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5 jours à Paris: ou comment enfin apprécier sa capitale!

J’ai récemment passé 5 jours dans notre belle capitale française.

Si j’y suis déjà allée plusieurs fois par le passé, je ne l’ai jamais autant apprécié que durant ce séjour.

Hormis le fait que je voulais absolument voir la section Égypte ancienne du musée du Louvre, je n’avais, à la base, pas d’objectifs particuliers à par un seul : déguster les pâtisseries des grands chefs de la ville. En effet, en 2015 j’ai passé mon CAP de pâtisserie, et pour se faire, j’ai commencé à acheter un magazine spécialisé qui mettait en avant les différents grands noms de la pâtisserie. Je m’étais donc jurée, un jour, d’aller y faire un tour.

Aujourd’hui, c’est chose faite.

Mais comme il y a beauuuuuucoup de choses à dire sur lesdites pâtisseries, je garde ça pour un prochain article (oui oui, je sais, je vous torture). Non, aujourd’hui, je vais vous endormir avec le récit de mes visites dans la plus belle ville du monde!

Bon, un voyage ne serait pas MON voyage si je ne faisais pas une ou deux boulettes. La première fût tout bonnement d’oublier mon téléphone portable (parce que jusqu’à preuve du contraire on ne se ballade pas avec un téléphone fixe au delà de 10 mètres de la maison) à la maison. Boulet vous avez dit? Vous pouvez! Heureusement, j’avais regardé avant comment aller à mon hôtel, ce qui m’a permit : 1. de me rappeler du nom de l’hôtel et 2. de me souvenir de la route! Alors, après une bonne demi heure de marche me voici arrivée rue des Carmes, dans le 5ème arrondissement.

Comme il est encore tôt, et que mon hôtel est idéalement situé, je suis allé faire un tour dans les environs. Et quels environs! Au bout de la rue, à moins de 500 mètres se trouve le Panthéon.

La vue depuis l’entrée de l’hôtel!

Cet édifice en forme de croix, érigé à la demande de Louis XV (j’ai envie de dire Louis Croix Vé, il manque le Bâton [référence au sketch des Inconnus. Pardon]) en impose rien qu’avec ses murs et son entrée. Mais il était trop tard pour faire la visite à l’intérieur le jour même. J’ai donc tourné autour, j’ai voulu entrer voir l’église Saint Étienne-du-Mont, à l’architecture atypique, mais elle était fermée.

J’ai donc élargi mon cercle de déambulation, et c’est comme ça que j’ai découvert, en plus d’agréables bâtiments, que Paris abritait des arènes. Mais non, vous ne rêvez pas! Il y a bien des arènes à Paris! Les Arènes de Lutèces. Elles ont été construites entre le 1er et le 2ème siècle. On distingue bien la forme arrondie, les gradins. Ce qui est bien agréable, c’est qu’il y a beaucoup de bancs (et les gradins) pour se reposer, c’est un écrin au milieu des immeubles, et le fait que peu de gens connaissent cet endroit en fait un lieu calme et paisible. Quelques boulistes s’y aventurent, ainsi que quelques mamans avec les poussettes. Bref, principalement les gens du quartier, peu de touristes. L’associable que je suis a beaucoup appréciée (pour en profiter aussi, rendez-vous au 49 rue Monge).

Après ce petit tour dans les environs qui m’a déjà séduite, j’ai profité des conseils du maître d’hôtel pour manger dans un petit restaurant à deux pas de l’hôtel : Le Petit Prince de Paris (12 rue Lanneau). J’avais demandé un restaurant pas trop cher. Mais entre chez moi et Paris, nous n’avons pas la même notion du pas trop cher. Vous pouvez avoir un menu pour 19 euro (ce qui effectivement n’est pas cher pour Paris), mais ce soir là, le plat du soir et le dessert du soir me faisaient trop envie. J’ai donc opté pour des escalopes de veau aux pommes caramélisées servies avec un gratin dauphinois, et une tarte tatin (à commander en début de repas car elle est faite A LA DEMANDE!). Je n’ai pas regretté mon choix. C’était juste un délice! Le caramel des pommes était légèrement poivré, ce qui accompagnait parfaitement la viande et le gratin dauphinois, servi dans une assiette à part, était divin. Et je ne vous parles pas de la tarte tatin… Bref, j’en ai eu, avec un verre de rosé, pour 32 euro. Je n’ai pas osé prendre de photos, mais le restaurant est certifié Cuisine Maison.

Sur cette note gustative, je suis rentrée me remettre de mes émotions, en attendant celles du lendemain.

Mon deuxième jour a commencé avec la visite du Jardin des Plantes. Ce jardin créé sous Louis XIII en 1626, a été créé à la base pour cultiver et répertorier les plantes médicinales. C’est pour cette raison, que les plantes ne sont pas regroupées par catégories, ni par couleur, mais par principe actif. Les explications données à droites à gauche sont claires et concises. C’est donc tout naturellement que les étudiants, et les amateurs de fleurs viennent ici admirer le spectacle. Je vous laisse apprécier certains spécimens.

Dans ce jardin, on trouve aussi le musée archéologique, une ménagerie et de grandes serres. Bien évidement, avec ma chance, je suis venue le jour où les serres étaient fermées. La forêt tropicale se sera pour une prochaine fois! Après cet agréable moment, me voici de retour dans les ruelles du 5ème arrondissement direction le Panthéon. J’ai couplé l’entrée (9 euro) avec celle de l’acropole (2 euro). L’intérieur du Panthéon est splendide, et à mon humble avis, inspire le recueil et le respect. Certains ne ressentent pas la même chose malheureusement. Des statues, des peintures, des mosaïques, une pendule bizarre où c’est le pendule qui bouge toujours au même endroit, et c’est le cadran de l’heure qui tourne en même temps que la rotation de la terre (si j’ai bien compris toutes les explications).

La partie où reposent (ou plutôt tentent de reposer) les grands de notre patrie, est un immense labyrinthe. On en apprend un peu plus sur chacun d’eux si on fouille un peu. Je déplore seulement que les gardiens soient obligés de répéter encore et encore et encore les « chuuuuuts » pour faire respecter les panneaux « silence » et le repos des guerriers.

Puis, j’ai attendu la montée guidée vers l’acropole. Ce n’est pas une visite guidée, mais simplement une visite accompagnée par du personnel qui ouvrent et ferment les portes derrière nous. La vue depuis l’acropole vaut largement son prix. Vue à 360°sur Paris, sur le sacré cœur, la tour Eiffel, et tutti quanti. Je vous laisse admirer :

Par la suite, après être passée devant la fameuse université de La Sorbonne (on ne peut plus y pénétrer pour visiter en raison du plan Vigipirate), je suis aller déjeuner et balader (et siester aussi) dans les jardins du Luxembourg.

La Sorbonne

C’est là que l’on trouve Le Sénat. Le palais, datant de la Renaissance et construit sur les ordres de Marie de Medicis,  est très joli. Je me dis qu’il doit être agréable de travailler en ces lieux (même si apparemment, ça n’aide pas nos élus à être plus intelligents).

 

 

 

Le jardin lui, est des plus agréable. Très prisé, il offre une fontaine assez grande pour faire des courses de mini bateaux, des statues, dont beaucoup sont de femmes, des allées d’arbres, des centaines de bancs et de chaises pour le repos des promeneurs.

Après un passage furtif à l’hôtel et un passage devant et dans l’église Saint Sulpice, je suis allée de l’autre côté de la rue, sur l’île de la Cité, voir la célèbre Notre Dame de Paris.

Église Saint Sulpice

Église Saint Sulpice

Notre Dame de Paris

Notre Dame de Paris

A mon arrivée, j’ai été démotivée par la loooongue file d’attente pour entrer à l’intérieur. Alors je me suis dirigée vers le tout petit mais fort sympathique square Jean XXIII qui jouxte la cathédrale.

Ma promenade m’a enfin mené vers le palais de justice et la Conciergerie. Quelques achats sucrés plus tard, et j’essayais désespérément (et infructueusement) de dormir dans mon lit d’hôtel.

Troisième jour sur Paris, toujours pas de téléphone.

Je commence donc mes visites par la Sainte Chapelle et la Conciergerie, découverte la veille. Le billet combiné est à 15 euro, au lieu de 8,50 euro chacun. Construite entre 1241 et 1248 en style gothique, cette chapelle abrite un morceau de la véritable couronne du Christ. Elle a d’ailleurs était spécialement conçue pour ça. La chapelle basse, faite de voûtes bleues et dorées, supporte la chapelle haute (oui oui, je vous jure, c’est pas des blagues!).

Visite sympathique, mais la plus intéressante était la Conciergerie. Cet immense bâtiment, fût un palais, et une prison. Construit au 14ème siècle, il fût transformé en prison au 15ème. La visite guidée permet d’avoir des anecdotes sur ce lieu et la vie au moyen âge, comme le fait qu’à l’époque, il y avait 160 jours chômés (fériés quoi). Pourquoi ce n’est pas resté tel quel???? C’est là que Marie-Antoinette a été enfermée durant La Terreur. On y apprend d’ailleurs les conditions de vie durant cette époque terrible. On peut aussi faire le tour seul, en lisant les panneaux explicatifs.

Revenue à l’hôtel, j’ai enfin pu récupérer mon téléphone. Comme dit ma collègue de boulot, quand on n’a pas de tête on a des jambes (pour faire plus de kilomètres pour revenir récupérer son téléphone à l’hôtel). Et La Poste pour son envoie en 24 heures. L’après-midi sera un peu plus hasardeuse : après avoir tourné autour du centre Pompidou pour chercher une pâtisserie, vue la fontaine Stravinsky et ne pas être charmée, du tout (mais ça, c’est une question de goût), je suis allée déguster mes achats sur la place des Vosges.

Le Centre Pompidou

La fontaine Stravinsky

Cette jolie place des Vosges, aux arcades abritant des bars et galeries d’art assez onéreux,  doit son nom au fait que cette région de France était la première à payer ses impôts. C’est aussi là que l’on trouve le musée de Victor Hugo (pas visité). J’y ai passé un agréable moment.

Au retour, j’ai fait un arrêt à l’hôtel de Sully , puis l’hôtel de Sens, hôtel particulier au style médiéval où vécut la Reine Margot.

L’hôtel de Sens

L’hôtel de Sens

L’hôtel de Sully

L’hôtel de Sully

La place de la Bastille étant en travaux, j’ai fait un détour par le Pont Neuf et c’est une petite ballade au bord des quais me ramène tout doucement à l’hôtel.

J’entame mon troisième jour par un petit déjeuner avec les pâtisseries de Pierre Hermé dégustées dans les jardins du Luxembourg. Puis, mes pas m’ont guidé jusqu’aux Invalides.

Après une brève hésitation, j’ai pris le billet d’entrée (12 euro si j’ai bonne mémoire, mais pas garanti). Le billet permet d’accéder à l’église du Dôme, où repose notre Napoléon national, à la cathédrale Saint Louis des invalides et aux différentes salles du musée de l’Armée.

 

Je n’ai fait qu’une petite partie du musée, celle concernant à la première et à la seconde guerre mondiale. Si les édifices religieux valent le détour, le musée sur les deux grandes guerres est incontournable! Explications concises et claires, artéfacts divers et variés, tableaux magnifiques et poignants, il y a des reconstitutions interactives aussi.

Très instructifs, très intéressant, je ne peux que recommander cet endroit. Comme j’avais rendez-vous, je n’ai eu le temps d’en faire plus. Ça me donne une raison de plus pour y retourner!

C’est donc devant le Petit Palais que j’ai rencontré Maddy du blog Jeune et affamée. Nous sommes allées déguster des pâtisseries dans la boutique Karamel, rue Saint Dominique, proche des Invalides. Un régal! Aussi bien la rencontre que les pâtisseries! Quand nos chemins se séparent, je tente ma chance pour aller visiter le Petit Palais. La visite est gratuite, sauf pour les expos temporaires. Sauf que, à beaucoup parler, je n’ai pas vu l’heure et à mon arrivée, le musée était fermé. Qu’est-ce qu’on dit dans ces cas là?? Au retour je suis passée par les berges. J’ai ainsi pu assister à un concours de skate board. C’était plutôt sympa de voir les gens détendus, même les policiers, en ces temps de troubles. Le soir, ce fût une autre rencontre que j’ai faite au pub Les Korrigans, celle de Cédric du blog From Yukon (et Once Upon a dad). J’y ai goûté de la bonne bière, j’ai bien rigolé aussi. Parler voyage et blogging c’est toujours intéressant!

Après une nuit chaotique, c’est le grand jour. Je visite le musée du Louvre.

L’entrée coûte 17 €, et je vous conseille de réserver votre entrée sur internet, vous gagnerez du temps à l’entrée!

Cela fait une bonne vingtaine d’année que j’essayais de venir voir ce musée mondialement connu. Une première fois, avec le lycée, on devait le faire, mais ce jour là, tous les musées de Paris avaient décidé de faire grève. Une autre fois, nous étions montés le weekend des journées du patrimoine, sans s’en rendre compte. Autant dire que nous n’avions même pas essayé d’entrer. Depuis que j’ai étudier l’Égypte ancienne en histoire au collège, j’ai toujours voulu voir cette partie du musée. J’ai choisi le vendredi pour aller visiter Le Louvre, c’est le jour de fermeture de cette section du musée.

Hashtag #Looser.

J’avoue, que si je n’avais pas été entourée de centaines de gens, j’aurais probablement pleuré toutes les larmes de mon corps. Je vais donc devoir revenir pour ça aussi. J’ai toutefois profité de ma présence pour voir d’autres chefs-d’œuvre de la collection impressionnante du musée : La Joconde, of course (beaucoup de tapage pour un si petit tableau), mais aussi la Vénus de Milo, La Victoire de Samothrace révélée, le portrait de Napoléon, le Sacre de Napoléon (vous savez, ces tableaux qui sont omniprésents dans les livres d’histoire), et plein d’autres merveilles. Au total, ce sera plus de 4 heures que je passes dans ce musée. un record je crois. A ma sortie, je vais prendre un peu de repos au milieu du magnifique parc des Tuileries. Ici aussi, il y a de quoi se mettre à l’ombre, se reposer et profiter de la verdure.

Après des derniers achats sucrés, je suis rentrée préparer mon sac. La ville de Paris en elle même est une œuvre d’art. Pas besoin d’aller voir quelque chose en particulier.

Durant ce voyage j’aurais redécouvert une ville, des monuments, une histoire. J’ai découvert que Paris n’est pas qu’un amas de vieux bâtiments et qu’il y a énormément de verdures aux quatre coins, que les parisiens, contrairement à la croyance populaire (et à des expériences passées) ne sont pas tous des prétentieux malotrus mais qu’ils peuvent aussi faire preuve de beaucoup de courtoisie et de gentillesse.

J’ai effectué ce séjour dans un but : goûter les pâtisseries des grands chefs. Pour connaitre les adresses testées et ce que j’ai pensé de mes expériences, rendez-vous dans mon prochain article! (qui sera à lire après avoir mangé bien sûr…). En attendant, voici encore quelques photos de la ville.

4 commentaires sur “5 jours à Paris: ou comment enfin apprécier sa capitale!

  1. Quoi, aucune pâtisserie dans cet article, juste un petit déj’ Pierre Hermé ! Je suis un peu déçue.
    Mais d’un autre côté, c’est pas mal le Paris que je connais que tu as visité. Il te manque la Statue de la liberté dans le jardin du Luxembourg (à noter à côté de la section Egypte). J’ai fait mes études à côté du Jardin des Plantes et du côté du Panthéon se trouve (se trouvait ?) un excellent resto ethiopien.
    Je suis assez surprise de voir que j’avais eu l’opportunité de visiter tout ce que tu as vu. Certains jours j’ai l’impression de ne pas avoir assez profité de Paris, aujourd’hui, je me dis que je me suis pas mal débrouillée.
    Maintenant à manger ! à manger ! à manger !

    1. Hahahaha!!! J’ai loupé la statue de la liberté! Shit! Tu me donne envie avec ton resto éthiopien! Y en avait un spécialisé dans les pâtes mais je n’ai pas eu l’occaz de tester. Il faudra que je remontes de toutes façons. Mais les restos c’est plus sympa quand t’es pas toute seule! Je suis déjà en train de regarder où je stationnerai la prochaine fois! LOL!!
      Merci pour ton com, et je travaille l’article sur les pâtisseries t’inquiètes pas! 😉

  2. Oh zut, dommage pour le Petit Palais. En tout cas merci beaucoup pour ce délicieux goûter chez Karamel, j’ai été ravie de faire ta connaissance. J’aime beaucoup tes photos, je vois que tu n’as pas chômé pendant ces quelques jours !

    1. Merci! Le plaisir est partagé! Oui, j’ai pas eu l’impression qu’ils ouvraient tard un quelconque soir. Ils ont peut être changé leurs horaires depuis peu.

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