre (comprendre zone interdite d’accès au public pour cause de trop grand danger), on passe devant un stade de criquet (ou foot) abandonné, des immeubles apparemment en bon état mais vide. C’est alors que l’on apprend qu’à travers la ville, il reste des milliers de maison et bâtiments en tout genre à démolir. Et oui, même si en façade (sans mauvais jeu de mot), tout à l’air d’avoir résisté, beaucoup ont été endommagés dans les fondations et ne sont donc plus habitables.

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Il faudra donc les démolir et les reconstruire. Des milliards de dollars de dégâts et des milliers de personnes à reloger. Le bus nous amène ensuite dans le parc de Mona Vale, une ancienne ferme transformée en parc public. Puis nous faisons un tour dans les hauteurs pour avoir une vue d’ensemble de la ville. Impressionnant ! Dommage qu’il ne faisait pas très beau.

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Près de la côte, le chauffeur nous montre du doigt des maisons à flanc de colline. On aperçoit alors un bout de mur et les débris de ce qu’était auparavant une maison. Lors des secousses, une partie de la colline s’est effondrée, emportant avec elle une maison pas très vieille. Et beaucoup des maisons alentours doivent elles aussi être détruites.

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Une bonne visite qui m’a fait réaliser que finalement, dans mon coin je n’ai pas à me plaindre.
Le lendemain, il fait un temps de chien. Alors à part pour amener ma nouvelle amie Suisse faire des courses, pas de sortie. On en profite pour discuter des dégâts de la ville. Elle me dit qu’elle était déjà venu avant les tremblements de terre et pour elle c’est un choc de voir la ville dans cet état. Un tour aux Bontanics Gardens nous remettra quand même du baume au cœur, car eux, ils sont toujours aussi beaux (même si le kiosque des musiciens est pour le moment condamné).

Du coup, comme tout ou presque est condamné, il n’y a pas grand-chose à faire à Christchurch. Maintenant je comprends pourquoi les filles qui étaient dans ma chambre à Auckland étaient venues faire la fête sur l’autre île. A part quelques bars qui se battent en duel, il n’y a plus de discothèque ni quoi que ce soit d’autre. Du coup, j’ai décidé de le faire, le tour « Lord of The Ring » au Mont Sunday. Toujours réservé sur mon site préféré (j’ai ainsi économisé plus de 100 $). Je l’avais vu depuis un moment, mais je m’étais dit que ça suffisait, et que le dernier en date (celui de Glenorchy) m’avait un peu déçu et je n’avais pas vraiment envie de recommencé. Mais comme il faut bien passer le temps, j’ai décidé d’y aller. Quel bien m’en prit ! Ce fût une journée magnifique. Pas un nuage, un soleil radieux et chaud.

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Le Mont Sunday, c’est un petit monticule perdu au milieu de nulle part. C’est loin de tout et pour y accéder, il faut obligatoirement un 4*4. C’est aussi là que Peter Jackson a décidé d’établir la cité d’Edoras. Vous savez (ou pas), la ville des Rohirims, les seigneurs des chevaux dans la saga ! Et bien croyez-moi, je n’ai pas été déçue du voyage.

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Après plus de deux heures de route (je vous avez prévenu, c’est vraiment perdu au milieu de nulle part), nous arrivons au pied de ce petit monticule au milieu de la vallée. Le guide nous explique que lieu est un parc national et que par conséquent, Jackson a été autorisé à filmer ici, mais sou condition. La condition de ne laisser aucune trace et tout à la même place qu’à son arrivé. Alors qu’est-ce qu’il a fait ? Toute plante délocalisée du Mont Sunday pendant le tournage c’est vu attribué un numéro et des coordonnées géographiques précises avant de rejoindre la « nurserie », et une fois la ville démontée, chacune à retrouvé sa place exacte originelle, au millimètre près. Ah c’est beau le cinéma !
Nous sommes quatre pour ce tour : un jeune allemand et un couple d’australo-indiens d’un âge avancé (comprendre la cinquantaine avancée…). Et bien c’étaient eux les plus mordus du film ! Quand notre guide a sortie épées, hache et étendard de la voiture, Monsieur c’est précipité pour être le premier à faire les photos… aussi ridicule que ce soit, je me suis aussi prêtée au jeu, mais vous pouvez toujours courir pour les voir… Sorry !

Dernier jour à Christchurch, dernier jour en Nouvelle-Zélande. Snif ! Ma dernière activité, toujours réservée sur Bookme, ce sera un tour de Punting sur la rivière. C’est le nom que l’on donne à ce que l’on appellerait chez nous des gondoles. Ça ne dure qu’une demi-heure, mais c’est agréable.

J’ai quelques difficultés à télécharger les photos donc faudra patienter un peu pour les voir…

On a droit à une couverture, le « gondolier » est sympa et nous fait des commentaires sur chaque endroits… quand on est seule avec un couple dans le dos, c’est comme qui dirait… gênant. Après ça, paquetage. Faut bien calculer ce qu’on met dans le sac, car on reprend l’avion cette fois ! Le soir, je rencontre un français avec qui je discute de tout et de rien. Il me dit ne plus vouloir rentrer en France, qu’ici les gens sont plus sympa, qu’il y a du boulot, et que s’il ne peut pas renouveler son visa en Nouvelle-Zélande, il essaiera au Canada. La France, ça le dégoute…. C’est triste d’entendre ça, mais je peux comprendre. Après, c’est chacun sa vie.

Puis, à l’aube, me revoilà sur la route direction l’aéroport. Je laisse la voiture à l’agence de location, qui me rappelle que je dois payer l’intervention de l’assistance routière pour ma « batterie faible » (vous savez, à Wellington j’avais laissé mes feux allumés pendant deux jours……….). Moi qui espérais qu’ils aient oublié…. Puis, quelques heures d’avion plus tard, me voilà à Sydney, récupérée par mon amie sur place, je pars pour de nouvelles aventures. Mais ça, ce sera pour la prochaine histoire.

2 commentaires sur “Christchurch : ou la fin de mon séjour en Nouvelle-Zélande.

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